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CAQ | Éric Caire quittera la vie politique à la fin de son mandat

(Québec) L’ex-ministre caquiste et député de La Peltrie, Éric Caire, annonce qu’il ne sollicitera pas d’autre mandat après 19 ans de vie politique.  


Publié à
8 h 35
Mis à jour à
12 h 14

Thomas Laberge

La Presse Canadienne

« Il est difficile d’arriver en politique. Il est tout aussi difficile d’y durer. Le plus difficile demeure toutefois d’en sortir. À la fin de ce mandat, j’aurais cumulé vingt-sept ans de militantisme actif au sein de la troisième voie, dont presque vingt ans à titre d’élu. Il est temps pour moi de céder ma place », a-t-il écrit sur sa page Facebook jeudi matin.  

Éric Caire a tout d’abord été élu sous la bannière de l’Action démocratique du Québec (ADQ) de Mario Dumont en 2007. Il a tenté d’en devenir chef en 2009, mais a perdu face à Gilles Taillon.  

Il passe à la Coalition avenir Québec en 2011. Éric Caire fait son entrée au gouvernement en 2018 lorsque le premier ministre François Legault est porté au pouvoir.  

Il deviendra alors ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, puis ministre de la Cybersécurité et du Numérique en 2022 — poste qu’il devra quitter dans la foulée du scandale SAAQclic.

« Je demeure toutefois un fier Caquiste plus convaincu que jamais que le Québec a besoin de cette troisième voie que des milliers d’entre nous se sont dévoués à bâtir au cours des trois dernières décennies », conclut Éric Caire dans son message.  

« Du sang qui dégouline »

Sa réalisation qui le rend le plus fier ? La création du ministère de la Cybersécurité. « Il ressort du rapport Gallant qu’on a besoin d’une organisation comme celle-là pour gérer les projets informatiques, malgré ce qui s’est passé avec SAAQclic », a-t-il dit en mêlée de presse à l’Assemblée nationale.  

Il a affirmé que le ton acrimonieux envers les politiciens a contribué à sa décision de quitter. « Moi, je suis habitué d’avoir des moustaches d’Hitler sur mes pancartes ou des signes nazis. Mais un trou de balle dans le milieu du front avec du sang qui dégouline, j’avais jamais vécu ça », a-t-il illustré.

Il n’a pas exclu de poursuivre sa carrière professionnelle dans les médias.  

Controverses 

Les 19 années de politique d’Éric Caire n’ont pas été un long fleuve tranquille. Sa carrière a été marquée par plusieurs controverses.  

Lors de la course à la chefferie de l’ADQ, les médias rapportent qu’Éric Caire aurait enjolivé son CV, laissant croire qu’il avait une formation universitaire en communication alors qu’il n’avait fait qu’une seule session. Le principal intéressé plaide l’erreur typographique.

En 2017, Éric Caire a accepté un prêt de 55 000 $ auprès de l’ex-maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger. La commissaire à l’éthique de l’Assemblée nationale parle d’un « conflit d’intérêts potentiel ». Éric Caire doit le rembourser. L’histoire est révélée durant les élections de 2018.

Lors de la campagne électorale de 2018, Éric Caire met son siège en jeu sur la promesse du troisième lien autoroutier. Or, il reste en poste quand son gouvernement annonce qu’il tire un trait sur le projet.  

En février 2023, le déploiement de la plateforme SAAQclic vire au fiasco. Éric Caire, alors ministre de la Cybersécurité, affirme qu’il « aurait dû recevoir des éloges ».  

Le rapport Gallant publié en février conclut que la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a « sciemment menti » aux autorités de l’État en leur remettant des informations « trompeuses », « fallacieuses » et « hypocritement rassurantes » dans le but de « dissimuler » l’augmentation des coûts de son virage numérique.

Or, les « mensonges » cessent en 2023 avec l’arrivée du nouveau président-directeur général Éric Ducharme et le gouvernement reçoit l’heure juste, a souligné le commissaire.

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