Catherine Bérubé et Charles-Alexandre Dubé ont cette passion en commun

L’amitié et la complicité qui unissent Catherine Bérubé et Charles-Alexandre Dubé sont palpables au petit écran, mais aussi en entrevue. Les deux acteurs, qui campent le couple formé par Pénélope et Dominic dans la série Alertes, ont développé un lien privilégié au fil des ans. Nous les avons rencontrés alors qu’ils s’apprêtaient à reprendre le chemin des plateaux de tournage.
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Catherine et Charles-Alexandre, comment allez-vous ?
C.-A.: C’est drôle, on se disait tout à l’heure qu’on n’en pouvait plus de l’hiver et du manque de chaleur et de soleil. Mais sinon, ça va bien. Catherine et moi sommes dans la même galère en ce moment, alors qu’on est tous deux en période de déménagement. Elle vient tout juste de terminer les rénovations de sa nouvelle cuisine, alors que je commence les miennes. On se partage donc des plans.
C.: Je vais lui donner un coup de main pour assembler les plans de sa cuisine. Je suis rendue pas pire là-dedans, d’autant plus que j’aime ça. Je viens de passer par là, alors je tente de lui éviter certains pièges dans lesquels il ne faut pas tomber, sans quoi ça peut devenir compliqué. Sinon, je vais bien et, pour reprendre les propos de Charles-Alexandre, une fois rendue à la fin de l’hiver, on dirait que mon sourire est relié à la température. Je commence à trouver que la grisaille pèse lourd, car l’hiver a débuté tôt cette année. Ça fait une éternité que nous n’avons pas de chaleur !
Votre complicité est palpable à l’écran, mais aussi dans la vraie vie…
C.: Oui, on s’entend très bien, Charles-Alexandre et moi. Le plus drôle, c’est que j’étais certaine que je ne le connaissais pas avant Alertes, alors qu’on a joué ensemble dans 19-2. Son personnage de vilain me donnait une volée à la fin de la première saison, mais je n’avais pas fait le lien. C’est lui qui me l’a rappelé. C’était il y a 15 ans et on était tous les deux au début de notre carrière.
C.-A.: Il s’est passé presque sept ans depuis les débuts de la série Alertes, on a chacun eu un enfant et vécu beaucoup de choses sur le plan personnel. On a souvent échangé sur tout ça, ça nous a rapprochés. On a commencé les tournages en pleine pandémie. On devait tourner à distance et c’était tout sauf simple, car il fallait installer la relation de couple à l’écran à travers tout ça. On devait tourner à deux mètres l’un de l’autre. Ce qui est spécial, c’est qu’on tourne souvent toutes nos scènes ensemble, l’une après l’autre, dans une même journée. Ça a vite fait de nous rapprocher, car on est souvent les deux seuls comédiens avec l’équipe technique.
Comment décririez-vous ce couple ?
C.-A.: C’est un couple qui va bien et qui ne se chicane presque jamais. Ils ont eu des petites pointes de jalousie ici et là au début, mais ils ne se sont jamais vraiment chicanés. L’autrice me disait qu’elle voulait vraiment mettre à l’écran un couple qui va bien, et je suis presque certain que ça va toujours bien aller pour ces deux-là. Le grand défi, c’est d’éviter que ça devienne plate ou lassant, alors on prend le pari de les rendre le fun sans que ça devienne exagéré. Ce sont deux professionnels, deux cerveaux qui sont passionnés par leur métier et qui sont fusionnels, autant dans le cadre personnel que dans le cadre professionnel.
C.: Il s’est installé quelque chose dans notre façon de travailler, à Charles et à moi. On regarde les scènes ensemble et, tout de suite, on sait comment les jouer. Il nous suffit de lire une scène une fois et ça se passe. On trouve notre duo comique rapidement, ce qui correspond à ces deux personnages dans la série. Ils représentent un côté plus léger et plus drôle dans une série qui est souvent très intense. Ce que j’entends des gens, c’est que ce couple a quelque chose de rassurant qui fait du bien. Il vient faire contraste à la lourdeur qui sévit parfois durant les différentes enquêtes. Pénélope et Dominic ont une belle communication, une belle ouverture, un respect mutuel et de la confiance. En tant qu’acteur, ça fait du bien d’être dans de belles pantoufles légères comme ça. Charles-Alexandre et moi travaillons de façon très similaire, alors tout est simple. On est sérieux sans se prendre trop au sérieux.
Bruno Petrozza / TVA Publications
Que représentent ces rôles dans vos carrières ?
C.-A.: C’est énorme de pouvoir jouer un personnage sur une longue durée comme ça. Je n’avais jamais eu cette chance et j’espère que ça va continuer encore longtemps. Aussi, ça fait du bien de ne pas toujours être dans l’incertitude quand on a un rôle qui revient année après année. Ça m’a permis de budgéter ma vie, ce qui est un luxe rare. C’est rassurant, surtout quand tu as une petite famille. Cette série, c’est un cadeau du ciel, et je souhaite à tous les comédiens d’avoir cette chance au moins une fois dans leur vie. C’est aussi le premier rôle grâce auquel les gens me reconnaissent et viennent me jaser. Ils me disent : « Hé, mais c’est notre travailleur social ! » Ils sont sympathiques et ils aiment l’émission. Aussi, c’est la première fois que j’ai un rôle de gars plus calme et moins dans la comédie. J’aime ça.
C.: Je pense que c’est effectivement rassurant d’avoir un tel projet, et pas seulement sur le plan financier. Nous sommes une petite famille sur le plateau, et retrouver les mêmes gens année après année, c’est tellement le fun ! Chaque fois que tu changes de projet, tu changes aussi d’horaire et d’équipe. Une série comme Alertes, qui se poursuit année après année, c’est le plus proche que tu peux avoir d’une certaine routine et j’aime ça. Je vois aussi ce rôle comme un cadeau, car on me l’a offert directement, sans que je passe d’audition. Ça arrive peu souvent dans une carrière de comédienne, surtout que c’est la première fois qu’on me voit dans un rôle plus calme. Habituellement, j’ai un casting plus énergique, plus colérique et plus exalté, comme mes rôles dans 19-2, Les jeunes loups et Survivre à ses enfants. C’était des personnages avec du caractère et qui parlaient fort, alors que chez Pénélope, ça se passe tout en douceur. Le pire, c’est que quand on m’a offert le rôle durant la pandémie, il s’en est fallu de peu pour que je ne puisse pas le faire, car je tournais déjà Survivre à ses enfants. Heureusement, mon agence a pu faire un petit miracle pour rendre le tout possible.
Êtes-vous devenus amis rapidement ?
C.-A.: C’est arrivé assez rapidement. On n’habite pas si près l’un de l’autre et on a chacun notre vie de famille, alors on ne se voit pas si souvent. On a aussi de jeunes enfants et une vie rocambolesque chacun de notre côté. Mais dès qu’on se retrouve, c’est toujours agréable. On a alors toujours plein de choses à se dire et on rattrape le temps perdu.
C.: Je pense que, dès le début, une amitié s’est installée entre Charles-Alexandre et moi. Il faut préciser qu’on a plein d’atomes crochus, tous les deux. On a le même genre de lubies !
Par exemple ?
C.: À un certain moment, Charles-Alexandre a eu une crise de P-touch, qui est une étiqueteuse. Il étiquetait tout, et moi aussi ! On a donc eu une passe P-touch et c’était très drôle. On est tous les deux des êtres organisés et on aime mettre des étiquettes partout et sur tout. Parfois, on se parle de comptabilité et d’organisation, et on échange aussi des recettes. Charles fait toujours une liste des repas de la semaine qui sont faciles et rapides à faire et il me refile ça. Non seulement on a des tocs similaires, mais on a tous les deux des enfants en bas âge.
Vos conjoints respectifs ont-ils cette même passion pour l’organisation ?
C.-A.: Ma blonde est encore plus organisée que moi et elle me lance parfois des défis. Moi, je tente de trouver des solutions pour être le plus organisé possible.
C.: Mon chum est moins organisé que moi, par contre. Il a ses choses à lui, qu’il organise vraiment bien, comme ses cartes de hockey, surtout qu’il travaille maintenant dans ce domaine. Il est associé au magasin Collect-Edition, à Candiac. Autrement, je dirais qu’on a une maison qui est assez TDAH… J’ai des besoins d’organisation, mais j’ai souvent du mal à tenir le rythme. J’organise, mais j’échappe le tout en cours de route.
Vous vous apprêtez à déménager. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?
C.: On était en location et on vient de s’acheter une maison. On déménage à la fin mars. Acheter une maison post-covid est complètement fou, mais on avait envie d’investir et de cesser de payer des loyers. Nous voilà donc dans les boîtes !
Vos personnages se marieront-ils comme prévu au cours de la prochaine saison ?
C.-A.: S’ils décident d’aller jusqu’au bout, oui. Disons qu’ils sont dans les préparatifs et que si on se rend à ce mariage, ce sera de toute beauté !
En terminant, quels sont vos autres projets ?
C. : J’ai tourné un film qui a pour titre Invisibles et qui est réalisé par Junna Chif. Ça raconte l’histoire d’une danseuse burlesque qui décide de mettre fin à sa carrière pour devenir travailleuse du sexe auprès des personnes handicapées. Moi, je joue sa coloc. Sinon, je suis aussi dans la série La vie devant nous, réalisée par Adib Alkhalidey et disponible sur le site de Télé-Québec. Je serai aussi dans Annie et Joey, une comédie romantique en huit épisodes dont la diffusion commencera bientôt.
C.-A.: Je serai au théâtre cet été. Je vais me promener un peu partout pour la pièce Mon jour de chance, mise en scène par Michel Charette. Je suis heureux de refaire de la pure comédie, et comme ma fille est un peu plus grande, la conciliation travail-famille est plus facile.




