Ado retrouvée morte à Lévis: début de l’enquête publique sur le décès de Maëlyne Lugez

L’enquête publique sur le décès d’une adolescente de 13 ans dans un boisé près de son école, en 2024 à Lévis, a débuté lundi au palais de justice de Québec.
Maëlyne Lugez avait tristement été retrouvée sans vie le 7 novembre 2024 dans le secteur de Saint-Jean-Chrysostome, dans le ruisseau d’une forêt située à plusieurs centaines de mètres de son école.
Tirée de l’avis de décès de Maëlyne Lugez
Elle avait quitté l’établissement la veille sur l’heure du dîner et n’avait pas été revue. Vingt-quatre heures s’étaient écoulées depuis le signalement de sa disparition.
« La perte d’une enfant de 13 ans est une épreuve d’une profondeur difficilement concevable. Bien que nul ne puisse véritablement mesurer une telle douleur, je veux vous assurer que cette enquête sera menée avec le plus grand respect et toute la rigueur requise et en profonde considération pour la mémoire de Maëlyne », a affirmé le coroner Luc Malouin en ouverture de l’audience.
La coroner Sophie Régnière a publié un premier rapport dans lequel est elle conclut à un décès accidentel par noyade, possiblement attribuable à un malaise.
Le document a toutefois été critiqué par la famille de l’enfant, notamment son père Samuel Lugez, qui dans un reportage de Radio-Canada déplorait qu’il demeure trop de zones d’ombre entourant la tragédie.
Les proches de Maëlyne Lugez regrettaient que le rapport élude la grande détresse psychologique qui l’habitait.
M. Lugez critiquait également l’interruption des recherches terrestres pendant la nuit.
« Nous reconstruirons ensemble la trame des événements à partir de la preuve présentée ici dans ce tribunal. Autrement dit, on efface l’ardoise et on recommence », a poursuivi Me Malouin.
Le coroner expérimenté, qui a piloté l’enquête publique sur la mort des petites Norah et Romy Carpentier à Saint-Apollinaire, a été désigné le 11 novembre 2025 par le coroner en chef, Me Reno Bernier, pour faire la lumière sur les événements.
Il entendra plus d’une vingtaine de témoins durant les cinq journées d’audience inscrites au calendrier, y compris le père et la mère de la jeune défunte.
Plus de détails à venir…



