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Une éruption pour une qualification

Arsenal de retour en finale : les Gunners peuvent-ils aller au bout ?

Video credit: Eurosport

Il y avait eu l’ardeur populaire de Vallecas, il doit désormais y avoir la fureur bouillonnante des ballons d’Alsace. Strasbourg va vivre au rythme de son Racing jeudi, engagé dans une course-poursuite afin de glaner son billet pour la finale de la Ligue Conférence. Les Strasbourgeois ont limité les dégâts au match aller, malgré leur défaite sur la pelouse du Rayo Vallecano (1-0). Mais il en faudra bien plus pour escompter être de la finale à Leipzig le 27 mai prochain.

Pour cela, le Racing devra faire sans Emmanuel Emegha ni Joqauin Panichelli, ses deux buteurs désignés qui n’auraient pas été de trop pour trouver la faille. Mais avec un stade de la Meinau prêt à vivre une nouvelle soirée de folie douce. Le scénario est comme déjà écrit. Comme en quart de finale aller contre Mayence, Strasbourg a souffert – et pas qu’un peu – loin de ses bases. Le match retour s’annonçait plus que périlleux, avec un débours de 2-0 à remonter et la sensation d’avoir déjà échappé au pire. 90 minutes plus tard, les Alsaciens avaient embrasé leur arène grâce à une prestation magnifique, où on ne savait plus vraiment qui avait porté l’autre entre les joueurs ou le public, mais que la destination ressemblait au paradis.

La Meinau, du silence à la fusion

“Regardez l’ambiance, ici c’est chez nous !, jubilait Emmanuel Emegha à Canal + après le match retour contre Mayence. Ils nous ont manqué de respect, on n’a rien dit, voilà la réponse. Pas que les joueurs, je veux remercier les fans, ils ont chanté pour nous dès la première minute.” C’était pourtant loin d’être une évidence tant le lien entre le RCSA et ses supporters a semblé distendu, voire quasi rompu cette saison. La grogne liée à la situation du club propriété de BlueCo et au départ de Liam Rosenior de l’Alsace vers Chelsea a poussé les supporters à une grève répétée des chants durant le premier quart d’heure des rencontres à domicile. Face à Mayence, ils avaient laissé cette colère brûlante au placard, le temps d’une soirée à part. Aux grands rendez-vous les grandes ambiances. Celle lors de ce quart de finale retour fut l’une des plus vibrantes et enivrantes vues dans l’Hexagone ces dernières années.

“Une soirée folle qui restera dans les annales” s’était extasié l’entraîneur Gary O’Neil. “J’y croyais, je sais qu’à la Meinau, il peut se passer parfois des choses” avait clamé le président Marc Keller à RMC. “Je crois que ça restera un souvenir pour beaucoup de personnes, envisage l’assistant historique Jean-Marc Kuentz aux Dernières Nouvelles d’Alsace. Il y avait une ambiance vraiment particulière, et un match incroyable. On espère que tout le peuple alsacien sera derrière nous, et il le sera, j’en suis certain, pour rééditer un exploit.” Le club ne s’y est pas trompé dans sa communication, appelant à l’union sacré par-delà même ses terres : “L’Alsace, avec nous”.

Les supporters de Strasbourg lors de la victoire contre Mayence en quart de finale retour de la Ligue Conférence, le 16 avril 2026

Crédit: Getty Images

Le défi ne semble pas insurmontable sur le papier avec un seul but de retard. Mais la prestation indigente proposée par le Racing chez le Rayo n’incitait guère à l’optimisme. Les Alsaciens n’avaient rien proposé offensivement, ne cadrant pas la moindre frappe de la rencontre. Et sans Mike Penders, auteur de sept arrêts, la tâche aurait pu être bien plus grande. Malgré un constat assez accablant, il se dégage du club strasbourgeois une confiance éperdue en lui et en sa capacité à se sublimer une fois rentré à la maison.

Aucune défaite, toujours des buts pour Strasbourg à la maison en C4

“La victoire s’est construite dans le vestiaire après le match aller la semaine dernière, avait affirmé Gary O’Neil en conférence de presse après le quart de finale retour face à Mayence. Le discours était : on peut toujours gagner. On y a cru, les supporters y ont cru, et on a créé une soirée incroyable.” “On connaît le public de la Meinau, on sait que ça va être un tout autre match et je suis très confiant pour le match retour, assurait encore Ismaël Doukouré il y a une semaine après le revers en périphérie madrilène. Il va falloir être plus agressif défensivement. On l’a fait contre Mayence, je suis sûr qu’on va le faire au match retour.”

Cette certitude inébranlable, les Strasbourgeois comptent en faire un moteur, une fois encore. La formation alsacienne n’a pas perdu cette saison à domicile en Ligue Conférence, et a toujours marqué au moins une fois. Cette belle assurance sera même une nécessité pour espérer revoir l’Europe la saison prochaine alors que le Racing a laissé des plumes en Ligue 1 ces dernières semaines (trois défaites sur ses quatre dernières sorties, 8e avec huit points et un match en retard sur Monaco, 6e). “J’espère qu’on va pouvoir mettre un trophée dans l’armoire, c’était le but quand je suis arrivé” clamait Gary O’Neil après le quart de finale. Y parvenir passera forcément par un nouveau moment d’histoire à la Meinau.

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