Des militaires de 30 pays discutent du détroit d’Ormuz

Des stratèges militaires de plus de 30 pays ont discuté mardi des « mesures appropriées » qui permettraient de rendre le détroit d’Ormuz « accessible et sûr » après un cessez-le-feu au Moyen-Orient, a annoncé le gouvernement britannique.
Le Royaume-Uni a accueilli ces représentants militaires lors d’une conférence virtuelle, à la suite d’une réunion diplomatique organisée la semaine dernière par le Royaume-Uni et réunissant une quarantaine de pays sur cette voie maritime stratégique, bloquée de facto par l’Iran depuis début mars.
« La conférence a examiné les mesures appropriées qu’une coalition internationale pourrait prendre pour rendre le détroit d’Ormuz accessible et sûr une fois les hostilités terminées », a déclaré le ministère de la Défense britannique dans un communiqué.
« Il s’agit d’un travail visant à traduire le consensus diplomatique sur le détroit d’Ormuz en une planification militaire concrète », a-t-il ajouté, précisant qu’une autre conférence de planification militaire se tiendrait « en temps voulu ».
AFP
Le ministère de la Défense n’a pas autorisé les médias à assister à cette réunion virtuelle de mardi, qui s’est tenue depuis son quartier général interarmées permanent de Northwood, au nord-ouest de Londres.
Ce site sert de centre de commandement opérationnel pour le Royaume-Uni, chargé de superviser et de gérer les opérations militaires conjointes dans le monde entier.
AFP
Le ministère de la Défense britannique a publié une courte vidéo sur son compte X montrant des responsables militaires britanniques en pleine conversation téléphonique.
Le détroit d’Ormuz est quasiment fermé depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le 28 février, ce qui perturbe l’approvisionnement mondial en matières premières essentielles telles que le pétrole, le gaz naturel liquéfié et les engrais.
Cette situation a entraîné une forte hausse des prix de l’énergie. Lors de la réunion diplomatique de jeudi dernier, organisée par la ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, les dizaines de participants ont exigé la « réouverture immédiate et sans condition » de cette voie maritime vitale, selon des sources londoniennes.
Accusant l’Iran de tenter de « prendre en otage l’économie mondiale », les ministres des Affaires étrangères et les représentants présents ont discuté de divers domaines d’« action collective et coordonnée possible », avait indiqué Mme Cooper.




