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[PHOTOS] Des ruptures de stock de fruits et légumes au Super C

La grève au centre de distribution Metro de Laval cause des pénuries de fruits et légumes chez Super C et le pire pourrait être à venir tant les relations entre travailleurs et employeur sont explosives.

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« Je trouve que c’est pas mal vide. Ça fait dur un peu », partage spontanément Roxanne Barrette, une retraitée croisée jeudi matin dans un Super C de la Rive-Sud de Montréal.

Lundi dernier, les 550 travailleurs du centre de distribution de Laval et du siège social, ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies, ont déclenché une grève.

Ils ont ensuite rejeté ce jeudi en assemblée les offres salariales actuelles de 11 % sur six ans, estimant que cela représentait seulement 1 % par an pour les employés les moins bien payés.

« Les gens sont en colère », a dénoncé par communiqué le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu-CSN, Matthieu Lafontaine.

L’inflation en cause

Au Journal, la vice-présidente affaires communications de Metro, Marie-Claude Bacon, s’est montrée surprise de voir cette sortie publique syndicale.

« Nous démentons avoir fait une offre à présenter aux membres. Nous avions prévu continuer de négocier lundi, mardi et mercredi dernier », a-t-elle réagi.

Chez le syndicat, on pointe l’inflation, la sous-traitance du transport dans un contexte de « Chauffeurs inc. », la santé et la sécurité au travail, et la protection du télétravail.

« En six ans, le chiffre d’affaires a grimpé de 28 %, les profits ont augmenté de 39 % et les dividendes aux actionnaires de 56 %. Les salaires des employé-es, pour la même période ? Seulement 11 %», déplore à son tour Serge Monette, vice-président de la Fédération du commerce-CSN.

En décembre, Le Journal révélait qu’Éric La Flèche, PDG de Metro, a vu sa rémunération grimper à 6,8 M$ en 2025 (+11 %), incluant une hausse de 700 000 $, tandis que les prix à l’épicerie augmentaient de 5 %.

Pas de bananes

Jeudi, au Super C du boulevard Cousineau à Longueuil, des tablettes clairsemées et des affiches bien en vue trahissaient déjà les premières ruptures de stock.

« En raison de circonstances hors de notre contrôle, il est possible que certains produits ne soient pas disponibles en ce moment. Nous sommes désolés des inconvénients », pouvait-on lire.

Au Super C du boulevard Cousineau, à Longueuil

Photo Francis Halin

Au Super C du boulevard Cousineau, à Longueuil

Photo Francis Halin

À quelques kilomètres de là, au Super C de la Place Désormeaux, les clients cherchaient leurs bananes.

Au Super C de la Place Désormeaux

Photo Francis Halin

Au Super C de la Place Désormeaux

Photo Francis Halin

La vice-présidente de Metro, Marie-Claude Bacon, a assuré que les choses reviendront à la normale bientôt.

« Il faut mettre en œuvre le plan de contingence. Cela peut être une question de jours avant que les fruits et légumes reviennent », a-t-elle indiqué.

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