Décès de Pierre Deny : 3 gestes banals du quotidien qui annoncent la maladie de Charcot (SLA)

A seulement 69 ans, le comédien incontournable des séries françaises a été emporté cette semaine par une maladie de Charcot “foudroyante”. Voici 3 signes à ne jamais ignorer, ils peuvent annoncer la maladie.
Visage familier des téléspectateurs français, l’acteur s’est illustré dans des séries emblématiques du petit écran. Son décès lundi 25 mai 2026, quelques mois seulement après l’annonce de son diagnostic, illustre la progression parfois foudroyante de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). En février dernier, Eric Dane, l’emblématique acteur de Grey’s Anatomy disparaissait lui aussi précocement à cause de la SLA.
Alors que cette maladie semble toucher de plus en plus de monde – le CNRS évoque des causes environnementales -, le ministère de la Santé et de la Prévention appelle à renforcer la communication autour de cette pathologie. L’objectif avoué est de sensibiliser le grand public aux premiers signes moteurs, des indices “souvent ignorés” par les patients qui les assimilent à tort à une simple fatigue passagère ou à une maladresse.
Tourner les clés dans la serrure, lâcher des objets : des gestes révélateurs
Une perte de force asymétrique au niveau des mains constitue un avertissement majeur de la maladie de Charcot. Selon un dossier publié par l’Inserm, l’atrophie des muscles de la main rend extrêmement difficile l’exercice de la pince entre le pouce et l’index. Tourner une clé dans une serrure devient alors une véritable épreuve. Cette atteinte précoce des motoneurones terminaux altère la dextérité pour des tâches de précision, comme boutonner une chemise, manipuler de la monnaie ou lacer ses chaussures. L’Association pour la Recherche sur la Sclérose Latérale Amyotrophique (ARSLA) précise que le patient laisse souvent s’échapper un stylo ou un ustensile de cuisine sans même s’en rendre compte. En consultation, le test de la feuille de papier, consistant à résister à la traction exercée par le médecin, s’impose comme un marqueur clinique fort.
Trébucher sur les marches : une “chute” qui doit interroger
La faiblesse musculaire frappe également les membres inférieurs de manière ciblée. L’Inserm décrit le phénomène caractéristique du “pied ballant” ou steppage. Le malade souffre d’une faiblesse des muscles releveurs et doit lever le genou anormalement haut pour empêcher la pointe du pied de racler le sol.
Cette perte de contrôle engendre des trébuchements répétés sur des obstacles mineurs, tels qu’une petite marche d’escalier ou le bord d’un tapis. Ces anomalies de la démarche s’accompagnent fréquemment de crampes au repos et d’une sensation de lourdeur inhabituelle dans les mollets.
Fasciculations et sommeil : les alertes invisibles
D’autres signaux silencieux trahissent la neurodégénérescence. Les personnes touchées décrivent parfois des “vagues” sous la peau. Ces fasciculations involontaires et indolores sont très souvent confondues avec un manque de magnésium bénin. Par ailleurs, des travaux récents menés par l’Inserm et le CNRS révèlent que des troubles profonds du sommeil, incluant une forte fragmentation et des apnées, apparaissent parfois plusieurs années avant les premiers dysfonctionnements moteurs. Enfin, une modification de la voix ou des troubles de l’élocution signalent une atteinte de la région bulbaire.



