20 ans de mariage pour Corneille et Sofia

Corneille et Sofia célèbrent cette année leurs 20 ans de mariage. À l’approche de la cinquantaine, le couple a décidé de lever le pied et de travailler davantage dans l’ombre. Propulsé par le succès monstre de ses deux premiers albums, celui qui fut une véritable star ne garde pas tant de bons souvenirs de cette vie d’avant. Désormais, Corneille souhaite transmettre et aider la nouvelle génération de talents, bien entouré de sa belle Sofia, sa grande complice. Le couple a entamé depuis quelque temps un nouveau chapitre : alléger leurs responsabilités professionnelles pour passer le plus de temps possible en famille avec leur fils, Merik (15 ans), et leur fille, Mila (10 ans).
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Corneille et Sofia, comment allez-vous ?
Corneille : Ça va bien, mais s’il faisait moins froid, avec 20 degrés de plus, ce serait parfait. Je ne suis pas un fan de l’hiver, qui est tellement froid et long cette année.
Sofia : Corneille n’est pas un fan de l’hiver et moi, j’aime les changements de saisons. Mais je suis bien d’accord avec lui, l’hiver est difficile cette année. Mais c’est un moindre mal, notre vie va bien, nous sommes heureux et nous avons de beaux projets.
Qu’est-ce qui vous occupe ces jours-ci ?
S.: On est dans une belle période de nos vies. On a plein de beaux projets qui continuent, et en même temps, notre vie est plus calme, plus tranquille professionnellement. Nos deux enfants, Merik et Mila, vont bien et ils occupent beaucoup de notre temps. En ce moment, nous avons l’impression d’ouvrir un nouveau chapitre dans nos vies, tout ça après déjà 20 ans de mariage.
Expliquez-moi ce changement de chapitre ?
S.: Corneille et moi avons eu des vies mouvementées, tant individuellement qu’ensemble. Avant notre rencontre, nous avions déjà vécu sur différents continents. Puis, ensemble, nous avons traversé le succès fou de son premier album, suivi du deuxième. Cela nous a amenés à vivre en France pendant un certain temps, période durant laquelle notre fils, Merik, est né. Avec un tout petit bébé, nous avons connu beaucoup d’adaptations, des hauts et des bas, jusqu’à notre décision de revenir au Québec pour nous installer dans notre maison de la banlieue nord de Montréal. Voilà maintenant 20 ans que nous habitons cette maison, notre endroit préféré au monde, où nous souhaitons passer le plus de temps possible. Nous regardons nos enfants grandir — ils ont déjà 15 et 10 ans — et désirons profiter au maximum de notre vie de famille.
C.: À presque 50 ans, Sofia et moi avons l’impression d’avoir coché beaucoup de cases dans nos vies. Nous sommes rendus à un point où nous avons de moins en moins d’ambition ; nous voulons en faire moins et simplement vivre. En observant nos enfants grandir, je pense que la vie et la santé mentale collective nous poussent à ralentir et à nous concentrer sur l’essentiel. Il y a quelque chose dans l’air qui nous incite tous à mettre le pied sur le frein et à voir la vie autrement.
Peut-on parler de trop-plein ?
S.: Oui, nous en avons fait beaucoup à une certaine époque, quand nous en avions l’énergie. Ce fut tout un tourbillon avec les succès fous des deux premiers albums de mon mari, et nous avons vécu cela à la vitesse grand V. Je pense que Corneille et moi avons fait les choses dans le bon ordre jusqu’ici. Nous nous sommes rencontrés, ce fut le coup de foudre, et peu de temps après, nous nous sommes mariés. Ensuite, nous nous sommes laissé quelques années à vivre pleinement notre vie à deux avant d’avoir nos enfants. Puis, nous avons vécu notre phase de parents à fond. Aujourd’hui, nos enfants sont plus grands et nous sommes davantage en mode guides et moyens de transport avec eux. Les deux sont de grands sportifs, alors nous passons beaucoup de temps dans la voiture entre une pratique et un match de basketball ici et là. Il y a aussi le soccer, et notre petite est également dans l’équipe de volley-ball de son école. Cela fait beaucoup de déplacements, mais Corneille et moi aimons cette vie avec nos enfants.
Quels souvenirs gardez-vous du tourbillon des années de grand succès en France et au Québec pour Corneille ?
C.: La popularité est indissociable du succès, et c’est difficile d’en parler négativement, puisque c’est grâce à cette notoriété que je peux aujourd’hui ralentir et vivre plus sereinement. Sans cette popularité d’autrefois, je ne pourrais pas lever le pied maintenant pour me consacrer à transmettre mon expérience, soutenir les nouveaux talents et gérer ma maison de disques. Je dois cette liberté à ma notoriété passée et à mes deux albums, qui ont touché un large public à travers le monde. Même si je n’ai pas bien vécu cette célébrité à l’époque — je ne m’en cache pas —, c’est un paradoxe, car sans ce « mal nécessaire », je ne pourrais pas faire ce que je fais aujourd’hui. Une telle exposition médiatique se gère tout de même mieux dans la jeunesse ; je ne m’imaginerais pas vivre tout cela maintenant.
S.: Corneille n’est pas celui qui apprécie le plus être sous les projecteurs, mais il possède une histoire extraordinaire et entretient une relation particulièrement émouvante avec son public, une relation qui perdure encore aujourd’hui et qui est magnifique à observer. Les gens comprennent qui est Corneille, le respectent et l’abordent toujours avec considération et délicatesse. On dirait que son public a compris qui il était et partage véritablement une relation sincère et empreinte d’un profond respect avec lui.
Corneille, pourquoi ces années de grande popularité ont-elles été si difficiles ?
C.: Avec le recul, je me rends compte que c’est Sofia qui aurait dû être très populaire et pas moi, tout simplement parce qu’elle est beaucoup plus outillée que moi pour vivre un tel succès. Je réalise aussi que je n’étais pas prêt quand le succès m’est tombé dessus à l’époque.
S.: Corneille n’a pas, à la base, une personnalité extravertie. Dans un souper avec des amis, ce n’est pas celui qui meuble le plus les conversations et qui fait le plus de bruit. C’est un gars qui est dans l’écoute, dans les grandes conversations de qualité et dans l’intimité. Donc, en raison de sa nature profonde, ce n’est pas celui qui est le plus à l’aise devant un public.
C.: C’est pas mal ça. La grande popularité — sortir et se faire accrocher par le monde — a été difficile à supporter pour moi. Je dois dire aussi qu’à mes débuts, mon public était plus jeune, alors qu’aujourd’hui, il a vieilli avec moi. Je suis donc beaucoup plus à l’aise dans le contact avec le public d’aujourd’hui, qui est plus calme et respectueux. L’époque où l’on voulait m’arracher une mèche de cheveux ou ma chemise est derrière moi. (rires) Mais somme toute, j’ai une belle histoire avec mon public, qui m’a accompagné dans les différentes phases de ma vie, autant quand ça allait super bien que quand c’était plus réservé. Chaque fois que je reviens, je sens que le public est là, derrière moi, et c’est une chance d’avoir ça.
As-tu des regrets, Corneille ?
Non, je n’ai aucun regret, mais c’est certain que le succès est arrivé trop vite. J’ai sorti un premier disque qui a fonctionné immédiatement, et la rencontre avec cette bête qu’est la notoriété a été brutale. On n’est jamais préparé à ça. Le regard des gens change, tu ne peux plus faire ce que tu faisais avant. Le public t’interpelle partout, et c’est pire en France. Ce fut un choc et j’ai dû apprivoiser tout ça. Aujourd’hui, le Corneille que l’on voit à La Voix, dans un contexte d’émission télévisée regardée par des millions de personnes, est le plus proche de qui je suis vraiment. Je suis à l’aise avec un tel projet parce que l’attention n’est pas uniquement sur moi. Je me suis toujours vu comme quelqu’un de plus confortable en arrière-plan. J’ai toujours eu ça en moi, et aujourd’hui, la courbe est plus confortable pour moi qu’à l’époque.
Julien Faugere / TVA Publications
Pour revenir à vos 20 ans de mariage, parlez-moi de votre rencontre.
S.: Ç’a été un coup de foudre. On s’est rencontrés quand j’ai été engagée pour jouer l’une des filles dans son vidéoclip Ensemble. C’était notre première rencontre. À l’époque, j’avais un copain et sa carrière à lui était sur le point d’exploser. On s’est parlé rapidement tous les deux dans la salle de maquillage. Après le tournage, on se revoyait ici et là, par hasard. Puis je suis devenue célibataire et, à un certain moment, Corneille a appelé Antoinette, une amie que nous avions en commun. Il l’a invitée à un souper au resto avec des amis et lui a dit de m’inviter. Il semble qu’il avait un œil sur moi. J’y suis allée et, le plus drôle, c’est qu’au début, Corneille semblait grognon et de mauvaise humeur. Il avait eu une dure journée à régler plein de trucs du métier. Peu à peu, nous avons commencé à parler et nous avions tellement de choses en commun. Ça a cliqué entre nous et nous ne nous sommes plus jamais quittés depuis. Ce fut un coup de foudre. Je n’avais jamais vécu ça avant.
C.: On a eu la chance de se trouver et de se reconnaître. On avait eu tous les deux des vies complexes et on avait tous les deux tellement voyagé. Nous nous sentions tous les deux étrangers partout et nous nous sommes reconnus là-dedans. On s’est reconnus dans notre étrangeté et notre bizarrerie. (rires) On se cherchait et on s’est trouvés.
Sofia, tu es arrivée dans la vie de Corneille au moment où il était au sommet de sa popularité. Comment as-tu vécu ça ?
S.: Ce fut assez fou. Je me souviens entre autres d’un moment dans un aéroport où Corneille a littéralement été envahi par une bande de fans. Il a vraiment fallu les repousser pour éviter qu’elles ne lui déchirent ses vêtements. C’était intense et je trouvais ça bizarre.
C.: C’est ce que j’ai aimé de Sofia. Elle aurait pu trouver ça cool que des filles soient aussi fans de l’homme avec qui elle sortait, mais elle a plutôt trouvé ça bizarre et ça m’a plu. C’est l’une des raisons pour lesquelles je me suis très vite attaché à elle. Sofia ne carburait pas à la popularité et à tout ce qui vient avec. Elle n’était pas en amour avec le chanteur, mais avec l’homme.
S.: La popularité, pour moi, c’était secondaire. Je m’intéressais à l’homme, à ce qu’il avait dans les yeux et dans la tête, et non à sa popularité. J’aimais beaucoup la musique de Corneille et le fait que c’était du R&B francophone, parce que je suis une grande fan de ce style de musique. Je trouvais ça audacieux qu’il fasse du R&B en français et j’aimais ça. Je le respectais beaucoup pour ça et pour son talent. Oui, il avait de la notoriété et faisait de l’argent, et tant mieux pour lui. Mais ce genre de notoriété n’est pas quelque chose qui reste pour toujours, et j’étais bien consciente de cela. J’aimais cet homme quand la popularité était là et j’allais continuer de l’aimer si un jour elle n’était plus là. Tout ça était illusoire pour moi, parce que j’aimais l’homme derrière tout ça.
Sofia, tu menais une belle carrière de mannequin à l’époque, tu as aussi enregistré un excellent album, Bliss, en 2008, et ensuite, plus rien. As-tu décidé de suspendre ta carrière pour être une maman à temps plein ?
C’est une bonne question, mais pour être honnête, je dois dire que j’ai été un peu déçue par le milieu de la musique. Je demeure une grande amoureuse des mots, de l’écriture et de l’univers musical, et j’adore aller en studio pour mettre ma voix sur des projets. Pour moi, c’est magique ! J’ai ensuite trouvé mon bonheur dans l’écriture de chansons avec Corneille, et cela m’a permis de gagner ma vie tout en étant maman à la maison. Parce que, oui, il fallait que l’un de nous deux soit présent à la maison et j’adore être là pour nos enfants. Je pense que la plus belle façon de redonner à la société, c’est d’être là pour les enfants et de leur donner les outils pour qu’ils deviennent de beaux humains. Les nôtres sont des enfants intenses, exigeants, qui veulent tout faire, tout le temps, et à plein de niveaux. Alors c’était important que l’un de nous deux soit là pour eux à tout moment. Mais cela dit, Corneille, quand il est là, il est là à 100 %. C’est un papa très présent et nos enfants sont notre priorité.
Êtes-vous les parents que vous pensiez être ?
C.: Sérieux, pour moi, être papa, c’est l’expérience d’une vie et un apprentissage quotidien. Je découvre au fur et à mesure quel genre de père je suis. Parfois, en tant que parent, on pense très bien faire, et finalement on se rend compte qu’on n’a peut-être pas eu la bonne réaction. Des fois oui et des fois non. Être parent est complexe, il n’y a ni école ni formation pour cela. Mais nous tentons d’être les meilleurs parents possibles, et je pense que Sofia et moi formons une bonne équipe. Nous espérons faire d’eux les meilleurs humains possibles dans une société où tout change tellement rapidement.
S.: C’est difficile parfois de mettre des limites, de sortir la grosse voix et de dire non. Devoir imposer des limites, je pense que c’est ce que j’aime le moins dans mon rôle de parent. Mais en même temps, c’est la plus grande preuve d’amour, parce que c’est tellement nécessaire pour des enfants d’avoir des limites. Il faut leur donner un cadre. C’est un passage obligé et nous espérons faire le mieux possible.
Est-ce que l’un de vos deux enfants semble vouloir suivre vos traces dans le milieu artistique ?
C.: On n’a pas travaillé fort pour les encourager ni pour les décourager. Mon père était ingénieur et ma mère travaillait dans une banque, et je n’ai jamais senti la moindre pression de devoir suivre leurs traces. Sofia et moi tentons de faire la même chose avec nos enfants. Nous voulons qu’ils aient une grande liberté et nous encourageons leurs passions. À 10 ans, Mila, notre fille, est multiinstrumentiste. Elle joue de la clarinette, du saxophone, des percussions et du piano. Mais ça vient d’elle. Merik, son grand frère, a une super oreille musicale, mais ça ne semble pas l’intéresser pour le moment. Nos enfants trouveront leur chemin.
Vous êtes volontairement tous les deux dans une vie plus calme. Dis-moi, Corneille, est-ce que ta vie d’avant, celle de chanteur populaire, te manque quand même un peu ?
C.: Zéro comme dans zéro. J’aime de plus en plus ma vie avec chaque année qui passe. Je n’ai aucun regret et aucune envie de retourner où j’étais. Quand je repense à ces années-là, tout ce que je ressens, c’est de l’étourdissement et du brouillard. Quand je me regarde dans ma jeune vingtaine, avec le succès, tout ce que je vois, c’est un kid qui essaie de trouver des outils pour rester sur une voie droite. Tout ça n’était pas évident. À un moment donné, j’avais un entourage d’une dizaine de personnes qui me suivait partout et j’avais même un garde du corps. Je ne pouvais pas être heureux là-dedans. Avec le recul, je regarde ce jeune homme et j’ai de la compassion pour lui. Ce n’était pas évident, mais c’était nécessaire, et quelle belle école de vie ç’a été ! Mais jamais je ne voudrais retourner là.
Corneille, tu auras bientôt 50 ans. Tu as dit que tu prendrais ta retraite à cet âge. Est-ce vraiment vrai ?
C.: Oui, ç’a toujours été clair pour moi que j’allais arrêter à 50 ans, et pas uniquement parce que le métier est difficile. Dans ma nature profonde, je ne suis pas fait pour la lumière. Je sais que c’est paradoxal puisque j’occupe un des fauteuils rouges de La Voix, mais dans ce fauteuil, ce que j’aime, c’est l’impression d’être au service de jeunes talents. Dans la suite de ma vie, je veux transmettre, et c’est le bon endroit pour le faire. Je ne me suis jamais réveillé après une tournée en me disant que j’avais hâte de retourner sur scène. Ça ne m’est jamais arrivé. J’aime la création, j’aime l’idée de partir de deux ou trois accords de guitare et de faire une chanson, mais je ne suis pas obligé de la chanter. Cette chanson peut aussi être pour quelqu’un d’autre. Je n’ai jamais été cet enfant qui faisait des spectacles dans les partys de Noël. Je n’ai pas ça en moi, et c’est pareil dans ma vie d’adulte. Je n’ai plus ce feu sacré. Maintenant, je suis dans l’étape de la transmission. C’est ce que j’ai envie de faire : accompagner de nouveaux talents. C’est ce que j’aime le plus.
Ça fait combien de temps que tu n’as plus ce feu sacré ?
C.: Des années. Sofia rallumait le feu en moi.
Sofia, pourquoi rallumais-tu le feu ?
S.: J’ai rallumé le feu à quelques reprises parce qu’une fois dans la création, il aimait ça. Corneille a créé quelque chose de si beau, et moi, j’ai eu un deuil à faire de l’artiste, du chanteur. J’adore écrire pour lui et avec lui. J’aime sa voix, sa façon de livrer un texte et de découper les mots. Il apporte quelque chose d’unique à une chanson et je dois faire le deuil de cela. Je trouve ça dommage qu’il arrête et j’avais tendance à le pousser à continuer. Mais maintenant, j’ai compris et je respecte son choix.
Corneille, tu es coach à La Voix ; qu’est-ce que ça représente pour toi ?
C.: J’adore ça, je dirais même que c’est le projet professionnel que j’aime le plus dans ma vie. Il me permet de rester en contact avec le monde de la musique tout en travaillant avec de jeunes talents. C’est le projet idéal pour moi et je suis heureux là-dedans. Encore là, Sofia n’est pas avec moi dans le fauteuil, mais elle n’est jamais très loin. Elle est dans ma tête quand vient le temps de faire un choix, de prendre une décision, et nous en discutons beaucoup avant et après. Des fois, je l’entends dans ma tête me dire d’appuyer sur le bouton et de me retourner. Notre fusion est forte à ce point.
Dites-moi à quoi ressemblent vos vies, maintenant.
C.: Nous regardons des matchs de basket-ball de nos enfants tout le week-end. (rires) Sinon, notre maison de disques, Maison Kanda, nous prend beaucoup de temps. Nous avons de beaux artistes, dont Papi Jay, mon finaliste de la première année à La Voix. Il y a aussi Jules, connu sous le nom de Julien Charbonneau à Star Académie, et Anaïs, qui était l’une de mes candidates lors de la deuxième année à La Voix. Je suis heureux dans cette nouvelle étape de ma vie, qui en est une de transmission, d’accompagnement et de partage. J’ai également envie d’écrire un autre livre éventuellement, car j’ai adoré écrire mon premier, qui avait pour titre La mélodie du pardon.
Et avec la cinquantaine qui approche, comment voyez-vous ça ?
C.: J’ai hâte. J’ai toujours dit que j’avais hâte d’avoir 50 ans et je pense que j’ai encore plus hâte d’avoir 60 ans. Je suis plus heureux que jamais en vieillissant. Je sais ce que j’aime et ce que je n’aime pas, et je trouve mon bonheur dans cette vie plus calme auprès de ma famille. Je suis de plus en plus serein avec l’âge et j’aime cette courbe-là. J’aime ma stabilité dans ma vie personnelle et je ne suis pas du tout nostalgique. Même que ça va de mieux en mieux.
S.: Moi, avoir 50 ans, je trouve ça difficile. Je ne sais pas si c’est à cause de mon bagage de mannequin, mais j’ai l’impression que ce chiffre m’amène ailleurs dans ma féminité et dans mon rapport avec mon corps. Je dois faire la paix avec le fait de vieillir et tenter de bien vieillir. Ce sont des questionnements qui sont là, qui ne me dérangent pas tant, mais qui sont tout de même présents et avec lesquels je dois apprendre à vivre.
En terminant, quoi dire de l’équipe Corneille de cette année à La Voix?
Elle est très forte, elle est jeune et elle est intelligente, allumée, sage et inspirante. Je suis tellement heureux dans cet univers, et mon équipe n’a pas fini de surprendre dans les prochaines semaines.
La Voix, dimanche à 19 h 30, à TVA et sur TVA+. Le livre La mélodie du pardon de Corneille, publié aux Éditions de l’Homme, est disponible en librairie.




