Nouvelle succursale de Liquidation Marie | Des gens en file dès 5 h du matin à Granby

(Granby) À 5 h jeudi matin, Nancy Maloney était prête. Assise confortablement sur une chaise de camping, emmitouflée dans une couverture chaude, elle était la première en ligne pour l’ouverture officielle du magasin Liquidation Marie à Granby.
Publié à
8 h 14
« À Belœil, les premiers étaient arrivés à 5 h 45, mais 5 h, c’est un record », a lancé Louis Ducas, un employé déjà à pied d’œuvre pour mettre la touche finale aux derniers préparatifs avant l’ouverture prévue à 9 h.
« J’ai mal dormi, confie Mme Maloney, venue accompagnée de sa fille, Marie-Pierre Pepin. Je me demandais si j’aillais arriver à temps. »
Pourquoi venir si tôt ? Parce qu’on ne fait entrer que 50 personnes à la fois, explique-t-elle. Et il y a ce matelas vendu à bon prix qu’elle veut absolument se procurer.
Un peu plus loin dans la ligne, Christian Dion, café à la main, se surprend lui-même d’être là. « Je ne suis jamais venu à une ouverture. Mais avec l’inflation, on a quasiment plus le choix », dit-il.
« Je fais tout moi-même : des confitures, des conserves. »
PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE
Des gens font la file depuis 5 h du matin, pour être les premiers à entrer dans la nouvelle succursale de Liquidation Marie, à Granby.
Pour sa part, Linda Robidoux veut mettre la main sur des frites congelées en spirales pour son fils.
À l’intérieur, le magasin est impeccable. Prêt à accueillir les clients. « Dans trois heures, ça va être différent », lance Louis Ducas, un sourire dans la voix.
Pour éviter les débordements, la police de Granby assurera une surveillance au cours des prochains jours.
Depuis 2024, l’entreprise, qui fait le plein des « invendus » des fabricants, a connu une expansion fulgurante, notamment en raison de l’inflation. L’enseigne vend de la nourriture à 50 % du prix affiché dans les supermarchés. Avec l’ouverture de sa 12e succursale, Liquidation Marie peaufine son concept.
Au cours des dernières années, l’achalandage a plus que triplé, selon la principale intéressée. « Pour nos nouveaux magasins, on essaie d’avoir des superficies de vente de 10 000 pieds carrés et plus, mentionnait en entrevue, la fondatrice Marieve Breton. Au départ, je visais plus 5000 pieds carrés, mais c’est rendu trop petit. »
Chose certaine, lui, le stationnement, lui, ne semblera jamais assez grand.




