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«Les choses auraient pu tourner autrement» : Scott Sabourin veut éviter les «pénalités stupides»

Lors du deuxième match de la série, Jon Cooper a inséré Scott Sabourin dans sa formation et il aurait pu le regretter. 

Le robuste attaquant de 32 ans n’est pas reconnu pour son jeu scientifique. Sa présence visait à déranger les joueurs du Canadien. Mais avec un peu plus de deux minutes à faire au match et une marque égale de 2 à 2, Sabourin en a trop mis sur Josh Anderson et il s’est retrouvé au cachot pour obstruction.

« Je vais continuer de jouer de la même façon, mais je ne peux pas placer mon équipe dans cette situation, a-t-il reconnu vendredi midi. Il y a des pénalités stupides dans un match, mais quand c’est en première période, il y a encore beaucoup de minutes à jouer. Le moment où j’ai pris celle-là était loin d’être idéal et je vais en être très conscient.

« Je ne crois pas que c’était le moment de faire ça et je ne crois pas que Jon s’attendait à ce que je fasse ça. Ça s’est bien terminé, mais les choses auraient pu tourner autrement et le Canadien aurait pu se retrouver en avance [dans la série] 2 à 0. »

Intensité

Sabourin a grandi dans une famille francophone d’Orléans en banlieue d’Ottawa, mais admet être le seul de sa famille à avoir perdu la langue de Molière parce qu’il a quitté la maison jeune en raison du hockey.

Le gros bonhomme est d’un commerce fort agréable, aux antipodes de sa personnalité sur la patinoire. Il n’entend d’ailleurs pas changer de style malgré cette punition.

« Je vais jouer avec intensité en échec avant et je vais essayer de rendre la vie dure à l’autre et on verra ce que ça va donner », note-t-il en ajoutant que le hockey serré du printemps lui va bien.

« Les séries offrent un autre niveau de rugosité et c’est de bon augure pour moi. Je veux essayer de donner un élan à mon équipe et faire de la place autour de mes coéquipiers. »

Une première

Sabourin n’a disputé que 73 matchs dans la LNH en 14 saisons chez les professionnels et la partie de mardi était sa première en séries. Disons qu’il était ému quand Jon Cooper est allé le voir pour lui dire qu’il aurait sa chance.

« Ça faisait longtemps que j’attendais ça. Le simple fait de jouer dans cette ligue est un honneur incroyable pour moi et participer aux séries, c’est une étape de plus. »

Même s’il demeure un joueur marginal et qu’il possède un talent somme toute limité, Sabourin a su obtenir la confiance de Jon Cooper au point où il était justement sur la glace avec deux minutes à jouer dans la rencontre et une marque égale, mardi.

« Quand ça fait aussi longtemps qu’on s’accroche comme c’est mon cas, avoir ce genre de confiance fait beaucoup de chemin. Tu commences à croire un peu plus en toi et tu peux avoir un plus grand impact. »

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