Comment économiser 13 000 $ lors du renouvellement de votre hypothèque en 2026

En 2026, plus d’un million de ménages canadiens devront renouveler leur hypothèque. Plusieurs perdront jusqu’à 13 000 $ sans s’en rendre compte. Pourtant, quelques heures de recherche peuvent leur faire économiser plusieurs milliers de dollars.
Au moment du renouvellement, le taux proposé par votre banque n’est pas toujours le plus compétitif du marché. Plusieurs emprunteurs signent sans comparer, faute de temps ou d’information. Chantal Chevalier, courtière au Groupe Hypothécaire Orbis, l’observe régulièrement :
« J’ai des clients qui arrivent à quelques semaines de leur échéance sans avoir reçu le moindre avis de leur banque. Ils doivent magasiner en urgence. »
Quand votre banque vous soumet une offre de renouvellement, ce taux n’est souvent pas le plus bas disponible – c’est généralement son point de départ. Dans bien des cas, il est possible d’obtenir de meilleures conditions en négociant ou en consultant un courtier indépendant.
La raison est simple. Selon Chantal Chevalier : « Les banques ne sont pas toujours très proactives avec leurs clients existants au moment du renouvellement. Leurs efforts sont souvent concentrés sur l’acquisition de nouveaux clients. » Dans ce contexte, la fidélité ne se traduit pas nécessairement par les meilleures conditions.
Ce que ça coûte concrètement
Prenons un exemple concret. Un triplex à Rosemont, acheté en 2021 à 1,74 % fixe, générait un paiement mensuel de 1970 $. Au renouvellement en 2026 à 3,94 % : ce paiement grimpe à 2425 $ par mois. Cela représente 5460 $ de plus par année.
En obtenant, par l’intermédiaire d’un courtier hypothécaire, une offre variable à 3,35 %, l’économie peut atteindre environ 120 $ par mois, soit 1440 $ par an. Selon Ratehub, les emprunteurs qui changent de prêteur au renouvellement peuvent économiser en moyenne 13 857 $ par rapport à un renouvellement automatique avec leur banque.
Un client de Chantal Chevalier, appelons-le Bernard, a vécu une situation similaire. magasinant, il a obtenu une meilleure offre que celle de sa banque, une différence pouvant représenter plus de 10 000 $ sur cinq ans.
« Ce que Bernard ne comprenait pas, raconte Mme Chevalier, c’est pourquoi sa banque ne lui avait pas offert ce taux d’emblée. Il a finalement changé d’institution. »
Fixe ou variable : un choix stratégique
L’écart entre un taux fixe à 3,94 % et un taux variable à 3,35 % représente environ 120 $ par mois sur un prêt de 400 000 $. Et ce n’est pas un hasard si certaines institutions mettent davantage le taux fixe de l’avant : « Le taux fixe a récemment augmenté à cause des incertitudes géopolitiques », explique Chantal Chevalier.
La Banque du Canada maintient son taux directeur à 2,25 %, et la relative stabilité à court terme semble être le scénario dominant, mais cela peut changer rapidement. Le choix entre taux fixe et variable dépend avant tout du profil de risque et de l’horizon de chacun. Il n’y a pas de réponse universelle.
4 choses à faire avant de signer
- Magasiner 120 jours avant l’échéance. La plupart des prêteurs permettent de sécuriser un taux jusqu’à quatre mois à l’avance.
- Demandez à votre banque son meilleur taux, pas juste son taux affiché. Le mot « meilleur » change parfois la réponse, sans autre démarche.
- Vérifiez si votre hypothèque est ouverte ou fermée. Certains transferts entraînent des pénalités qui peuvent effacer les économies réalisées – comparez le net, pas juste le taux.
- Gardez une trace écrite de toutes les offres reçues. C’est votre principal outil de négociation. Avec une offre concurrente en main, votre banque peut parfois s’aligner.




