“Cela ne peut pas durer”: Olivier Faure met en garde contre la multiplication des candidatures à gauche pour la présidentielle

Le premier secrétaire du parti au poing et à la rose continue de défendre une candidature commune à gauche hors LFI à l’élection présidentielle, voyant là la meilleure possibilité de supplanter l’extrême droite.
“François Hollande, Bernard Cazeneuve, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Boris Vallaud, Jérôme Guedj, François Ruffin, Clémentine Autain…” Invité de RTL, Olivier Faure a énuméré ce jeudi 30 avril la longue liste des prétendants de gauche – qu’ils soient officiellement déclarés ou non – pour l’élection présidentielle.
Une manière pour le premier secrétaire du Parti socialiste, qui fait lui aussi partie des candidats potentiels, de faire passer un message: “Cela ne peut pas durer. On ne peut pas continuer à désespérer les Françaises et les Français en multipliant les ambitions”, a-t-il alerté, lui qui pousse depuis des mois pour la désignation d’un candidat commun hors La France insoumise, voyant l’organisation d’une primaire comme le meilleur moyen d’y parvenir.
Problème: ce processus, lancé par les “unitaires” de gauche et prévu pour octobre bat sérieusement de l’aile. Les Écologistes de Marine Tondelier ou les anciens insoumis François Ruffin et Clémentine Autain ont bien annoncé vouloir y participer, mais toujours pas le PS.
Olivier Faure contesté en interne
Olivier Faure a vu son opposition interne se raviver après les élections municipales. Sa stratégie est contestée. Les chantres de la sociale-démocratie, tels François Hollande ou Raphaël Glucksmann, qui regardent tous deux vers 2027, pourfendent ce système de départage.
Le premier secrétaire du PS continue de chercher à convaincre ses partenaires de gauche. Politico racontait ainsi cette semaine que ce dernier a déjeuné mercredi avec Johanna Rolland, sa numéro 2 au PS et le sénateur écologiste Yannick Jadot, hostile à la primaire.
Sur RTL, Olivier Faure se réfère aux précédentes élections présidentielles pour mieux justifier la nécessité d’une candidature commune. “Ce que je ne veux pas, c’est ce que nous avons connu à trois reprises”, dit-il en référence aux scrutins élyséens où l’extrême droite a devancé la gauche au premier tour (2002, 2017, 2022.)
Et d’insister: “Moi je souhaite que cette fois il n’y ait qu’un seul candidat de cette gauche réformiste, de cette gauche démocratique et écologiste.”
Alors que les opposants d’Olivier Faure veulent que le PS choisisse un candidat socialiste à la présidentielle avant l’été, la direction souhaite d’abord un vote “sur le projet, le périmètre et les modalités de départage”.




