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Accusé après avoir happé deux enfants à Beauport: des problèmes de morphine et de cocaïne

L’homme accusé de conduite dangereuse pour une collision qui a blessé grièvement deux enfants qui revenaient de l’école à pieds, lundi à Beauport, vit depuis plusieurs années avec des problèmes de consommation qui lui ont entre autres valu la révocation de sa libération d’office lors de sa dernière d’une longue série de peines de pénitencier.

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Arrêté après avoir happé deux enfants de 7 et 10 ans en fin d’après-midi lundi sur le boulevard des Chutes, près de la rue Francheville, Daniel Robitaille est détenu depuis.

Lors de sa comparution mardi, l’homme de 67 ans peinait à se tenir debout, devant s’appuyer sur les murs de la salle de vidéocomparution de la centrale de police. Il a expliqué son état et ses tremblements par le fait qu’il « n’avait pas sa morphine ».


Marcel Tremblay / Agence QMI

Initialement pour des problèmes de dos, la consommation de morphine de Robitaille semble s’être dégradée au fil des ans. Des rapports de libération conditionnelle émis lors de sa dernière peine de pénitencier en 2023 et en 2024 décrivent d’ailleurs cette consommation, et celle de cocaïne, comme étant « problématiques ».

« Pensée magique »

Sa libération d’office de cette dernière peine de pénitencier lui avait d’ailleurs été révoquée pour une violation de ses conditions.

Robitaille avait échoué à une analyse de détection, recevant un test positif à la cocaïne.

Dans son rapport, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) identifie « l’attitude, la toxicomanie et les fréquentations » comme des facteurs ayant contribué à la criminalité de Daniel Robitaille, ciblant pour chacun un « besoin élevé d’intervention ».

« Vous ne reconnaissez pas vos facteurs de risques, ce qui est préoccupant selon l’agent de programme correctionnel. Elle constate aussi la présence d’une pensée magique que vous ne retournerez plus jamais dans le crime », peut-on lire dans un rapport.

Le sexagénaire purgeait depuis 2021 une peine d’un peu moins de trois ans pour du trafic de stupéfiants. Il avait été épinglé après avoir vendu de la cocaïne à un agent double.

Il avait aussi été condamné en 2014 à une peine de cinq ans et en 1999 à une longue sentence de 14 ans, toujours pour des infractions liées aux stupéfiants.

« Depuis [1998], vous avez passé peu de temps en communauté », écrit la CLCC dans son dernier rapport sur Robitaille, qualifiant la criminalité de ce dernier de « polymorphe » et sans période d’accalmie depuis le début des années 1980.

La suite lundi

Daniel Robitaille reviendra devant le tribunal lundi pour se positionner pour la tenue de son enquête sur remise en liberté. Il est représenté en défense par Me Marianne Carrière.

La procureure au dossier, Me Élizabeth Gallant, s’y oppose notamment en raison du risque que représente l’accusé.


Photo Agence QMI, MARCEL TREMBLAY

Quant aux deux victimes, le Service de police de la Ville de Québec indique que l’état du plus jeune des deux demeure toujours « incertain ». Ce dernier était inconscient lors de son transport en ambulance et un premier bilan parlait d’un état critique.

Les enfants auraient été happés après une collision entre l’accusé et une autre voiture. L’un des véhicules aurait dévié de sa trajectoire pour aller frapper les deux jeunes. « Je fais de la prison parce qu’un gars m’a coupé. Hostie, la loi est-tu bien faite ou pas », avait tenté de justifier l’accusé lors de sa comparution.

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