La voix de Hind Rajab couronnée au FICAK 2026

Clôturée après une semaine de projections, de débats et de rencontres professionnelles, la 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK) a consacré le film tunisien La voix de Hind Rajab de Kaouther Ben Hania. Entre reconnaissance des talents émergents et hommage aux grandes figures du continent, le festival a confirmé son rôle de plateforme majeure du cinéma africain.
Le rideau est tombé samedi soir sur la 26e édition du Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK), organisée sous le thème « Entre streaming et rêve : le dilemme africain ». Réunis dans la ville marocaine de Khouribga, cinéastes, producteurs, critiques et professionnels du secteur ont célébré une nouvelle fois la richesse et la diversité de la création cinématographique africaine.
Un palmarès marqué par la diversité des cinémas africains
Point d’orgue de cette édition, le Grand Prix « Ousmane Sembene » a été attribué au long métrage tunisien La voix de Hind Rajab de la réalisatrice Kaouther Ben Hania, récompensant une œuvre qui s’est imposée parmi une sélection particulièrement relevée.
Le Prix du jury « Nourredine Saïl » est revenu au film égyptien The Settlement de Mohamed Rashad, tandis que le Prix de la meilleure réalisation « Idrissa Ouédraogo » a distingué le Marocain Ali Benjelloun pour Goundafa, the Cursed Song.
Le Sénégal a également été mis à l’honneur avec le Prix du meilleur scénario « Samir Farid », décerné à La mémoire du manguier de Nicolas Sawolo Cissé. Côté interprétation, l’actrice kényane Michelle Lemuya Ikeny a remporté le Prix du meilleur rôle féminin pour Nawi dear future me, alors que le Prix du meilleur rôle masculin est revenu au comédien marocain Younes Bouab pour sa prestation dans L’Héritier des secrets.
Dans la compétition des courts métrages, le Grand Prix « Najib Ayed » a récompensé le film marocain Another End de Tarik Rasmi. Le Prix du jury « Paulin Soumanou Vieyra » a, quant à lui, été attribué à Anima du réalisateur mauritanien Boubecrine Ibrahim El Mamy.
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Hommages et réflexion sur l’avenir du cinéma africain
Au-delà du palmarès, cette édition a été marquée par un hommage posthume particulièrement émouvant rendu au réalisateur camerounais Bassek Ba Kobhio, fondateur du festival Écrans Noirs et figure majeure du cinéma africain. Son engagement en faveur de la formation des jeunes talents et de la diffusion du cinéma sur le continent a été unanimement salué.
Le directeur du festival, Iz-eddine Gourirran, a souligné la richesse de la programmation et la diversité des œuvres présentées, mettant en avant l’importance accordée aux films destinés au jeune public, aux sections Panorama ainsi qu’aux rencontres professionnelles qui ont rythmé cette semaine cinématographique.
Les présidents des jurys des longs et courts métrages, Alex Moussa Sawadogo et Abdelilah El Jaouhary, ont pour leur part salué la qualité artistique des films en compétition. Tous deux ont insisté sur la capacité du cinéma africain contemporain à aborder des thématiques universelles tout en restant profondément ancré dans les réalités, l’histoire et les identités du continent.
Au terme d’une semaine de projections et de débats, Khouribga a une nouvelle fois résonné au rythme des histoires venues des quatre coins du continent. Des histoires qui, par-delà les frontières, disent les blessures, les espoirs et les imaginaires d’une Afrique dont le cinéma n’a jamais semblé aussi vivant.
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