DZ Mafia : 26 personnes mises en examen et plus de 4 millions d’euros de saisies après un an d’investigation

Publié le 14/03/2026 20:37
Mis à jour le 14/03/2026 23:09
Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min
La DZ Mafia, organisation de narcotrafiquants, a fait l’objet ces derniers jours d’une vaste opération : 900 gendarmes mobilisés et 41 personnes interpellées dans six départements. Le procureur de la République de Marseille a annoncé 26 mises en examen, dans la matinée du samedi 14 mars.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Des dizaines de véhicules de luxe saisis. Les voitures de sport appartiennent à des membres de l’organisation criminelle, la DZ Mafia. Les narcotrafiquants ont été durement touchés après une vaste opération, menée principalement à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône. Samedi 14 mars, le procureur fait des révélations sur l’organisation tentaculaire de la DZ Mafia et sur les saisies, évaluées à plus de 4 millions d’euros. “4 millions d’euros sont constitués de numéraires, de cryptomonnaies, 12 biens immobiliers ont été saisis pour une valeur de base de plus de 2 400 000 euros, des saisies opérées sur des comptes bancaires”, détaille Nicolas Bessone.
Au total, 900 gendarmes ont été mobilisés, durant plus d’un an d’une investigation menée dans le plus grand secret. L’opération, nommée “Octopus”, se solde également par la mise en examen de 26 personnes, dont neuf femmes. Quinze sont incarcérées, 11 sous contrôle judiciaire. Parmi elles, trois chefs présumés de la DZ Mafia, déjà incarcérés dans des prisons de haute sécurité : Amine O., dit Mamine; Gabriel O., dit Gabi; et Madhi Z., alias “La Brute”.
S’y ajoutent le rappeur Dika, accusé de blanchir l’argent de la drogue et un avocat lyonnais, Kamel A., suspecté d’avoir prêté durant des mois sa ligne de téléphone dédiée à un chef de la DZ Mafia, incarcéré à Condé-sur-Sarthe (Orne). Ainsi, il poursuivait depuis sa cellule ses activités criminelles.
Tout un réseau structuré, un système de financement sophistiqué vient d’être mis au jour par les enquêteurs. “Les investigations mettent également en évidence la diversification de leur activité, avec des extorsions de commerces et d’artistes de rap issus de la place marseillaise sous couvert de labels de production musicale”, a précisé Nicolas Bessone. Selon le procureur, l’enquête ne fait que commencer. La DZ Mafia est toujours dans le viseur.




