News CA

Jean-Michel Anctil à l’approche de ses 60 ans: «Je sens que je dois en profiter»

À la veille de célébrer son 60e anniversaire, Jean-Michel Anctil choisit de marquer cette étape en grand et nous propose 60 représentations de SURPRISE… C’est ma fête !, un spectacle qui promet d’être un véritable happening. Sur le plan personnel, l’humoriste traverse une période de bonheur : ses filles sont élevées, ses parents sont en santé, il a retrouvé l’amour et éprouve toujours le désir de se marier d’ici peu.

• À lire aussi : L’amitié inattendue de Jean-Michel Anctil et Louis-Philippe Dandenault grâce à « Passez au salon »

• À lire aussi : Jean-Michel Anctil explique pourquoi il abandonne définitivement les tournées d’humour solo

• À lire aussi : Micheline Lanctôt : Découvrez le métier qu’elle a pratiqué jusqu’en Californie avant de devenir actrice

Jean-Michel, avec Passez au salon et Ça finit bien la semaine, votre agenda est bien rempli !

Oui, mais c’est quand même bien réparti dans mon horaire. L’automne dernier, je tournais Ça finit bien la semaine et Passez au salon, mais j’ai aussi participé à un court métrage et à Sortez-moi d’ici !. Ces projets sont tous arrivés en même temps. Heureusement, j’ai eu une petite pause durant les fêtes et j’ai pu me reposer un peu.

Il y a une belle diversité dans vos projets : de l’animation, du jeu, et même un retour sur scène.

Oui, je suis gâté. Mario Provencher, qui est le producteur du show avec moi, a évoqué des retrouvailles avec le public plutôt qu’un retour sur scène, et je trouve que c’est tout à fait ça. Ce sont vraiment des retrouvailles avec le public. Lorsque j’ai fait ma dernière tournée, j’avais annoncé que je n’en ferais pas d’autres. Pour moi, c’était vraiment le dernier spectacle. Puis, Mario a proposé que je fasse 60 shows pour mes 60 ans. C’est quand il m’a dit : « Fais-toi 60 partys de fête avec le public » que ça a sonné une cloche pour moi. Je croise beaucoup de gens qui me demandent si je ferai éventuellement un retour sur scène. D’autres me disent que certains numéros sont devenus des traditions au sein de leur famille. Un homme m’écrivait que son père lui avait fait découvrir mon personnage de Râteau et qu’il l’avait à son tour fait découvrir à son fils. Donc, il y a des gens qui ont envie de me revoir sur scène. Je le fais vraiment pour le plaisir. J’ai déjà annoncé qu’il n’y aura pas de supplémentaires.

Puisque vous avez de nombreux autres projets au programme, abordez-vous ce spectacle avec un certain détachement, avec moins de pression ?

Dominic Gouin / TVA Publications

Julie (Bélanger), qui me connaît tellement, m’a dit que j’allais me mettre de la pression… (sourire) Et c’est vrai. Mon ami Gino Chouinard m’a dit : « Fais-toi plaisir. Fais des numéros que tu as le goût de faire ». Au départ, je pensais faire un best of, mais finalement j’ai surtout écrit de nouveaux numéros. Je revisite aussi certains de mes coups de cœur en les remettant au goût du jour. Priscilla et Râteau seront évidemment de la partie. Pour Râteau, j’ai rassemblé les meilleurs gags de tout ce que j’ai fait avec ce personnage pour créer un tout nouveau numéro, une sorte de patchwork. L’idée, c’est vraiment de surprendre les spectateurs. Ce n’est pas juste un party pour ma fête, c’est un party de fête. Si c’est l’anniversaire de quelqu’un dans la salle, on va le souligner. Je vais aussi me faire un cadeau et faire un cadeau au public en recevant, chaque soir, un invité surprise qui sortira d’une boîte, sur scène. J’ai dressé une liste, mais je ne sais pas qui viendra quand. Je l’apprendrai en même temps que le public. Je veux éprouver du plaisir. C’est ma fête : j’ai le droit de faire ce que je veux, après tout… (sourire) Je vais commencer à faire des rodages. Je vais faire la première partie de ceux qui faisaient la mienne : Simon Delisle et Sébastien Ouellet.

Est-ce difficile pour vous d’accepter que vous atteindrez l’âge de 60 ans en novembre prochain ?

C’est sûr que c’est un choc. On se dit qu’on est déjà rendu là… La vie a passé vite. Je parle du temps dans le show : comment on le gère et comme la vie va vite. Il y a une expression qui dit qu’on tue le temps, mais que c’est lui qui nous enterre. L’image que j’avais de la soixantaine quand j’avais 12 ou 13 ans, c’était celle de quelqu’un qui avançait vers la mort. La perception du temps change quand on a 60 ans. On sait qu’il y en a plus derrière nous que devant. Je sens que je dois en profiter.

Hier encore, à 60 ans, on rêvait de retraite, ce qui n’est pas votre cas, je présume ?

J’y pense. J’ai déjà un projet que je veux réaliser lorsque je vais arrêter de travailler. Mais je ne suis pas prêt à le faire maintenant. J’aime trop ce que je fais. J’éprouve du plaisir à faire mon métier. Et je suis encore en santé. Je veux faire les choses que j’aime pendant que je suis en santé. Parfois, elle se détériore rapidement…

Cela crée-t-il chez vous une urgence de vivre, à certains égards ?

Avant, je me disais toujours que j’allais attendre. Mais aujourd’hui, si j’ai envie de faire quelque chose, je le fais, parce que je suis conscient que si je le reporte, peut-être que je ne le ferai jamais. Je suis chanceux, car plusieurs n’ont pas la chance de réaliser leurs derniers rêves parce qu’ils n’ont pas les moyens ou la santé pour le faire. Je suis très, très choyé. Je l’apprécie et j’en suis conscient.

Vieillir en santé est-il une priorité pour vous ?

Autant ça ne nous préoccupe pas quand on est plus jeune, autant on se rend compte comme c’est important quand on arrive à 60 ans. En vieillissant, quand on a des bobos ou des blessures, ça prend beaucoup plus de temps à guérir. À Sortez moi d’ici !, je me suis blessé au genou et je vais en garder des séquelles. Je me suis fait opérer et je ressens encore de la douleur. J’ai été en arrêt deux mois et demi. J’ai trouvé ça dur, parce que moi, j’étais quelqu’un qui bougeait beaucoup. Il y a des affaires dont je ne connaissais pas l’utilité, les rampes d’escalier ou les supports dans la douche, par exemple. (sourire) Avec le temps, il y a une chose que je ne faisais pas et que je commence à faire de plus en plus, c’est écouter ma petite voix intérieure. À cheval, à Sortez-moi d’ici ! …mais pas tout de suite, je ne me sentais pas bien. Je suis tombé de cheval et me suis fait mal. Maintenant, les affaires que je ne sens pas, je ne les fais plus. M’écouter, c’est ma résolution de l’année.

À cette étape-ci de votre vie, vos filles sont élevées, vous avez donc moins de responsabilités. Vous appréciez cette belle liberté ?

Oui, c’est agréable d’arriver à cette étape de liberté. Il faut en profiter parce qu’on sera toujours préoccupé par nos enfants, quel que soit leur âge. Les filles ont 28, 25 et 22 ans. Je vais toujours être un papa. J’ai aussi une belle-fille de 17 ans. Je vais toujours être là pour les filles et souhaiter le meilleur pour elles. J’ai encore mes parents. Ils vieillissent. À un moment donné, si tu ne t’occupes plus de tes enfants, tu dois t’occuper de tes parents. Je considère qu’actuellement, c’est comme une espèce de fenêtre qui me rappelle que je dois en profiter parce que tout va bien pour mes enfants et mes parents.

Y a-t-il des choses incontournables que vous tenez absolument à réaliser durant les prochaines années ?

Précédemment, je disais avoir tourné un court métrage, Sol vivant, du réalisateur Émile Lavoie. C’est un projet que nous avions commencé avant la pandémie. Finalement, le film a été présenté en première mondiale au Festival international du film de Vancouver. Il a aussi été sélectionné dans un festival de films, en Finlande, qui reçoit environ 4000 courts métrages et où seulement 60 sont sélectionnés. Il sera donc diffusé en mars là-bas. J’ai adoré travailler avec Émile. Nous allons faire une série web, Six petits cœurs brisés, et je vais donc encore tourner avec lui. Tout ça pour dire que j’aimerais tourner dans un long métrage. Ça fait partie de ma bucket list. J’en ai déjà tourné plusieurs, mais j’aimerais jouer un rôle substantiel, cette fois-ci. J’ai développé Passez au salon avec Louis-Philippe Dandenault. Une maison de production m’a approché pour me demander si j’avais d’autres projets. J’en ai un que j’ai commencé il y a très longtemps, mais que j’ai mis de côté pour Passez au salon. Finalement, je leur en ai parlé et ils ont aimé. Nous allons probablement passer à la phase de développement et le proposer à un diffuseur.

TVA

C’est une étape normale, en quelque sorte ?

Oui, c’est le genre d’affaires que j’aime faire. J’aime développer, trouver des idées, travailler avec d’autres aussi. Je travaille avec Ouellet, un jeune humoriste dont je fais la direction artistique. Ça me nourrit. Dans les prochains mois ou prochaines années, j’aimerais développer un autre projet télé.

Jean-Michel, vieillir quand on est accompagné, aimé, et qu’on a la chance d’aimer, c’est un beau cadeau de la vie ?

Oui, c’en est un. Moi, je suis très bien accompagné et très bien aimé. Entre Mélodie et moi, ce n’est tellement pas compliqué. On se le dit souvent qu’on est bien ensemble. On s’est trouvés. Pierre Curzi parlait de Marie Tifo, à un moment donné, et disait qu’elle est son âme sœur. Il a aimé avant, mais Marie, c’est comme une partie de lui. Avec Mélodie, c’est ça. On sent qu’on a besoin l’un et l’autre. On aime les mêmes affaires. On peut passer une journée à écouter la télé sans se sentir coupables de n’avoir rien fait. On peut faire plein d’activités. On se complète bien. Et entre nous, il n’y a rien de compliqué.

Dominic Gouin / TVA Publications

Vous aviez le projet de vous marier. Est-il toujours d’actualité ?

Oui, c’est toujours dans les projets pour la prochaine année. Au départ, on avait dressé une liste d’invités importante. Je voulais faire un gros party avec bien du monde. Quand on a commencé à calculer ce que ça coûterait, on a décidé de ne pas mettre une fortune là-dessus. Une accompagnatrice nous a dit que ça pouvait facilement atteindre jusqu’à 50 000 $ ! On a réduit notre liste et on s’est dit qu’on allait voyager et triper. Finalement, notre projet de retraite, c’est d’avoir un condo dans l’Ouest canadien. On s’est dit que l’argent qu’on voulait mettre sur le mariage et sur le voyage pourrait faire un beau cash down sur un condo. Alors, c’est notre projet. On va faire un petit mariage bien simple, inviter des amis à la maison pour prendre un verre avec nous et c’est André Robitaille qui sera notre célébrant. Les filles ont 28, 25 et 22 ans. Je vais toujours être un papa. J’ai aussi une belle-fille de 17 ans.  Je vais toujours être là pour les filles et souhaiter le meilleur pour elles.

Alexandre Caputo/Le Journal de Québec

À partir de la fin août, Jean-Michel Anctil nous invite à célébrer son 60e anniversaire avec SURPRISE… C’est ma fête !, un spectacle mis en scène par André Robitaille. On s’informe au monarqueproductions.com.

À VOIR AUSSI :

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button