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« Merci de la confiance que vous m’accordez » : Stéphane Le Foll conserve la présidence de Le Mans Métropole

Merci de la confiance que vous m’accordez. Sans surprise, Stéphane Le Foll (PS) a conservé son poste de président de Le Mans Métropole, ce jeudi 9 avril 2026, lors du conseil d’installation. Le maire du Mans (Sarthe), seul candidat, se succède à lui-même, après avoir déjà endossé le costume lors du précédent mandat. Six années au cours desquelles les intérêts des communes ont été pris en compte, en même temps que les enjeux métropolitains, rappelle Stéphane Le Foll.

Pour ce nouvel exercice, Stéphane Le Foll fixe un cap aux 74 élus de la nouvelle assemblée, représentant les vingt communes de Le Mans Métropole. « Nous devons assurer son développement, entend le président. La Métropole et ses quelque 215 000 habitants ont des atouts indéniables. Ensemble, nous allons travailler, faire en sorte de continuer à progresser dans tous les domaines. » Et de citer en exemple le gros chantier de la fiscalité unique, mis en place lors du précédent mandat.

Attractivité économique, tourisme…

Attractivité économique, tourisme, logement, santé… le champ de compétences de la communauté urbaine est vaste. La thématique de la sécurité en fait aussi partie. Stéphane Le Foll s’attarde ainsi sur le conseil local intercommunal de prévention de la délinquance (CISPD), présidé par le Manceau Christian Lacoste, conseiller délégué : La question de la délinquance, tout le monde y est confrontée. nous avons tout intérêt à travailler de manière collective.

Lire aussi : « Chacun aura à assumer sa responsabilité » : Stéphane Le Foll réélu maire du Mans, le conseil municipal installé

Quinze vice-présidents

Comme lors du précédent mandat, quinze vice-présidents entoureront Stéphane Le Foll. Six femmes pour neuf hommes. Aux avant-postes, on retrouve le même quinté d’élus et dans l’ordre : Isabelle Leballeur, la maire de Pruillé-le-Chétif ; Christophe Rouillon, maire de Coulaines ; Fabienne Lagarde, conseillère municipale du Mans ; Gilles Leproust, maire d’Allonnes ; Christine Poupineau, maire-adjointe au Mans. Franck Breteau, maire de Saint-Georges-du-Bois, Quentin Portier, maire-adjoint au Mans et Jean-Yves Lecoq conservent également un poste de vice-président.

Les 74 élus de Le Mans Métropole ont été installés ce jeudi 9 avril 2026. | OUEST-FRANCE
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Les 74 élus de Le Mans Métropole ont été installés ce jeudi 9 avril 2026. | OUEST-FRANCE

A contrario, sept nouveaux visages intègrent le collège des vice-présidents : Blandine Affagard, conseillère municipale au Mans ; Jean-Philippe Monteil, conseiller municipal au Mans ; Sophie Moisy, maire-adjointe au Mans ; Nicolas Augereau, maire de Fatines ; Cécile Leroux, maire-adjointe au Mans ; Onur Yilmaz, conseiller municipal au Mans ; Laurent Paris, maire de Rouillon.

À noter que neuf conseillers communautaires délégués ont également été désignés. Soit un de plus par rapport au précédent mandat.

Quelles indemnités pour les élus ?

Comme pour le précédent mandat, Stéphane Le Foll touchera 5 960,25 € brut par mois pour assurer la présidence de Le Mans Métropole. « L’indemnité ne se cumule pas avec celle de maire, et de ce fait plafonnée», précise son cabinet. « Rien n’a changé, si ça peut rassurer ceux qui ont des inquiétudes vis-à-vis du pouvoir excessif du maire et du président», ajoute Stéphane Le Foll, un brin sarcastique.

Ses quinze vice-présidents percevront 2 324,50 € brut, contre 2 170,36 € auparavant. Les neuf conseillers délégués toucheront 1 092,71 €, contre 1 017,35 € lors du précédent mandat.

Une délégation au président questionnée

L’exercice du conseil d’installation, aussi long que formel, n’invite guère au débat. Seul Emmanuel Brasseur, élu manceau d’opposition du groupe Gauche plurielle, citoyenne, écologiste et communiste, se questionne sur une délégation accordée au président : celle de l’attribution des aides aux entreprises, auparavant soumises au vote en assemblée : « Je pense que l’attribution de crédits publics à des fonds privés devrait l’objet de discussions.» « C e sont des aides dédiées aux PME (Petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire), qui ne sont pas énormes. Elles ne concernent pas les gros groupes », répond Stéphane Le Foll. Qui aura bien délégation, puisque le conseil décide de ne pas suivre la proposition d’Emmanuel Brasseur. Un récapitulatif des aides accordées sera tout de même réalisé chaque année.

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