L’unique fort militaire temporaire du Québec sera sauvé de la dégradation

La ministre du Tourisme Amélie Dionne et le ministre de la Culture Mathieu Lacombe en ont fait l’annonce, vendredi.
Cette enveloppe permettra non seulement la restauration de la palissade qui entoure le fort, mais aussi celle du revêtement de la toiture du dortoir des officiers et du garde du corps.
La directrice du musée du Témiscouata expliquait cette semaine que les travaux de restauration sont évalués à environ 2 millions de dollars et espérait pouvoir aller de l’avant dès cette année.
C’est la palissade qui nécessite une restauration d’urgence, expliquait la directrice du musée, Marie-Michelle Bleau.
Situé dans le secteur de Cabano à Témiscouata-sur-le-Lac, le Fort Ingall a été construit en 1839 en plein conflit frontalier entre le Bas-Canada et le Maine. Occupé par des troupes britanniques jusqu’en 1842, il représente un rare exemple de camp militaire temporaire érigé pour affirmer une présence stratégique sur le territoire. Il a pu être reconstruit en 1970 et quelques réparations ont été effectuées depuis, mais aujourd’hui, sa palissade se détériore rapidement et nécessite une intervention urgente pour éviter des pertes irréversibles.
«C’est en bois et non en pierre et ce genre de construction était conçue pour durer entre cinq et dix ans, donc ça commence à être très urgent», soulignait Marie-Michelle Bleau, plus tôt cette semaine en entrevue avec Le Soleil.
Le fort Ingall est classé site patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Il est ouvert au public durant la période estivale et offre plusieurs activités et expositions mettant en valeur son histoire.
«Seul du genre au Québec, le fort Ingall est un élément patrimonial important de l’histoire de la région du Bas-Saint-Laurent. Chaque été, il attire de nombreux visiteurs dans la région», a indiqué la ministre et députée de Rivière-du-Loup-Témiscouata-Les Basques, Amélie Dionne.
Le président du fort Ingall, Alexandre April, se réjouit de l’aide octroyée. «Cette aide financière nous permet non seulement de mettre à niveau nos infrastructures, mais aussi de préserver et de mettre en valeur un site emblématique de notre histoire. Nous pourrons en assurer la pérennité», a-t-il dit.
Le projet de restauration de la palissade est également finaliste au concours canadien Le Beau sauvetage. La direction du site espère remporter les 50 000 $ remis au gagnant.




