Une commission d’enquête sur Radio-Canada?

Les Français l’ont fait, pourquoi pas nous.
À l’heure où l’on découvre que le gauchisme a largement pignon sur rue à Radio-Canada, il serait bon de se tourner vers la France. Les Québécois ne sont pas les seuls à devoir supporter des propos comme ceux récemment entendus à Radio-Canada qui prétendent par exemple que les hommes seuls ont tendance à devenir « fascistes » et que les politiques natalistes sont une forme d’« expropriation du corps des femmes ».
En France comme au Québec, on note une surreprésentation sur les ondes publiques de ces opinions qui regardent le monde à travers les seules lorgnettes du néoféminisme, du décolonialisme et du marxisme primaire. Des points de vue hégémoniques à l’université et dans les milieux culturels, mais extrêmement minoritaires dans la population.
Quel pluralisme ?
C’est une telle constatation qui a poussé l’Assemblée nationale française à créer en octobre dernier une Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, afin de faire le point sur sa représentativité et sa neutralité.
En 2024, une étude de l’Institut Thomas More avait montré ce que tout le monde savait : les opinions de gauche voire d’extrême gauche étaient massivement surreprésentées sur les chaînes publiques. Comme si, lorsqu’on est financé par l’État, on n’avait pas à donner l’exemple en respectant scrupuleusement le pluralisme. Ainsi a-t-on vu des animateurs se vanter de boycotter les élus de certains partis, comme le Rassemblement national, pourtant majoritaire dans les sondages.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l’émission de Richard Martineau, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Il ne serait pas difficile de démontrer la même chose à Radio-Canada, où les points de vue les plus radicaux s’expriment souvent en toute impunité pourvu qu’ils soient de gauche. Et souvent sans être contredits, contrairement à la France. Il m’arrive de compter le nombre de minutes avant d’entendre à la radio un sarcasme sur Donald Trump. Ça dépasse rarement 15 minutes.
Les dirigeants des chaînes publiques ne s’en cachent pas. « Nous sommes une radio progressiste, et nous l’assumons », avait déclaré en 2024 la directrice de France Inter, Adèle Van Reeth. Sa consœur de France Télévisions, Delphine Ernotte, s’était aussi vantée de ne pas représenter « la France telle qu’elle est » mais « telle qu’on voudrait qu’elle soit ». Comme si un tel consensus existait.
Et chez nous ?
Le rapport de la commission qui sera divulgué lundi devrait proposer des mesures afin de garantir la neutralité et le pluralisme des chaînes publiques. D’autres proposent de supprimer certaines émissions, comme les jeux ou les concours de drag-queens, qui ne relèvent pas de la mission d’une chaîne publique. Est-ce vraiment le rôle d’une société d’État de dépenser l’argent des contribuables pour organiser, par exemple, un concours de ronflement (!), comme l’a fait la Première Chaîne de Radio-Canada en janvier dernier ?
Parions que chez nous aussi une commission d’enquête nous en apprendrait des vertes et des pas mûres.




