« C’est la cour des miracles » : le sénateur français Claude Malhuret étonne encore les Américains avec ses attaques contre Trump

Le sénateur français Claude Malhuret a de nouveau frappé fort cette semaine à la tribune du Sénat. Ses formules chocs visant Donald Trump et les États-Unis circulent outre-Atlantique en raison de leur vérité crue.
Claude Malhuret récidive, et une fois encore, ses mots franchissent l’Atlantique. Déjà devenu viral en 2025 avec un discours cinglant contre Donald Trump, le sénateur de l’Allier a remis ça le 25 mars 2026 au Sénat, lors d’un débat sur la situation internationale. Et ses formules, soigneusement ciselées, continuent de captiver une partie du public américain.
Au cœur de son intervention, une critique frontale de la présidence Trump et de ce qu’il décrit comme une dérive du pouvoir à Washington. « Il y a un an, je vous disais que c’était la cour de Néron, en réalité c’est la cour des miracles », a-t-il lancé, actualisant une comparaison déjà célèbre.
Le sénateur ne s’est pas arrêté là. Dans la même veine, il a multiplié les images mordantes pour décrire le fonctionnement du pouvoir américain. Il a évoqué notamment un président imprévisible, qu’il a traité de « fou dangereux », et qu’il a décrit comme « le seul éléphant qui se promène avec son propre magasin de porcelaine », une manière de souligner, selon lui, la brutalité et le chaos des décisions politiques.
Trump, « un clown dans un palais »
Plus largement, Claude Malhuret dénonce une forme de dérive politique aux États-Unis, estimant que les institutions sont fragilisées par le style de gouvernance de Donald Trump. Le sénateur a notamment relayé un proverbe turc : « Quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi, c’est le palais qui devient un cirque. »
Ce ton sans filtre, rare dans une enceinte parlementaire, est précisément ce qui attire l’attention à l’étranger. Déjà en 2025, une précédente charge contre Trump, où il comparait Washington à une « cour de Néron », avait été massivement relayée sur les réseaux sociaux et reprise par des médias américains, cumulant des millions de vues.
Aux États-Unis, un public abasourdi par Trump
Depuis, chaque nouvelle intervention est scrutée. Sous-titrées en anglais, ses punchlines circulent rapidement sur les réseaux sociaux. Pour une partie du public américain critique de Trump, elles offrent un regard européen jugé à la fois libre et incisif.
Cette notoriété inattendue repose en grande partie sur son style. Claude Malhuret revendique lui-même un goût pour les « punchlines », inspiré de figures comme Winston Churchill ou Ronald Reagan, et assume de chercher des formules capables de marquer les esprits.
Un style qui fait mouche aux États-Unis, un pays abasourdi par 14 mois de présidence Trump qui a redéfini les codes de la vérité. Ce public est désormais tout aussi abasourdi de redécouvrir la puissance des mots quand ils décrivent avec justesse une réalité que plus personne n’était capable de nommer.




