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Pierre‐François Legendre : Sa fille, Juliane, est déterminée à suivre ses traces

La pièce qui tourne mal poursuit sa tournée sur les routes du Québec cet été et s’arrête pour quelques représentations au Théâtre du Nouveau Monde, une étape particulièrement marquante pour Pierre-François Legendre. À l’aube de son 52e anniversaire, le comédien et animateur nous parle avec enthousiasme de cette aventure théâtrale, de son rôle dans la cinquième et ultime saison de la série Plan B, mais aussi de sa vie de famille.

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Vous serez en tournée cet été au Québec avec La pièce qui tourne mal, mais le TNM a décidé de vous héberger pour quelques dates…

Quand j’étais à l’école de théâtre, le TNM, c’était le Taj Mahal. J’ai étudié à Québec et j’ai énormément joué là-bas pendant huit ans. Quand je suis arrivé à Montréal, je savais bien que je n’avais pas encore ma famille de théâtre ici. Je me disais : « Bon, probablement que je ne jouerai jamais au TNM. » Puis, finalement, j’y entre avec ce spectacle-là. Alors oui, je vais vraiment savourer ça. Avec André Robitaille à la mise en scène, Rémi-Pierre Paquin et Fabien Cloutier, des amis de longue date, et tous les autres… c’est vraiment une distribution incroyable.

Bruno Petrozza / TVA Publications

Cette pièce est extrêmement physique …

La pièce qui tourne mal met en lumière tous les pires cauchemars qui peuvent arriver à des acteurs sur une scène. Les gens pensent parfois que le chaos qu’on joue sur scène est improvisé, mais non. Notre jeu est extrêmement précis, car il y a un vrai danger physique. Il y a des murs qui tombent, des portes, des cascades… si tu n’es pas exactement à la bonne place au bon moment, tu peux vraiment te blesser.

Justement, Guillaume Lambert s’est blessé sur scène l’an dernier…

Vivre un événement comme ça ensemble, ça crée quelque chose dans une troupe. On est vraiment passés à travers toutes une gamme d’émotions. Ce qui est arrivé à Guillaume nous a bouleversés et soudés davantage. Le théâtre, c’est cliché de dire que c’est une famille, mais dans ce cas-ci, c’est vrai.

C’est sans doute pour éviter les blessures que tu as décidé de te mettre en forme…

L’année passée, j’ai vraiment mis les bouchées doubles. Dans la pièce, je suis suspendu par les bras à deux reprises et je me disais : « Mon Dieu… comment je vais faire ça tous les soirs ? » Alors j’ai commencé à m’entraîner sérieusement. Puis, après ça, j’ai appris que j’allais jouer le personnage principal dans Plan B, alors j’ai poursuivi l’entraînement. Ça m’a un peu transformé. Je ne dirais pas que c’est une transformation drastique, mais oui, il y a un changement qui s’est opéré dans mon visage et dans mon corps.

Les gens ont remarqué tes changements physiques et tu as senti le besoin de t’expliquer en ondes à la radio. Pourquoi ?

Tout le monde se demandait : « Voyons, qu’est-ce qui se passe ? Est-il malade ? » Je comprends les interrogations des gens, mais quelquefois, c’était fait de façon un peu triviale. Honnêtement, je ne le prends pas mal. Je trouve ça plutôt drôle, mais j’ai senti le besoin d’expliquer ces changements.

Revenons à Plan B. Parle-nous de ton personnage…

Je joue Mathieu Laforest, un homme qui approche la cinquantaine et qui a l’impression d’avoir raté sa vie. Il considère qu’il a échoué professionnellement, qu’il n’a pas été le père qu’il voulait être, qu’il n’a pas réussi à maintenir ses relations. Son fils s’est éloigné de lui. Il a un divorce derrière lui et sa maîtresse le quitte dès le début de l’histoire. C’est aussi un homme obsédé par le désir de plaire. Il aurait voulu être davantage reconnu. Puis survient un ennui de santé important. Il survit, mais ça agit comme une énorme claque au visage. Il réalise qu’il a une épée de Damoclès au-dessus de la tête et que le temps n’est plus infini. Et c’est là qu’il tombe sur le numéro de Plan B. Au départ, il trouve ça ridicule. Mais il finit par appeler… et il embarque dans le processus.

Il y a aussi des scènes très physiques dans cette série. On n’a qu’à penser à la scène où les jumeaux lancent le personnage central dans la camionnette…

Oui ! On m’a littéralement pitché à plusieurs reprises ! Quand le réalisateur m’a dit : « Sophie Lorain ne s’est jamais plainte », ça a un peu piqué mon orgueil ! J’ai dit aux gars : « OK, pitchez-moi pour vrai ! » Heureusement, ça s’est super bien passé. (rires)

Tu célèbres ton anniversaire aujourd’hui même. Comment comptes-tu souligner cette nouvelle année ?

Au moment où on se parle, on est le 6 mai et je célèbre mes 52 ans. Honnêtement, ça va être une célébration très sobre. Je suis à la radio très tôt demain avec La gang du matin à Rouge 107,3. À 52 ans, je ne ressens pas le besoin de faire des célébrations extravagantes. Je suis vraiment dans une période de ma vie où les petits bonheurs simples me rendent heureux : être avec les gens que j’aime, écouter du hockey, faire la radio le matin, jouer sur scène… C’est déjà énorme.

DANIEL AUCLAIR/TVA PUBLICATIONS/AGENCE QMI

Le 26 juin prochain, tu célébreras ton 16e anniversaire de mariage avec ta conjointe, Cynthia Sévigny…

On s’est mariés quand notre fils, Eliott, commençait à peine à marcher. La plus belle décision qu’on ait prise dans notre vie, c’est de rester ensemble. Notre départ amoureux a été chaotique. On a été ensemble trois mois, puis on s’est laissés. On s’est retrouvés quelques mois plus tard et finalement, le temps nous a donné raison. Aujourd’hui, on est extrêmement heureux ensemble.

Tes enfants grandissent…

Eliott et Juliane ont aujourd’hui 17 et 14 ans. Juliane veut vraiment devenir comédienne. Et honnêtement, j’ai essayé de la décourager ! Je lui ai dit les vraies affaires. Ce n’est pas un métier facile. C’est un métier rempli de refus. Je lui ai souvent dit : « Quand on entend parler d’une fermeture d’usine, les gens perdent leur emploi une fois. Moi, ça m’arrive trois fois par année. » C’est ça, notre réalité.

Est-ce que ça semble la décourager un peu ?

Pas vraiment, elle adore ça ! Elle est dans la troupe de théâtre de son collège, elle a eu un très beau rôle cette année et je l’ai vue jouer, puis je me suis dit : « Ah oui ! Elle est bonne. » Elle est très pressée aussi. Elle regarde déjà les programmes des écoles de théâtre. Elle veut foncer tout de suite. Ce qui me touche beaucoup, c’est de voir sa motivation. Elle est extrêmement déterminée.

Et ton fils ?

Eliott cherche encore un peu sa voie. Mais c’est un bon garçon, très persévérant. Il entre au cégep en cinéma, même si son but n’est pas nécessairement de devenir réalisateur. Il voulait surtout faire un cégep général, avec quelque chose qui l’intéresse. Et honnêtement, c’est bien correct aussi. À cet âge-là, on se cherche tous un peu.

Tu lances aussi un balado avec Rémi-Pierre Paquin…

Oui ! David Savard est aussi de la partie. Ça s’appelle Mes amis connus. On s’amuse énormément avec ça. On est vraiment au début de l’aventure présentement. Quand tu as du plaisir avec les gens avec qui tu travailles, le public le ressent tout de suite.

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