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Le prix exagéré de plusieurs contraventions

Avertissement : je ne parle pas du tout dans cette chronique des contraventions qui concernent les comportements dangereux sur la route. Mon propos se limite aux contraventions de stationnement ou autres du même genre. Aucune vie en jeu, pas de sécurité en cause.

Je raconte deux histoires. J’ai reçu le témoignage d’une mère de famille, travailleuse du réseau de la santé, qui a dû recourir à une banque alimentaire pour la première fois. Elle n’a pas un gros salaire, vit d’une paye à l’autre, mais avait toujours réussi à s’en sortir.

En quelques jours, pare-brise fissuré, visite d’urgence chez le dentiste et… contravention niaiseuse. Une contravention de 200 $. Avec le coût de la vie élevé, plusieurs ménages sont à ce point serrés.

La semaine passée, je suis avec un groupe de jeunes, étudiants et jeunes professionnels. Les autos garées dans les parcomètres. Un des jeunes y remet de l’argent à 13 h 18. Or le paiement précédent se terminait à 13 h 13. 100 $ de contravention, desquels on ne soustrait pas les sommes perdues inutilement dans le parcomètre.

Montréal est une ville croche avec des services médiocres, mais une chose fonctionne : la distribution des contraventions. 185 agents supplémentaires récemment embauchés. Au service des permis, on se traîne les pieds et on compte le temps en mois. Au service des tickets, là on compte en minutes !

Hausses importantes

La contravention de base dépasse désormais les 100 $. C’était 90 $ à Montréal il y a deux ans. Sur les 100 $, le billet stipule : 33 $ de frais. Personne n’a vu le détail de cela. Quelle connerie ! Juste des mots vides pour arracher de l’argent aux citoyens. Dans plusieurs autres villes aussi, des hausses choquantes ont été appliquées.

On aura beau dire que ce n’est pas une bête façon de surtaxer les contribuables, la Ville de Montréal prévoit récolter cette année un quart de milliard seulement avec les contraventions de balayage des rues. Cet argent est devenu indispensable.

Les gouvernements et les villes se disent que c’est moins impopulaire de hausser les contraventions que les taxes. Puisque les contraventions sont liées à de mauvais comportements. Cela tient la route lorsqu’il s’agit de sanctionner les comportements à risque sur la route. Mais pour punir des banalités, des distractions ?

Pur abus

Dans une période où l’inflation a tant resserré les budgets des ménages, la question se pose et elle n’est pas ridicule. Les gouvernements et les villes ont-ils exagéré sur le coût des contraventions pour des fautes mineures ? Lorsqu’on a laissé son véhicule cinq minutes au mauvais endroit, la pénalité est-elle disproportionnée pour la faute ?

Ajoutons les signalisations confuses, les règles changeantes, les pièges à tickets, nous comprenons tous que les villes prennent les moyens de maximiser leurs revenus. Comme le gouvernement le fait avec ses radars photo.

(En passant, ce n’est pas le texte d’un gars frustré, je n’ai pas reçu moi-même de contraventions depuis un bout…)

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