Après plusieurs grèves | Entente de principe entre la STM et ses employés d’entretien

Après des mois de négociations et plusieurs grèves ayant perturbé le métro et les autobus, une entente de principe est finalement intervenue entre la Société de transport de Montréal (STM) et son syndicat d’employés d’entretien.
Mis à jour hier à
16 h 56
Le tout s’est produit dans la nuit de lundi à mardi, sous la recommandation du médiateur-conciliateur embauché par le ministre du Travail, Jean Boulet.
On ignore encore ce que contient cette entente. Une assemblée générale doit d’abord être organisée dans les prochaines semaines, afin que les 2400 employés d’entretien se prononcent. Le conseil d’administration de la STM devrait également entériner le tout au cours des prochains jours.
Les employés d’entretien étaient l’un des derniers corps de métier qui ne s’étaient pas entendus avec la STM, après les chauffeurs et les professionnels. Si la majorité des deux camps votent en faveur de l’entente en majorité, cela mettra fin au conflit de travail qui perdure depuis le début de l’année 2025.
Les Montréalais ont clairement ressenti les impacts. Au total, les employés d’entretien ont tenu quatre grèves, dont une première en juin et deux à l’automne, qui ont perturbé les activités du métro et des autobus.
Au final, à peine 294 millions de déplacements ont été enregistrés dans le transport collectif montréalais en 2025, soit une baisse de presque 7 %. L’achalandage global a atteint 78,4 % l’an dernier dans le métro et les autobus, alors qu’il était remonté à presque 84 % en 2024.
Des « compromis » des deux côtés
Visiblement satisfaite, la mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, a indiqué mardi que « ce sont les Montréalais qui vont en bénéficier, avec un service efficace, stable et prévisible, tout en respectant la capacité de payer des contribuables ». « Je suis satisfaite que les deux parties aient travaillé d’arrache-pied pour s’entendre, comme on le souhaitait tous lorsque j’ai été élue », a-t-elle insisté.
La directrice générale du transporteur, Marie-Claude Léonard, a évoqué une entente « responsable qui comporte des compromis des deux parties ». Elle a remercié les personnes impliquées dans « l’ultime étape de conciliation et un blitz dans les derniers jours ».
PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE
La directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard
Au syndicat, le président Bruno Jeannotte a fait valoir que « les discussions ont été longues et ardues ». « Nous avons mis tous les efforts possibles pour obtenir le règlement le plus satisfaisant pour les employés dans le contexte actuel. Ce sera maintenant aux membres de voter », a-t-il noté.
Parmi les principaux litiges entre la partie syndicale et la direction, il y avait notamment la volonté de la STM de créer des horaires atypiques, de soir, de nuit et de fin de semaine, mais aussi la possibilité de déplacer des employés d’une installation à une autre, et de recourir à la sous-traitance.
La question des salaires était également au cœur des discussions. La STM offrait une hausse de salaire de 12,5 % sur cinq ans, dont 1 % dépend de l’indice des prix à la consommation (IPC). Le syndicat avait rétorqué qu’à Québec, le Réseau de transport de la capitale (RTC) a obtenu 18 % d’augmentation, sans avoir de métro et un nombre d’autobus équivalents à entretenir.
En moyenne, un employé d’entretien gagne 80 000 $ annuellement, ce qui peut grimper jusqu’à 105 000 $ avec les avantages sociaux.




