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Victoire – Charge, match 4 | « Ne rien tenir pour acquis jusqu’à la dernière minute »

(Ottawa) Dans ce métier, on a le privilège de visiter de nombreuses enceintes sportives. Si chacune a évidemment ses particularités, il y a une constante : les listes de lecture de chansons qui retentissent dans les arénas et les stades n’ont généralement pas été mises à jour au cours du siècle actuel. Ou si oui, si peu.


Publié à
14 h 31

Mais de toutes les pièces qui pouvaient motiver la Charge d’Ottawa lors de son entraînement optionnel au Centre Canadian Tire (CTC) mercredi matin, à quelques heures du match no 4 de la finale de la Coupe Walter, Staying Alive des Bee Gees était particulièrement d’adon.

Parce que pour un deuxième match de suite, les Ottaviennes tenteront de rester en vie face à la Victoire de Montréal, mercredi soir, au CTC. Elles ont évité l’élimination en marquant deux buts coup sur coup à la fin du match no 3 pour l’emporter 2-1, lundi soir, et ainsi réduire l’écart à 2-1 dans cette série trois de cinq.

Et pourtant, même si la Victoire n’est encore qu’à un gain de soulever la première Coupe Walter de son histoire, on a senti un peu plus de bonheur et d’allégresse dans le camp de la quinzaine de joueuses de la Charge sur la glace, mercredi.

« Évidemment que l’énergie est positive !, a lancé avec grand sourire l’entraîneuse-chef d’Ottawa, Carla Macleod, non loin de la patinoire, pendant que ses joueuses s’entraînaient légèrement. Pourquoi ne le serait-elle pas ? On s’en va jouer un match no 4 de la finale de la Coupe Walter. On va jouer devant nos partisans à nouveau après avoir prolongé la série. Il y a beaucoup de positif ! »

PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Rebecca Leslie (37), attaquante de la Charge d’Ottawa, célèbre son but vainqueur avec ses coéquipières lundi.

Du côté montréalais, on assure que l’atmosphère au sein du groupe est toute aussi « positive ». Mais il y avait tout de même un contraste d’énergie entre les entraînements optionnels consécutifs des deux clubs, avant le match. La Charge a pratiqué ses mêlées devant le filet et ses retours devant la gardienne avec des exercices ludiques, et les cris de joie se sont fait entendre à répétition pendant la séance.

C’était un peu plus tranquille à ce chapitre pour la dizaine de représentantes montréalaises qui ont pris part à l’optionnel.

Les joueuses de la Victoire savent qu’elles ont laissé échapper un titre à leur portée lundi soir. Cette fois, elles n’entendent pas « lever le pied de la pédale », comme l’a illustré l’attaquante Kaitlin Willoughby.

« On sait qu’elles seront désespérées si elles tirent de l’arrière, a-t-elle indiqué. On doit garder notre niveau d’énergie au sommet si on mène, pour protéger notre avance. »

PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Hayley Scamurra, de la Victoire de Montréal, marque dans le filet de Gwyneth Philips, lundi.

« On croit dur comme fer à notre identité de jeu »

La gestion des émotions a été un sujet récurrent pour Montréal depuis la fin du dernier match. La troupe de Kori Cheverie aura un autre important test mercredi, devant ce qui devrait être encore une fois une foule de près de 17 000 partisans au CTC.

« [La Charge] est une bonne équipe, a soutenu Natálie Mlýnková. On savait qu’en prenant l’avance, elles allaient répondre. On n’a pas bien géré ça la dernière fois. On devra faire mieux ce soir. »

« Les partisans seront bruyants, et ce sera un match serré, a ajouté la défenseuse Nadia Mattivi. On devra le prendre par tranches de cinq minutes, et ne rien tenir pour acquis jusqu’à la dernière minute. »

PHOTO JUSTIN TANG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Des partisans du Charge d’Ottawa

L’apprentissage de lundi devrait faire foi de tout pour la Victoire, mercredi. De son côté, Ottawa a participé à la finale l’an dernier, avant de la perdre aux mains du Frost de Minnesota en quatre matchs. Cette expérience, selon Carla Macleod, a une « valeur » pour son équipe dans le contexte actuel.

« Notre groupe a réalisé que les choses peuvent arriver de tous les angles à différents moments, a-t-elle expliqué. Il faut rester constantes dans ce qu’on fait et croire en notre jeu. On croit dur comme fer à notre identité de jeu. »

De son côté, la Victoire doit-elle s’ajuster après la défaite, ou plutôt garder le cap avec ce qui l’a menée au premier rang de la LPHF cette saison ?

« Je ne pense pas qu’il faut changer quoi que ce soit, a estimé Nadia Mattivi. On a connu tellement de succès en saison et en séries parce qu’on a travaillé sur les détails toute l’année. Il faut avoir confiance en nous, en nos coéquipières, être physiques. Toutes ces petites choses vont faire la différence. »

La Victoire de Montréal affrontera la Charge d’Ottawa dans le match no 4 de la Coupe Walter, ce mercredi soir, à partir de 19 h sur les ondes de RDS.

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