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Cessez-le-feu en Iran | Le pétrole plonge après l’annonce de la trêve

(Londres) Les cours du pétrole dégringolent mercredi, le marché espérant une réouverture du détroit d’Ormuz après le cessez-le-feu de deux semaines annoncé entre les États-Unis et l’Iran.  


Publié à
7 h 23
Mis à jour à
11 h 35

Vers 11 h 15 (heure de l’Est), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait 13,04 % à 95,02 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, chutait de 15,27 % à 95,70 dollars.

Pour faire pression sur Washington, l’Iran a orchestré la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz par où transite habituellement environ 20 % de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Le cessez-le-feu annoncé mardi prévoit que les États-Unis interrompent les attaques sur l’Iran durant deux semaines, et que Téhéran en retour rouvre temporairement ce passage maritime stratégique reliant le Golfe au golfe d’Oman.  

C’est pourquoi on assiste à « un énorme retournement de marché, un soulagement massif », affirme à l’AFP Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Si la réouverture se confirme dans les prochains jours, « en théorie, les 10 à 13 millions de barils par jour de brut et de produits (pétroliers) qui étaient bloqués […] devraient désormais être progressivement libérés », explique Tamas Varga, analyste chez PVM.

Mais à 95 dollars le baril, il s’agit « encore d’un prix du pétrole très élevé », tempère auprès de l’AFP Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy.

Ce niveau des cours, bien plus haut qu’avant la guerre au Moyen-Orient, débutée le 28 février, témoigne d’un marché encore prudent.

« Nous pensons qu’il y a plusieurs points de friction sur lesquels il sera difficile de trouver un terrain d’entente lorsque les parties commenceront à négocier un accord de paix permanent », estiment les analystes de DNB Carnegie.

Le vice-président américain J.D. Vance a qualifié mercredi le cessez-le-feu en Iran de « fragile », et des violations du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis « ont été signalées », a affirmé le premier ministre pakistanais.

Et, pour M. Leon, même s’il y avait un cessez-le-feu permanent, les prix ne retomberaient pas sous les 80  dollars de sitôt, car « il y a un important retard logistique dans le détroit d’Ormuz » et « de nombreux dommages sur les infrastructures énergétiques dans la région », précise l’analyste.

Par ailleurs, le prix du gaz baisse fortement, réagissant également à l’annonce du cessez-le-feu. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, plongeait de 14,41 % à 45,58 euros.

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