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La censure se porte bien au Québec

Jeudi prochain, le cinéma Cartier de Québec devait présenter le documentaire Génération trans, du cinéaste indépendant Jean-Pierre Roy.

Un film qui se demande si les jeunes de 14 à 18 ans ont la maturité nécessaire pour prendre la décision d’amorcer un processus de changement « d’identité sexuelle ».

Mais en raison de menaces reçues ces derniers jours (les détracteurs du film menaçaient entre autres de s’en prendre physiquement à des employés du cinéma), le cinéma Cartier a décidé d’annuler la projection.

Des p’tits fachos

Qu’est-ce que les militants qui menacent le cinéma Cartier reprochent au film ?

Qu’il ne soit pas « basé sur des faits ».

Ces militants ont-ils vu le film ?

Non.

Mais bof, depuis quand a-t-on besoin de voir un film ou de lire un livre pour le censurer, hein ?

On est dans la culture du « ressenti », après tout.

Il suffit que quelqu’un quelque part se sente « menacé » par un discours pour que ce discours n’ait plus le droit d’être entendu par quiconque.

Ces « gardiens autoproclamés de la moralité » devraient écouter le dernier épisode de l’émission Répliques, disponible sur le site de France Culture.

Le philosophe Alain Finkielkraut y présente un débat sur le wokisme.

Le philosophe prowoke (Marc Crépon) dit que le wokisme est nécessaire, car il donne la parole à des gens qui ont longtemps été marginalisés et victimes de discrimination.

Mais, ajoute-t-il, « je suis férocement contre toute forme de censure. Nous avons le droit de débattre de toutes les questions, de tous les sujets. Rien ne me semble plus opposé à la philosophie et à l’enseignement que la censure.

« Je condamne toute forme de censure exercée sur une question, quelle qu’elle soit ! Les militants qui sont pour la censure utilisent les mêmes outils que les pouvoirs totalitaires. J’en sais quelque chose, car j’ai vécu quelques années en Russie… »

Ça, c’est un philosophe prowoke qui dit ça.

Mais, bon, la philosophie, ça vous passe 10 000 pieds par-dessus la tête !

Ce qui vous excite, ce qui vous stimule, ce ne sont pas les idées, qui ne sont qu’un prétexte pour vous, c’est le pouvoir.

Avoir du pouvoir sur les autres.

Utiliser la force pour faire taire ceux qui ne pensent pas comme vous.

Menacer. Terrifier. Faire peur.

Il y a un mot pour définir votre façon de faire. Fascisme.

Vous êtes des fachos.

Rien d’autre.

Des p’tits fachos bas de plafond hissés sur des semelles compensées.

Réveillez-vous !

Il y a une façon, une seule, de combattre les idées avec lesquelles on n’est pas d’accord, en démocratie.

Leur opposer d’autres idées qui les contredisent.

On répond à un livre avec un autre livre.

À un film avec un autre film.

À un argument avec un autre argument.

Seuls les faibles d’esprit veulent fermer la gueule aux gens qui ne pensent pas comme eux.

Vous vous dites « wokes » ? Eh bien, réveillez-vous !

Vous avez eu votre quart d’heure de gloire, les amis.

Maintenant, c’est terminé.

Plus personne ne vous trouve drôle.

Vous tombez sur les nerfs de tout le monde.

Les gens en ont assez de vous entendre vous plaindre à la moindre petite critique.

Tannés, de vos danses de bacon à répétition !

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