News UK

David Goffin terrassé par l’émotion après sa victoire au premier tour des qualifications pour son dernier Roland-Garros

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour vivre la première grande émotion de ce Roland-Garros. Dès la troisième rotation du premier tour des qualifications, en fait, avec l’arrivée de David Goffin sur le court Suzanne-Lenglen. Enfin, sa sortie de court, pour être plus précis. Car après sa victoire face à Chun-Hsin Tseng (169e) en deux sets secs (6-3, 6-1), le Belge de 35 ans, redescendu à la 247e place mondiale après avoir été 7e en 2017, a fondu en larmes au moment de faire son discours. « On dirait un discours de fin de tournoi alors que j’ai juste gagné le premier tour des qualifs », s’amusait-il. Alors qu’il vit sa dernière saison, Goffin rembobine le fil des derniers jours. « Il y a eu beaucoup d’émotions. Déjà, en rentrant sur le court. Et puis surtout à la fin, bien sûr. J’ai pu profiter au maximum de ce public qui m’a envoyé beaucoup d’amour. »

Quand on lui parle de ses larmes, il confirme qu’il n’a pas d’autres souvenirs d’une telle effusion dans sa carrière. « Mais là, c’était quelque chose… C’était comme si je m’étais conditionné pour ce match depuis des semaines. Je savais que ce Roland-Garros allait être le tournoi le plus important de l’année, celui où je voulais encore montrer du bon Goffin sur le terrain. J’étais dans ma bulle et j’ai essayé de prendre le maximum d’émotions. Au vu des dernières semaines, je n’étais pas vraiment sûr de pouvoir sortir un match comme ça. Au final, je suis super content. » Surtout, il retrouvait un court Suzanne-Lenglen plein de souvenirs. « C’est le court qui m’a révélé au grand public avec un huitième de finale face à Roger Federer. Ce fut un vrai boost dans ma carrière. »

Et dire qu’il a pourtant failli ne pas le disputer ce fameux tournoi. Longtemps, son classement ne lui laissait aucun espoir de rentrer dans le tableau des qualifications. Il avait donc demandé, très à l’avance, une wild-card. Mais, les nombreux forfaits aidants, il a fini par pouvoir rentrer dans le tableau. Problème, il avait oublié de s’inscrire. « En tout cas, je suis content d’avoir pu honorer cette invitation. J’aurais pu m’inscrire, c’est un semi-oubli. Je ne m’attendais vraiment pas à pouvoir rentrer dans le tableau. Merci à la Fédération française. »

Maintenant, il va profiter de son jour de repos pour redescendre de son nuage et se reconditionner pour le deuxième tour. Sans s’interdire de rêver à une fin tonitruante. « Je faisais remarquer à mon coach que la dernière fois que j’ai fait les qualifs, je suis allé jusqu’en huitièmes. J’ai commencé par les qualifs ici et je finis par les qualifs sur le Lenglen, la boucle est bouclée. Aujourd’hui, réussir ou rater n’a plus d’importance, je veux juste bien faire pour mon dernier Roland-Garros et, peut-être, mon dernier match. »

Related Articles

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Back to top button