Élection partielle: les citoyens de Chicoutimi se prononcent

Les électeurs de Chicoutimi ont renoué avec leurs anciennes amours, lors de l’élection partielle lundi soir. la candidate péquiste Marie-Karlynn Laflamme a récupéré ce château-fort passé à la CAQ en 2018, donnant ainsi une quatrième victoire consécutive au Parti québécois.
L’ex-vice-rectrice de l’Université du Québec à Chicoutimi deviendra donc la septième députée du caucus péquiste à l’Assemblée nationale.
Au moment d’écrire ces lignes, elle récoltait plus de 45 % des voix, devançant largement ses adversaires.
La candidate du Parti conservateur du Québec, Catherine Morissette, arrivait au deuxième rang avec 24 % des suffrages. Le caquiste Francis Tremblay (14 %), la libérale Tricia Murray (11 %) et la solidaire Jeanne Palardy (4 %) et se partageaient l’essentiel des votes restants.
Participation en baisse
Cette élection partielle, tenue à sept mois des élections générales d’octobre prochain, n’a toutefois pas suscité l’enthousiasme des électeurs.
Vers 16 h 30, lundi, Élections Québec rapportait un taux de participation préliminaire de seulement 24,34 %. À la même heure, lors du scrutin général de 2022, près de 49 % des électeurs avaient déjà exercé leur droit de vote.
Une série de gains pour le PQ
Pour le Parti québécois, il s’agit d’une quatrième victoire consécutive en autant d’élections partielles. Les circonscriptions de Jean-Talon, Terrebonne et Arthabaska — toutes remportées par la CAQ en 2022 — sont passées aux mains des péquistes au cours du présent mandat.
Avec l’ajout de Chicoutimi (détenue par le PQ de 1973 à 2018 sans interruption), la formation dirigée par Paul St-Pierre Plamondon aura fait grandir son caucus de trois à sept députés depuis le début de la législature.
Revers pour la CAQ
Le constat est tout autre du côté caquiste. En 2022, la CAQ avait signé son meilleur score dans Chicoutimi, récoltant plus de 62 % des voix.
La démission de la ministre Andrée Laforest en septembre dernier, pour se lancer sans succès dans la course à la mairie de Saguenay, a toutefois forcé la tenue de ce nouveau scrutin.
Un sondage publié au début de la campagne laissait déjà présager un résultat difficile pour la formation de François Legault, malmenée dans l’opinion publique.
Le premier ministre n’était d’ailleurs pas présent lundi soir.
La CAQ avait plutôt délégué deux ministres, Éric Girard, député de Lac-Saint-Jean, et Samuel Poulin, afin d’appuyer leur jeune candidat, âgé de seulement 24 ans.
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