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Accord avec l’Iran: «Ce qui est négocié, ce n’est pas une victoire stratégique pour les Américains

Alors qu’un possible accord entre les États-Unis et l’Iran est évoqué depuis plusieurs semaines, Donald Trump cherche à mettre fin au conflit, tout en obtenant des gains tangibles pour les Américains. Les négociations en cours seraient toutefois loin d’être avantageuses pour Washington, estime un analyste politique.

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« C’est un peu le jour de la marmotte », a déclaré d’emblée l’analyste politique Georges Mercier aux ondes de LCN, samedi.

Donald Trump avait promis une décision finale vendredi concernant un éventuel accord avec l’Iran, alors que les annonces d’une entente imminente se multiplient depuis plusieurs semaines. La rencontre s’est toutefois terminée sans orientation claire. Selon l’analyste, la difficulté à conclure un accord s’explique notamment par la nécessité, pour les États-Unis, d’en sortir au minimum gagnants.


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« La question qu’on va poser à Donald Trump à la suite d’un accord, quel que soit l’accord, c’est “Est-ce que tout ça pour ça ?” C’est une guerre qui a coûté extraordinairement cher au trésor américain et qui était impopulaire. Donc il doit sortir du conflit avec quelque chose de tangible à offrir aux Américains », a-t-il indiqué.

Le cadre d’accord actuellement discuté entre Washington et Téhéran ne serait toutefois pas réellement avantageux pour Donald Trump, selon M. Mercier. Il prévoirait notamment une extension de 60 jours du cessez-le-feu en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, ainsi que la possible libération d’avoirs iraniens gelés.


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« Quelle est la hantise de Donald Trump ? De refaire ce que Barack Obama avait fait et qu’est-ce qu’il avait fait ? Il avait envoyé beaucoup d’argent […] au régime iranien en contrepartie de cette même concession. Donald Trump, s’il devait accepter cela, qu’est-ce qu’on dirait ? “Vous avez fait la même chose qu’Obama avec moins de résultats et un coût exorbitant”. Donc d’un point de vue politique, ça lui coûterait très cher », a-t-il expliqué.

D’autant plus que la guerre demeure impopulaire auprès de l’électorat américain, ce qui oblige Donald Trump à en sortir avec un gain politique clair.

« S’il veut avoir la moindre chance quelle qu’elle soit de changer l’opinion publique américaine, il faut qu’il ait une victoire. Et là, ce qui est négocié, ce n’est pas une victoire stratégique pour les Américains », a-t-il souligné.

Une fin du programme nucléaire iranien incertaine ?

Selon Georges Mercier, Donald Trump fait face à deux enjeux majeurs liés à une éventuelle fin du programme nucléaire iranien.

« Les Iraniens pourraient tout à fait dire à Donald Trump ou à la Maison-Blanche, nous allons suspendre le programme pour une durée indéterminée, sans aucune garantie qu’il ne continue pas à y travailler dans l’ombre, ce n’est pas clair qu’on peut faire confiance au régime iranien en raison de sa nature », a-t-il affirmé.


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L’analyste précise également que les discussions actuelles portent davantage sur le détroit d’Ormuz que sur la question nucléaire elle-même.

« S’il parvient à réouvrir le détroit d’Ormuz, tout ce qu’il sera parvenu à faire, c’est quoi ? C’est régler un problème que sa propre offensive avait causé. Parce qu’avant d’entrer en guerre, ce n’était pas du tout ça l’enjeu. Donc il fait face à un dilemme qui est cornélien au sens fort, il n’y a pas vraiment de partie plus positive qu’une autre », a-t-il souligné.

Le blocus maritime pourrait porter fruit

Malgré l’impasse actuelle dans le conflit, l’analyste estime que les États-Unis espèrent toujours que le blocus maritime des ports iraniens finira par produire un effet économique significatif.


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« Qu’on arrive à ce point critique où les Iraniens ne seraient plus capables d’entreposer leur pétrole et qu’ils doivent donc cesser certaines productions, ce qui leur ferait mal économiquement », a-t-il souligné.

Une telle pression économique pourrait ainsi contraindre l’Iran à revenir à la table des négociations.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.

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