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Agression sexuelle | Une journaliste québécoise a porté plainte contre Patrick Bruel en 2017

Le magazine Elle France poursuit son enquête à l’endroit du chanteur et comédien Patrick Bruel, dénoncé par plus d’une trentaine de femmes pour agression sexuelle ou viol. Lundi, c’est le témoignage d’une journaliste québécoise qui a fait les grands titres. La jeune femme aurait signalé son agression à la police de Montréal au mois d’octobre 2017. Elle était âgée de 28 ans.


Publié à
14 h 46

La journaliste québécoise, qui travaillait pour une radio locale francophone, a témoigné sous le couvert de l’anonymat. Elle raconte s’être rendue à l’hôtel Sofitel le 14 avril 2017 pour mener une entrevue avec le chanteur, en tournée au Québec pour son spectacle Bruel chante Barbara.

Le rendez-vous était prévu dans le restaurant de l’hôtel à 10 h 45, mais Patrick Bruel lui a proposé de faire l’entrevue ailleurs. « Il y avait du bruit, et il se sentait fatigué », rapporte Charlotte (prénom fictif).

Le chanteur et la journaliste ont donc pris l’ascenseur, sans l’équipe du chanteur, mais à sa grande surprise, ils se sont rendus dans sa suite. Selon le récit des reporters d’Elle France Alice Augustin et Cécile Ollivier, la journaliste a mené son entrevue (qu’elle a enregistrée) pendant environ huit minutes.

Une fois l’entretien terminé, la journaliste a rangé son matériel, enfilé son manteau et s’apprêtait à partir. « Mais selon son récit, écrivent les deux reporters d’Elle France, le chanteur ne l’aurait pas entendu de cette oreille et aurait essayé de la retenir, lui proposant de déjeuner. »

Charlotte aurait décliné, expliquant que son parcomètre allait expirer et qu’elle avait 45 minutes de route à faire pour retourner à la radio. Selon elle, le chanteur « se serait mis en travers de son chemin, devant la porte d’entrée, et l’aurait serrée dans ses bras ». « C’est bon de te sentir contre moi », lui aurait-il dit.

« Là, je comprends que ce n’est pas normal, qu’il en veut plus. Il m’a pris ensuite le visage entre ses deux mains pour m’embrasser sur la bouche, je l’ai repoussé et il m’a repris contre lui très fort en me demandant de le serrer. Je tremblais tellement, j’étais incapable de bouger. Je l’ai repoussé à nouveau en lui disant pour la dixième fois que je devais partir et, là, il a essayé d’enlever mon manteau et m’a encore embrassée de force. Je ne sais plus comment j’ai réussi à ouvrir la porte et à m’enfuir. »

Quelques mois plus tard, le 5 octobre 2017, Charlotte a fait un signalement à la police de Montréal, que l’équipe d’Elle France a pu consulter.

L’attachée de presse du chanteur au Québec a expliqué aux reporters d’Elle France qu’elle serait arrivée, « totalement silencieusement, dans la pièce en plein milieu de l’interview enregistrée ». « Elle précise ne pas avoir assisté à leurs “au revoir” qui se sont déroulés dans le sas d’entrée de la suite, à l’abri de son regard, mais juge “à 1000 % impossible” le récit de Charlotte », écrivent les reporters.

Mais Charlotte a certifié à l’équipe d’Elle France que l’attachée de presse était absente, « texto de cette dernière à l’appui » : « Appelle Laurent quand tu seras là, car je ne peux y être ce matin », lui aurait-elle écrit une heure avant l’interview, notent enfin les deux journalistes qui ont couvert l’histoire.


Lisez l’article complet d’Elle France (contenu payant)

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