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Le Canadien | Une formation intacte pour accueillir une foule en délire

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Les signes qu’un party s’en vient peuvent être multiples. Ce vendredi matin, lorsqu’il est arrivé au Centre Bell, café en main, Martin St-Louis a rapidement eu la confirmation que les invités seraient nombreux aux alentours de l’amphithéâtre en vue du troisième match de la série contre le Lightning.


Publié à
12 h 30

« Il y avait peut-être 20 ou 30 toilettes chimiques… La place est prête ! », a-t-il lancé, provoquant l’hilarité parmi les journalistes devant lui.

Quelques minutes plus tôt, l’entraînement optionnel de son club n’avait pas permis d’obtenir de grand secret sur l’agencement de son effectif. Seulement, puisque Brendan Gallagher et Joe Veleno ont encore fait du travail additionnel après le groupe principal, on peut déduire qu’ils seront les attaquants en trop et que la formation restera identique à celle qui a disputé les deux premiers duels de cette série, égale 1-1.

Sans grande surprise, le sujet du jour était principalement la rentrée montréalaise du Tricolore, évènement phare du printemps qui ne rate jamais d’embraser la métropole.

J’ai vraiment hâte à ce soir ! On a connu ce feeling l’an dernier, et je m’attends à encore mieux ce soir. J’ai hâte de sentir l’énergie de la foule.

Alexandre Carrier

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES LA PRESSE

Alexandre Carrier

Zachary Bolduc, lui, vivra son baptême des séries à Montréal. Comme partisan, il est venu quelques fois au Centre Bell, mais seulement en saison. « J’ai vu l’an passé à quel point l’ambiance est électrisante. J’ai hâte à ce soir ! », a-t-il dit, lui aussi.

On pourrait croire que cette énergie additionnelle peut être une arme à double tranchant pour les joueurs sur la glace, mais les principaux concernés, sans l’écarter complètement, ont nuancé cette hypothèse.

« Le match numéro 1 [à Tampa] était un bon test, a estimé Alex Newhook. Il faut utiliser l’appui de la foule positivement, sans être trop excités. »

L’adversaire peut aussi s’alimenter de cette effervescence, mais dans une bien moindre mesure, a-t-il ajouté. « Ce n’est pas pareil d’avoir la foule avec toi et contre toi. »

Le défi de garder la tête froide est surtout présent au début du match, a repris Carrier. « Il faut garder ça simple et rester concentrés. On va utiliser l’énergie de la foule, mais de la bonne façon. »

Newhook, par ailleurs, a avoué avoir été « impressionné » par la contribution des partisans l’an dernier. Même s’il avait « vu de quoi ils sont capables en saison », il a découvert que comme les joueurs, ils ont des ressources supplémentaires en séries. « C’est l’endroit rêvé », a-t-il résumé.

Martin St-Louis croit la même chose.

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES LA PRESSE

Martin St-Louis, entraîneur-chef du Canadien

Il n’y a rien comme être derrière le banc du Canadien en séries. C’est incroyable. Je suis content de l’avoir vécu l’an dernier. De pouvoir être au cœur de la magnitude de ce marché, ce n’est pas quelque chose que je tiens pour acquis.

Martin St-Louis, entraîneur-chef du Canadien

Il a encore rappelé à quel point encourager le bleu-blanc-rouge est « rassembleur » pour la province. Il en a la preuve tout près de lui, alors que sa femme et leurs enfants sont en ville, eux qui habitent aux États-Unis pendant la saison.

« C’est une très belle expérience et je suis content de pouvoir le partager avec ma famille. »

Pour lui comme pour ses joueurs, il faudra « voir les choses clairement à travers le chaos » et « ne pas laisser les émotions embrouiller [les] lectures sur la glace ».

On imagine bien que c’est probablement plus facile à dire qu’à faire lorsque le niveau de décibels fait trembler l’édifice…

En bref

PHOTO CHARLES WILLIAM PELLETIER, ARCHIVES LA PRESSE

Lane Hutson

  • Lane Hutson a cadré un total de six tirs mardi dans le deuxième match de la série, un sommet personnel, saison et séries confondues. Il a d’ailleurs inscrit le premier but de son club grâce à un rare lancer frappé et il est passé à quelques centimètres de sceller la victoire en fin de troisième période. « Il est capable de lancer, il fait sa lecture, a succinctement dit Martin St-Louis à ce sujet. Les meilleurs joueurs font les meilleures lectures, ils voient les choses clairement. Ils ont tous les outils pour accomplir beaucoup. »
  • L’entraîneur-chef a de nouveau été interrogé au sujet des difficultés de son premier trio à cinq contre cinq. En deux rencontres jusqu’ici, Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky ont passé 26 min 34 s sur la glace, principalement contre le trio d’Anthony Cirelli. Pendant ce temps, le Tricolore a été dominé 5-11 au chapitre des tirs cadrés, et 0-3 au pointage. « Ils doivent créer plus d’espace, a noté St-Louis. C’est une responsabilité collective. Le groupe s’est corrigé rapidement pendant la saison, je m’attends à ce qu’on soit meilleurs à cinq contre cinq. »
  • Le raffiné Scott Sabourin sera vraisemblablement en uniforme pour le match numéro 3. L’homme fort du Lightning a cherché noise aux joueurs du Tricolore, mardi, mais hormis une punition en fin de match, il a eu peu d’impact sur le match. « Ce n’est pas quelque chose qui nous tracasse », a laissé tomber Martin St-Louis, avec le ton de quelqu’un qui n’est, effectivement, pas trop tracassé.

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