Projet de centre de congrès | Longueuil choisit Montoni et Sid Lee Architecture

La Ville de Longueuil a sélectionné la proposition du Groupe immobilier Montoni et de la firme Sid Lee Architecture pour son projet de centre de congrès et d’immeubles hôtelier et résidentiel locatif dans le quartier de la station de métro.
Baptisé « Espace Longueuil », le projet sélectionné comprend un centre des congrès avec une salle principale pouvant accueillir 1500 personnes et plusieurs salles adjacentes, un hôtel d’environ 200 chambres et un immeuble résidentiel de quelque 620 logements, dont 20 % prévus à but non lucratif. Le projet de l’Espace Longueuil comprend aussi quelque 50 000 pieds carrés d’espaces commerciaux et de bureaux.
La sélection du projet proposé par Montoni et Sid Lee Architecture découle d’un appel de propositions qui avait été lancé il y a un an par la Ville de Longueuil pour l’aménagement d’un « projet-phare » sur le dernier terrain qu’elle possède dans le secteur de la station de métro et de la gare d’autobus régionale.
Ce terrain est situé au coin des rues Saint-Charles et Charles-LeMoyne, en face de l’immeuble de bureaux où loge l’Université de Sherbrooke et voisin du nouvel édifice résidentiel Sir Charles.
Les conditions de vente de ce terrain par la Ville « à sa juste valeur marchande » au promoteur immobilier Montoni font d’ailleurs partie des prochaines étapes contractuelles à conclure d’ici février 2027.
Aussi, la Ville de Longueuil doit convenir avec Montoni et ses éventuels partenaires immobiliers des paramètres financiers pour l’utilisation d’une partie des espaces de bureaux et des salles de réunion du futur complexe par des organismes sociocommunautaires des environs.
À moins d’embûches avant de conclure ses ententes finales, la mise en chantier de ce complexe de l’Espace Longueuil est envisagée l’an prochain, en 2027, en vue d’une livraison en une seule phase complète d’ici 2030.
« Faire au moins trois pierres d’un coup »
De l’avis de la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, la sélection de la proposition de Montoni et Sid Lee Architecture permet de « faire au moins trois pierres d’un coup » pour atteindre les principaux objectifs immobiliers, commerciaux et résidentiels de ce projet d’envergure dans le « périmètre névralgique » de la station de métro.
« En tant que cinquième plus grande ville au Québec, Longueuil ne peut compter sur aucun espace de rassemblement d’envergure et ce projet viendra enfin corriger cette lacune. Aussi, le volet hôtelier viendra combler le déficit de chambres d’hôtel disponibles sur la Rive-Sud ; et le volet résidentiel répondra aux besoins en logements locatifs qui ne sont plus à démontrer », a mentionné Mme Fournier lors d’une discussion avec La Presse.
Avec ce projet de l’Espace Longueuil, la vision de la Ville, c’est d’en faire un milieu de vie complet, où on peut aller au bureau, avoir accès à des commerces de proximité. C’est ce qu’on recherche depuis l’établissement de la vision dans le secteur du métro.
Catherine Fournier, mairesse de Longueuil
Au groupe immobilier Montoni, même si plusieurs éléments d’affaires du projet restent à préciser, comme l’ajout de partenaires dans les principales composantes du futur complexe (centre de congrès, hôtel, résidentiel locatif, espaces commerciaux), on se dit « très fiers » d’amorcer cette collaboration avec Longueuil pour « façonner un projet à la hauteur de cette vision ».
« Certains sites offrent un potentiel unique, et celui-ci en fait partie. C’est exactement le genre de projet qui nous anime : créer des milieux de vie complets, ancrés dans leur communauté et qui répondent à des besoins concrets du milieu », indique Roula Abi-Ghanem, vice-présidente au développement de projet chez Montoni.
À la firme d’architecte Sid Lee, l’associé directeur Jean Pelland fait état d’un complexe d’envergure et d’usages multiples ayant le potentiel d’être « un phare ou un repère » dans le secteur de plus en plus bâti et habité de la station de métro.
« La particularité de la proposition [avec Montoni], c’est qu’on ne voulait pas se limiter à un centre de congrès, un hôtel et du résidentiel. On a aussi voulu intégrer des espaces commerciaux et des espaces communs avec des services qui puissent être offerts aux usagers du futur complexe, mais aussi aux nombreux résidants du secteur de la station de métro », souligne Jean Pelland.
« C’est l’un des paramètres de ce projet qui nous importait beaucoup : concevoir un lieu d’usages diversifiés qui va accueillir un flot important de personnes de façon constante et animée. »




