Ottawa promet plus de 356 emplois dans la production de munitions au Québec

Le plan récemment dévoilé par Ottawa pour accroître la capacité de production de munitions au Canada devrait permettre de créer plus de 356 emplois au Québec. C’est le ministre fédéral responsable de l’Approvisionnement, Joël Lightbound, qui en a fait l’annonce mercredi à l’usine de General Dynamics de Repentigny.
Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, avait annoncé le mois dernier que le gouvernement fédéral allait investir massivement dans la fabrication de munitions lourdes destinées à l’artillerie, soit une somme de 1,4 milliard de dollars, au Québec et en Ontario.
Au Québec, ces investissements dépasseront le milliard de dollars et devraient générer d’importantes retombées économiques, selon Ottawa. La plus grande partie de cette somme — 642 millions — sera consacrée à la construction d’une usine de fabrication de projectiles hautement explosifs de 155 mm sur le terrain de General Dynamics dans le secteur Le Gardeur de Repentigny.
Une somme de 356 millions de dollars permettra aussi la construction d’une usine de nitrocellulose sur le terrain de cette même entreprise à Salaberry-de-Valleyfield. Selon les chiffres transmis au Devoir par l’équipe de M. Lightbound, cet investissement devrait créer plus de 40 emplois permanents pour du personnel qualifié, avec des possibilités d’emploi supplémentaires pendant la construction et grâce aux retombées sur les chaînes d’approvisionnement locales et les industries connexes.
Enfin, 58 millions seront destinés à la création d’une première usine canadienne de charges M231 et M232, utilisées dans les obus d’artillerie de 155 mm, également à Salaberry-de-Valleyfield. Le gouvernement compte sur la création d’au moins 18 emplois permanents et hautement qualifiés, mais jusqu’à 116 postes pourraient être créés une fois l’installation en pleine production.
« Une base industrielle de défense solide n’est pas seulement une question de sécurité, c’est aussi une question de souveraineté », a indiqué Joël Lightbound. Selon le ministre de l’Approvisionnement, ces investissements devraient permettre de produire au Canada ce dont ses Forces armées ont besoin, « sans avoir à se tourner vers l’étranger ».
Après avoir été l’un des pires membres de l’OTAN en la matière, le Canada a finalement atteint la cible symbolique de 2 % de son produit intérieur brut consacré à la défense nationale, selon le plus récent rapport annuel de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), publié à la fin mars. C’est la première fois depuis la fin des années 1980 qu’Ottawa atteint cet objectif.
Le gouvernement Carney a injecté 9 milliards de dollars supplémentaires dans le budget de la Défense en 2025, portant le total des sommes dépensées à 63 milliards.



