News CA

Boucher : Des blessures qui tombent mal à Montréal

Leur absence a aussi permis à Reinbacher de donner ses premiers coups de patin dans la LNH. Un match ne fait pas une carrière, mais il a démontré de belles choses, et qui sait, peut-être aura-t-il un rôle plus important que prévu en première ronde des séries.

Parce que sinon, quelles sont les options de Martin St-Louis à droite? On utilisait déjà Lane Hutson de ce côté, et on a vu Kaiden Guhle, qui a heureusement pu revenir au jeu contre les Islanders de New York, jouer de son mauvais côté dimanche. Donner plus de responsabilités à Jayden Struble, Arber Xhekaj et Adam Engstrom serait tout aussi périlleux que de donner une chance à Reinbacher de se faire valoir.

Est-ce que l’état-major du Tricolore va finir par se mordre les doigts de ne pas avoir été chercher du renfort à cette position à la date limite des transactions? Il faut dire que la demande était forte à ce moment-là, et la grande majorité des défenseurs qui ont changé d’adresse pour se joindre à des équipes aspirantes à la Coupe Stanley dans les jours qui ont précédé la date limite étaient des droitiers. Justin Faulk, Tyler Myers, Conor Murphy, Mackenzie Weegar, Nick Blankenburg, Luke Schenn, Jeff Petry et John Carlson, pour ne nommer que ceux-là, évoluent tous du côté droit.

Ce qui fait encore plus mal au CH, c’est que Dobson et Carrier étaient des piliers de l’infériorité numérique de Montréal. En leur absence, on devra en demander encore plus, si c’est humainement possible, à Mike Matheson, et faire confiance à des joueurs que l’on n’a pas vu souvent dans cette phase du jeu comme Xhekaj et Lane Hutson. Il ne reste cependant qu’un match à la saison des Canadiens, alors la période pour les expériences et les auditions sera très courte.

Contre les Flyers de Philadelphie mardi, St-Louis ne voudra probablement pas surtaxer ses piliers comme Matheson et Hutson. Il ne peut pas non plus leur dire de lever le pied, de ne pas distribuer de mises en échec et de ne pas bloquer de tirs. Ces athlètes sont fiers, et leur demander de ne pas tout donner une fois sur la glace, ça relève de l’impossible. L’entraîneur va probablement tenter de répartir le mieux possible le temps de glace contre les Flyers, et il va se croiser les doigts dans ses poches que d’autres blessures ne surviennent pas.

Un mal pour un bien

Parce que l’essentiel quand la série contre le Lightning de Tampa Bay se mettra en branle, c’est de miser sur une équipe la plus en santé possible. Comme c’est déjà difficile de ce côté au sein de la brigade défensive du CH, ne vous attendez pas à voir Matheson jouer 31 minutes simplement pour remporter le match à tout prix avec l’avantage de la glace au premier tour comme récompense.

En fait, avec une jeune équipe comme les Canadiens, je dirais presque que ce ne serait pas la pire des nouvelles d’amorcer le tournoi printanier sur la route. Entendons-nous, le soutien de la foule à Montréal est toujours un facteur important, surtout en séries. Cependant, mon expérience à plusieurs niveaux m’a montré qu’il est plus facile de contrôler l’environnement d’une équipe quand elle joue à l’étranger.

Cette équipe est soudée et les joueurs aiment passer du temps ensemble. Ils auraient l’occasion d’être ensemble 24 heures sur 24 et avoir moins de distractions à gérer s’ils disputaient leurs deux premières rencontres dans un autre amphithéâtre. De plus, les joueurs n’auraient pas à ressentir la pression d’animer le spectacle en lever de rideau, et l’équipe pourrait se concentrer sur ce qui est le plus important, la victoire, sans sentir qu’ils doivent en donner plus pour faire plaisir aux partisans.

La fiche des Canadiens à l’étranger cette saison indique que l’équipe se tire parfaitement bien d’affaire loin du Centre Bell. Le Tricolore présente le deuxième meilleur dossier de la ligue à l’étranger à 24-8-8, soit légèrement mieux que son rendement à domicile, où il montre une fiche de 24-15-2. On parle de seulement huit défaites en temps régulier loin de la maison, et comme en séries, les matchs ne se décident pas à trois contre trois ou en fusillade, on parle d’une proportion plus élevée de matchs où le CH a finalement plié l’échine après la fin du temps réglementaire. Huit de leurs dix défaites en prolongation où en fusillade ont été subies sur la route cette saison, dans des circonstances qui n’existent plus en séries.

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button