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Le coup d’État de Mark Carney

Je l’évoquais il y a quelques jours en chronique : Mark Carney a la chance d’avoir comme voisin politique Donald Trump, qui a non seulement un tempérament autoritaire, mais le style qui va avec, avec une dimension carnavalesque, même bouffonne, César devenu Néron, ou du moins, faisant tout pour nous le faire croire.

Cela permet donc à Carney de jouer au grand démocrate, et même au champion de la démocratie dans le monde. Et puisque nous sommes dans une époque où la propagande écrase l’information, ils sont nombreux à y croire, sans trop s’intéresser aux faits.

Il faut pourtant le faire – et on constatera alors que derrière son air de gentleman britannique, Mark Carney est un chef autoritaire comme il y en a tant aujourd’hui.

Sa carrière l’y prédisposait.

Mondialisme

Gouverneur de banques centrales par vocation, Mark Carney représente bien ces élites mondialistes qui ont dominé l’Occident depuis la fin des années 1980.

Ces élites ne faisaient pas reposer leur légitimité sur la souveraineté populaire (elles se méfiaient même du peuple), mais sur une supposée compétence technocratique, validée par des diplômes, et un circuit de cooptation dans les institutions de la gouvernance globale.

Ce sont ces élites, bien davantage que celles provenant de la vie politique démocratique, qui ont construit l’Occident que nous connaissons aujourd’hui – je parle de sociétés endettées, insécuritaires, où la propriété est inaccessible aux classes moyennes, noyées par l’immigration, aux repères identitaires déconstruits, gavées par un divertissement débilitant poussant à l’abrutissement des masses.

Autrement dit, ces élites prétentieuses et sermonneuses ont échoué.

C’est de ce moule que vient Mark Carney. Et c’est ainsi qu’on comprendra son arrivée au pouvoir et la séquence des transfuges.

Le PLC était au pouvoir depuis 2015. Son objectif, plus que jamais, était de devenir le parti naturel de gouvernement du Canada. Pour cela, il a colonisé toutes les institutions du pays avec ses fidèles, et modifié la composition démographique de la population à son avantage.

Il était toutefois menacé de retourner dans l’opposition après 10 ans d’incompétence à la Trudeau.

Il a transformé l’arrivée de Donald Trump en clin d’œil providentiel, en laissant croire que le Canada était menacé d’annexion, presque d’invasion, et que lui seul pouvait le sauver, défendre sa souveraineté.

Autoritaire

Les élites canadiennes ont relayé ce discours. Le PLC a pu conserver le pouvoir. Mais sans majorité parlementaire. Les Canadiens ont refusé de la lui accorder. Carney a alors décidé de la voler un député à la fois, ce qu’il est parvenu à faire.

Officiellement, il a respecté la logique des institutions. Dans les faits, il s’agit d’un coup d’État en douce qui ne dit pas son nom. On détourne le résultat des élections pour se donner les pleins pouvoirs que le peuple a refusé de nous donner.

Le Canada n’est plus qu’une démocratie d’apparence. Mais évidemment, on préférera s’exciter contre Donald Trump plutôt que regarder dans notre propre cour.

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