«J’ai pris congé de ma dermatologue»: Sophie Thibault donne de ses nouvelles et parle de son cancer de la peau

Près d’un an après avoir pris sa retraite, l’ancienne cheffe d’antenne Sophie Thibault se porte on ne peut mieux.
Non seulement elle a rangé « sa machine de guerre », celle qui lui a permis de faire son métier de journaliste pendant 37 ans, à TVA, mais le fait d’être loin du stress et de consacrer tout son temps à sa grande passion pour la photographie alimente son bonheur et son équilibre.
Et son cancer de la peau, qui touche son visage et a nécessité de nombreux traitements ces dernières années, semble lui donner un peu de répit.
Bruno Petrozza / TVA Publications
« Comme mon cancer est au visage, je me dis que ma face était tannée de faire de la télé. Pourquoi ça me sort dans le visage, ça aurait pu être la cuisse droite », a-t-elle dit en souriant, vendredi, au lendemain du vernissage de son exposition de photographies Lignes de vie • Signes de vie.
Une trentaine de ses œuvres sont exposées au pavillon commémoratif Ville-Marie du repos Saint-François d’Assise, à Montréal, du 30 mars au 18 juin, un lieu qu’elle présente « comme un musée », bien qu’il soit situé dans un cimetière.
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« J’ai pris congé de ma dermatologue pour un an. Elle a juste vu une petite affaire à brûler dans le front un moment donné, mais c’est calme », a dit Sophie Thibault, qui sera non pas à TVA, mais bien sur ICI Télé, le 6 avril, à 21 h, dans le documentaire La face cachée du soleil aux côtés de l’entrepreneure Marie-Eve Richard-Tougas qui, elle, combat un mélanome métastatique.
Loin du stress
Sophie Thibault, qui a quitté son métier de journaliste en juin 2025, se tient loin du rythme d’enfer avec lequel composent les journalistes. Elle est plus dans la contemplation de la beauté.
Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
« Le stress est parti et je suis rentrée dans un espace de créativité totale, de liberté, de voyages. Je suis tout le temps dans la nature, je fais ce que j’aime le plus au monde, de la photo. Comme je veux, à mon rythme, c’est fabuleux. C’est dommage parce que j’aimerais avoir une autre vie… Je trouve ça tellement bête d’être rendue à l’âge que j’ai et de vivre ça maintenant. Je pense qu’on a besoin de beauté de ce temps-là. J’avais envie de changer d’angle et de voir tout ce qui est beau autour de nous. »
Parmi les photos de son expo, il y a deux grands formats d’un grand-duc qu’elle a « rencontré » à Boucherville.
« Je suis restée une demi-heure devant lui et à un moment donné, je me suis mise en mode rafale avec mon appareil et il a ouvert les ailes d’une façon que je n’avais jamais vue. À l’expo, il y a une photo grand format de lui où il me regarde dans les yeux et, à côté, une autre où il a les ailes déployées », a dit Sophie Thibault, qui passe du noir et blanc à la couleur.
« C’est un peu ma ligne de vie à moi. Je suis passée du noir et blanc à la couleur depuis un an. J’ai adoré mon métier, j’ai été une machine de guerre pendant 37 ans, mais maintenant je suis dans un autre état d’esprit et je me sens très vivante. »
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