Menaces visant la communauté musulmane | Le maire de Trois-Rivières appelle au calme

(Québec) La tenue d’une prière musulmane dans un lieu privé à Trois-Rivières a mené à un déferlement de haine sur les réseaux sociaux. Le maire lance un appel au calme et dénonce des « appels à l’intimidation ».
Publié à
15 h 56
Quelques dizaines de personnes se sont rassemblées mercredi à l’aube à l’hippodrome de Trois-Rivières. Ils avaient loué l’endroit à l’occasion de l’Aïd al-Adha, une des fêtes les plus importantes du calendrier musulman.
Bien que cette fête, tenue dans un lieu privé – contrairement aux prières de rue –, ait été tout à fait légale, elle a engendré une multitude de commentaires menaçants sur le web.
« Faudrait un Bissonnette », écrit un internaute, en référence, selon toute vraisemblance, à l’auteur de la tuerie de la grande mosquée de Québec.
« On ferme les barrières et on met le feu ? », demande un autre, accompagnant son message d’un bonhomme sourire.
« Crisser moi le feu là-dedans calisse [sic] », dit un autre.
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CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE FACEBOOK
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CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE FACEBOOK
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CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE FACEBOOK
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Ces commentaires ont été laissés sous une publication d’un animateur de radio, qui a diffusé sur Facebook une affiche annonçant cet évènement à l’hippodrome.
Mis au courant de ces commentaires, le maire Jean-François Aubin affirme que « les propos haineux, les menaces et les appels à l’intimidation n’ont d’aucune façon leur place dans notre société, que ce soit en ligne ou ailleurs ».
« Trois-Rivières est une ville où le vivre-ensemble repose sur la coexistence pacifique et le respect des différences. Les évènements qui se déroulent légalement doivent pouvoir avoir lieu sans que des citoyens soient visés par de tels messages », ajoute le maire de Trois-Rivières, dans un courriel à La Presse.
Le Service de police de Trois-Rivières dit être au courant de l’existence de ces commentaires. « On prend tout ça en considération », indique l’agente aux relations publiques Stéphanie Côté. Mais elle ajoute qu’aucune plainte formelle n’a été reçue pour l’instant.
La police note que l’évènement s’est déroulé sans anicroche mercredi. Selon Radio-Canada, quelque 200 fidèles se sont réunis pour prier.
En entrevue à la station 106,9, l’organisateur de l’évènement s’est dit surpris de l’ampleur des réactions sur les réseaux sociaux. « Ça fait presque 15 ans que je suis à Trois-Rivières, je n’ai jamais vu autant de haine », a déploré Mehdi, dont le nom de famille n’était pas précisé dans le reportage.




