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« Je me sers des statistiques pour intérioriser le jeu, ça évite de réfléchir pendant le match » : à Roland-Garros, la tech est désormais partout

Le geste est ample. Elégant. Hugo Gaston 58e au classement ATP, lance la balle jaune de la main droite pour servir. Elle s’élève dans les airs sous son regard attentif. Ses jambes fléchissent, sa raquette bascule dans le dos. Puis le corps s’étire en une diagonale électrique pour frapper la balle au sommet de sa course. Elle s’écrase dans le carré adverse. Tout ressemble à un match de tennis normal si ce n’est que le champion a le corps couvert de 50 capteurs réfléchissants. Cinq autres habillent la raquette. Autour de lui, une vingtaine de caméras.

Dans un coin de ce terrain installé dans le laboratoire M25 de l’université Rennes 2, la chercheuse Caroline Martin à l’origine de ce dispositif, analyse les données en direct. « On utilise la capture de mouvement en 3D, la même que celle des jeux vidéos, pour analyser le squelette du joueur, la position de ses articulations, et on peut calculer des angles, des vitesses pour améliorer la performance et réduire les risques de blessures », explique cette ancienne joueuse de tennis. Ce sport n’échappe plus à la lame de fond technologique. Sur le circuit professionnel, la quasi-totalité des équipes du Top 100 utilisent désormais au moins un outil d’analyse de données. La sport tech pèse déjà 40,2 milliards de dollars et les seuls capteurs connectés représentent 32 % des dépenses dans le sport professionnel mondial.

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