Un oiseau rare observé dans la région de Québec en fin de semaine

La région de Québec accueille un visiteur peu commun depuis quelques jours, soit un caracara huppé, un oiseau de proie de la famille des faucons qui vit principalement en Amérique centrale et du Sud.
Le magnifique oiseau de proie a été aperçu par de nombreux observateurs notamment à Saint-Augustin-de-Desmaures dans le courant de la fin de semaine. Il est plutôt coloré, avec une calotte noire, une face orangée ou rouge, un bec gris clair et de longues pattes jaunes. Son cou et sa poitrine sont blancs et le reste du corps est noir.
Le caracara huppé repéré dans la région de Québec en fin de semaine
Photo: Laetitia Desbordes
Déposée le 13 avril 2026
Photo fournie par Laetitia Desbordes
Ce n’est pas la première fois qu’un caracara huppé est aperçu au Québec, mais ça reste assez rare en Amérique du Nord. Le plus loin qu’il s’aventure normalement est plutôt au sud du Texas.
« Ce serait la cinquième mention pour le Québec. La première fois qu’un [caracara huppé] a été vu, c’était en 2012 et la dernière fois, en 2024 », souligne Jean-Sébastien Guénette, directeur général de QuébecOiseaux.
La grande question qui est sur toutes les lèvres est de savoir comment il a atterri au Québec, si loin de son milieu habituel. M. Guénette croit qu’il s’agit du phénomène appelé « vagrancy », qui consiste en un individu qui s’égare loin de son aire de répartition normale, de migration ou d’hivernage, souvent en raison de facteurs climatiques ou d’erreurs de navigation.
« C’est un oiseau qui se perd. Quand il se disperse, pour chercher de nouveaux territoires par exemple, il peut déborder de son aire de répartition », poursuit M. Guénette.
La période migratoire actuelle et les vents du sud pourraient donc l’avoir déporté jusqu’ici.
Aucun danger
« Les oiseaux profitent des vents du sud pour s’aider à migrer. Donc, oui, ça pourrait arriver que l’oiseau ait été déporté plus loin que ce qu’il avait prévu, observe M. Guénette. Dans les derniers jours, il y a eu de bons événements de vent du sud qui ont permis de ramener les vrais migrateurs au Québec. C’est donc une possibilité. »
L’animal ne serait pas en danger, le climat étant plus doux à cette période de l’année. Il pourra aisément trouver de la nourriture, tels de petits mammifères, des oiseaux et des animaux morts.
Il ne représente pas de danger pour l’humain et les animaux de compagnie, puisqu’il est assez craintif.
Pour tenter de repérer l’oiseau, il est possible de consulter le site ebird.org, où son observation selon l’endroit est signalée en temps réel.
Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?
Écrivez-nous à l’adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.




