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Sondage Léger | Christine Fréchette fait remonter la CAQ

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(Québec) Paul St-Pierre Plamondon tiendra un référendum coûte que coûte dans un premier mandat. Même si son engagement nuit à sa popularité, le chef péquiste garde le cap.


Mis à jour hier à
13 h 36

Le chef du Parti québécois (PQ) refuse de se laisser « influencer » par le dernier sondage Léger qui lui donnerait « une super majorité » s’il abandonnait sa promesse de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec.

« Qui va me croire au Québec, […] quelle est la valeur de l’engagement politique, si j’arrive devant vous puis je vous dis : “Eille ! J’ai regardé un sondage ce matin, laissez-moi vous dire exactement l’inverse de ce que je pense ?” », a affirmé M. St-Pierre Plamondon, en mêlée de presse à Québec.

Selon le coup de sonde publié mardi dans les médias de Québecor, le PQ obtiendrait 31 % des voix si les élections générales avaient lieu aujourd’hui. Le parti souverainiste – qui domine toujours chez les francophones – continue d’être talonné par les libéraux de Charles Milliard, qui récolteraient 28 %. Une perte de 5 points depuis le dernier coup de sonde, il y a une dizaine de jours. La Coalition avenir Québec (CAQ) fait mieux avec Christine Fréchette, avec 17 %. C’est un gain de 4 points.

Or, le sondage démontre également que le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon récolterait 39 % des intentions de vote s’il mettait de côté son engagement de tenir un référendum dans un premier mandat.

« Mais ce qu’on sous-entend, c’est qu’il faudrait que je brise une promesse, puis un engagement solennel pour passer d’une majorité à une super majorité, ce qui me fait un peu rire », a-t-il lancé.

S’entendre sur l’essentiel

La semaine dernière, il a tendu la main aux « nationalistes » de la CAQ déçus par la victoire de Christine Fréchette en affirmant qu’ils peuvent « s’entendre sur le fond des choses, sur l’essentiel ».

Ce qui « n’est pas essentiel », ce sont les questions touchant « la mécanique » entourant le référendum, qui occupent « constamment l’espace public » comme la date de l’exercice, a expliqué mardi le chef péquiste.

Paul St-Pierre Plamondon soutient qu’il trouve cette discussion « parfois pénible » et qu’il « n’a pas d’intérêt personnel pour le référendum ».

« Je fais juste le constat qu’on doit sortir du Canada et se faire confiance si on veut que les choses changent. Parce que la plupart de nos problèmes très tangibles découlent de politiques du fédéral ou de dédoublements, de gaspillage, qui sont intenables à moyen, long terme, plaide-t-il. Donc, je vais continuer de porter ça, et indépendamment des sondages, parce que je pense que ça a une valeur, d’être cohérent puis de tenir son bout dans l’engagement politique », a expliqué M. St-Pierre Plamondon.

Les appuis à la souveraineté sont à la hausse par rapport au sondage Léger de mars, avec 35 % en faveur (+6 points).

Pas pour « demain matin »

Le leader péquiste a répété que le référendum sur la souveraineté n’est pas « pour demain matin » et que le contexte géopolitique demeure incertain.

Le soir de la victoire de son parti dans Chicoutimi, Paul St-Pierre Plamondon a reconnu que des électeurs « ont véritablement peur » d’un référendum depuis l’élection de Donald Trump.

« Ce serait aussi une erreur de penser qu’on va aux urnes demain matin. Dans un an, deux ans, trois ans… on ne sait pas [où on sera rendus]. Et je trouve qu’une fenêtre de quatre ans, non seulement c’est beaucoup, mais que la réflexion et l’exercice de s’exprimer dans le respect de chacun, en démocratie, c’est normal », a-t-il expliqué.

M. St-Pierre Plamondon a déjà ouvert la porte à tenir un tel exercice une fois la présidence de Donald Trump terminée.

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