Tirs au dîner des correspondants | Trump affirme que le suspect « déteste les chrétiens »

(Washington) Le tireur qui a tenté de faire irruption dans un gala de la presse à Washington en présence de Donald Trump semblait viser de hauts responsables de l’administration américaine, a affirmé dimanche le procureur général des États-Unis, le président américain qualifiant l’assaillant de « visiblement très dérangé ».
Publié à
9 h 08
Mis à jour à
14 h 39
Des informations « très préliminaires » font penser aux enquêteurs que l’homme « ciblait des membres de l’administration » Trump, a déclaré le procureur général par intérim Todd Blanche à la chaîne CBS.
Le tireur « ne coopère pas activement », mais les enquêteurs pensent qu’il s’est rendu à Washington en train depuis Los Angeles en passant par Chicago, a précisé Todd Blanche, qui était également présent à ce dîner.
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Le procureur général par intérim, Todd Blanche
Des agents du Secret Service américain ont évacué Donald Trump après les tirs de l’assaillant qui a été appréhendé avant de pouvoir entrer dans la salle où se déroulait le dîner annuel réunissant le gratin de la politique et des médias à Washington.
Selon la police, le suspect portait deux armes à feu et de nombreux couteaux et des coups de feu ont été échangés. Un membre des forces de l’ordre s’est fait tirer dessus, mais a été protégé par son gilet pare-balles. L’assaillant n’a pas été blessé.
Charles III « soulagé »
« Ce n’est pas la première fois ces dernières années que notre République est attaquée par un assassin en puissance qui cherchait à tuer », a réagi Donald Trump, encore en tenue de gala, pendant une conférence de presse donnée à la Maison-Blanche environ deux heures après les tirs.
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Le président Donald Trump a pris la parole à la Maison-Blanche après les coups de feu lors du dîner des correspondants, auquel assistaient aussi le vice-président JD Vance, le procureur général par intérim Todd Blanche, le directeur du FBI Kash Patel et le secrétaire à la Sécurité intérieure Markwayne Mullin.
Il a ensuite estimé, évoquant l’assassinat d’Abraham Lincoln en 1865, que l’assaillant pourrait l’avoir visé car il était mécontent de sa politique. Les présidents « qui ont le plus d’impact » sont « ceux qu’on vise », a-t-il dit.
Donald Trump a été visé par une tentative d’assassinat en juillet 2024 lors d’un rassemblement de campagne où il a été blessé à l’oreille ainsi que quelques mois plus tard sur son golf en Floride.
Le président américain a estimé que l’assaillant samedi, dont l’identité n’a pas été officiellement révélée, était un « loup solitaire » et un « cinglé ».
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Des agents du FBI sont à l’œuvre dimanche à une adresse liée au suspect située à Torrance, en Californie.
S’exprimant dimanche sur la chaîne Fox News, il a indiqué que le suspect a écrit un manifeste « très antichrétien ».
« Lorsque vous lisez son manifeste, il déteste les chrétiens, ça ne fait aucun doute », a-t-il affirmé, parlant d’une personne « visiblement très dérangée ».
Les réactions de dirigeants mondiaux ont afflué, tous se disant « choqués » et apportant leur « soutien » à M. Trump. Parmi eux, le roi Charles III s’est dit « soulagé » que Donald Trump soit sain et sauf, à la veille de la visite d’État du monarque aux États-Unis.
La visite d’État du roi et de son épouse Camilla « se déroulera comme prévu » selon le palais de Buckingham.
Selon des médias américains, le suspect est un homme de 31 ans, Cole Tomas Allen, originaire de Torrance, en Californie.
PHOTO TIRÉE DU COMPTE TRUTH SOCIAL DE DONALD TRUMP, FOURNIE PAR REUTERS
Le suspect doit comparaître devant un tribunal lundi pour des charges liées aux armes à feu et à des agressions, ont indiqué des responsables.
L’auteur présumé des tirs comparaîtra lundi devant la justice. Il sera inculpé de deux chefs d’accusation : le premier pour usage d’une arme à feu lors d’un crime violent, le second pour l’agression d’un agent fédéral à l’aide d’une arme dangereuse.
Les images des caméras de sécurité diffusées par M. Trump sur Truth Social montrent une personne qui se rue au travers du portique de détection de métaux situé à l’entrée de la salle où se tenait le gala, et plusieurs membres des forces de l’ordre dégainant leurs armes.
L’hôtel Hilton de Washington, où avait lieu le dîner avorté, n’est pas « un bâtiment particulièrement sûr », a critiqué Donald Trump.
L’incident justifie la construction en cours d’une grande salle de bal à la Maison-Blanche, a déclaré dimanche Donald Trump sur Truth Social.
C’est devant cet hôtel que le président Ronald Reagan avait été blessé par balle en 1981 lors d’une tentative d’assassinat.
« À terre »
Le dîner annuel de l’association des correspondants à la Maison-Blanche avait débuté depuis peu, selon les journalistes de l’AFP présents, quand une grande agitation s’est fait entendre aux portes de la salle.
Des cris de « À terre ! À terre ! » ont retenti.
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Des agents du Secret Service américain entourent le président Donald Trump avant qu’il ne soit évacué de la scène.
Les convives se sont immédiatement allongés ou agenouillés par terre, tandis que des agents du Secret Service, le service de protection du président et des membres du gouvernement, sont entrés dans la salle, lourdement armés.
Sur une vidéo de l’AFP, on peut voir le président Trump assis à la table d’honneur, avec entre autres le vice-président, J.D. Vance alors que retentissent des coups sourds qui ne suscitent dans un premier temps aucune réaction.
Des agents de sécurité interviennent alors très rapidement et évacuent le président vers la gauche de l’estrade.
Ce gala réunit chaque printemps des centaines de personnes. Donald Trump, qui attaque sans relâche la presse, y assistait pour la toute première fois en tant que président. Il a assuré que l’évènement serait reprogrammé.



