Mortalité de poissons aux lacs Fauvel : le manque d’oxygène identifié comme cause probable

Des tests préliminaires effectués au cours des derniers jours tendent à démontrer que la mortalité des poissons récemment observés dans les lacs Fauvel serait attribuable à un manque d’oxygène sous le couvert de glace.
À la suite d’un signalement concernant plusieurs poissons retrouvés morts, la Ville de Blainville a mandaté le Parc de la Rivière‑des‑Mille‑Îles afin de mesurer le taux d’oxygène dissous dans les lacs. L’organisme possède une expertise reconnue en conservation des milieux naturels et a participé à des études similaires dans le passé, dont l’une à Rosemère.
Il est à noter qu’un phénomène semblable s’était produit aux lacs Fauvel en 2014, alors que des poissons avaient été privés d’oxygène en raison d’un couvert persistant de glace.
Les tests préliminaires visaient à évaluer cette hypothèse et les résultats indiquent justement qu’un faible taux d’oxygénation de l’eau pourrait avoir joué un rôle déterminant dans la mortalité des poissons. Des analyses supplémentaires, réalisées à différentes profondeurs, permettront de confirmer le tout.
Les lacs Fauvel réunissent d’ailleurs des conditions propices à ce type de phénomène, connu sous le nom d’anoxie sous glace :
- Ils présentent une profondeur inférieure à cinq mètres.
- Ils sont presque entièrement alimentés par les eaux souterraines de l’Esker de Sainte‑Thérèse, naturellement faibles en oxygène dissous.
- L’oxygénation de l’eau des lacs repose exclusivement sur le contact de l’eau avec l’atmosphère, un processus interrompu par la présence de glace.
Par ailleurs, la Ville a été informée que le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a également effectué des analyses de la qualité de l’eau des lacs Fauvel afin de déterminer la cause probable de la mortalité des poissons.
La Ville continuera de suivre le dossier.




