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Match difficile et Cole Caufield encore stoppé: ma chronique pour les fans anxieux

BUFFALO | Si vous broyez du noir après la défaite du Canadien au premier match, cette chronique est pour vous.

Sinon, vous pouvez quand même la lire. C’est rare que je sois endormant.

Bon, si vous êtes anxieux et/ou déprimés à cause de ce revers, mon premier conseil, ce serait de vous poser des questions sur la gestion du stress. C’est juste du sport.

Deuxièmement, c’est qu’il n’y a rien de si inquiétant après cette rencontre.

Je pensais que tout le monde était pas mal de cet avis.

Mais la fièvre a frappé très fort à Montréal. Elle a atteint une partie de la population qui suit peut-être un peu moins le hockey d’habitude. Et, pour tous ces gens, ça peut avoir l’air dramatique, ce premier match.

J’en connais qui se fichent du hockey normalement, mais qui ne ratent plus une rencontre. Ils m’ont demandé jeudi si ça sentait la fin.

Le nombre d’amateurs cinglés à m’écrire a même fait un bond considérable. « Tu peux encourager le Canadien à la place gros jambon », ai-je pu lire, notamment, en me levant lors d’un radieux matin à Buffalo.

Bref, il y a une certaine tension, même si ce n’est qu’un match.

Rien d’inquiétant

Mais c’est correct, j’étais en forme jeudi matin. Car, après la défaite du CH, je suis allé à l’un des plus gros bars à côté de l’aréna. À 23 h 30 : « Last call ». La ville reprenait allègrement ses airs de site frappé par une bombe atomique.

Revenons au CH. C’est loin d’être inquiétant comme premier match.

Début du match : les Sabres ont pris les devants 1 à 0. Ensuite, Nick Suzuki a reçu une punition fantôme après avoir été victime d’un coup de bâton. Les Sabres ont profité de l’avantage numérique et c’était 2 à 0.


Photo Rebecca Villagracia / Getty Images via AFP

Lane Hutson a ensuite frappé le poteau. Avec des « si », on ne met pas de « rais » et on mettrait Paris en bouteille. Mais ç’aurait été 1 à 1. Et un tout autre match.

Le parc à chiens

Martin St-Louis l’a dit en conférence de presse, jeudi midi. Ça faisait deux semaines que son équipe n’avait pas joué un match où il y avait de l’espace.

Les Sabres en ont donc profité durant la première moitié du match. Mais après ça, tout était beau. Le Canadien a contrôlé la troisième période, notamment avec huit chances de marquer contre trois pour Buffalo.

Bref, le pilote du Canadien a eu raison de le répéter jeudi : « On est capable de jouer avec eux autres ».

Et la bonne nouvelle : s’il y a plus d’espace, le terrain de jeu sera pas mal moins miné pour Cole Caufield.


Getty Images

Pour lui, contre Tampa, c’était un peu comme jouer au soccer dans un parc à chiens où personne n’apporte son petit sac pour ramasser. Là, il y aura quelques gros chiens à travers, mais le terrain sera plus dégagé.

Je suis d’accord que Caufield était invisible en première ronde. Mais, si vous croyez qu’il était aussi mauvais lors de ce premier match, c’est que vous ne l’avez pas regardé tant que ça.

Ça s’en vient, je vous le dis

Caufield a eu la rondelle sur sa palette durant 51 secondes pendant le match en zone offensive. C’est énorme et comparable à Lane Hutson, qui est un des meilleurs de la ligue à ce chapitre. Il faut être bon en batinse au hockey pour faire ça.

C’est 20 secondes de plus qu’aux matchs 6 et 7 contre Tampa. C’est 30 secondes de plus qu’au match 5.

Pour que Caufield puisse avoir aussi longtemps la rondelle, c’est qu’il y a plus de place. Et, à mon avis, la question n’est pas de savoir si ça lui permettra de produire, mais plutôt de savoir quand il recommencera à le faire.

Je suis convaincu que ça s’en vient rapidement. Après tout, c’est sa vie de fermer le clapet de tous ceux qui le sous-estiment.

– Avec Sportlogiq

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