Nos critiques de films de la semaine | À voir en salle

Quoi voir cette semaine ? Voici nos critiques des derniers films sortis en salle.
Toy Story 5
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C’est quoi ?
De plus en plus d’enfants délaissent leurs joujoux pour des appareils électroniques. Ce n’est pas le cas de Bonnie qui s’amuse encore avec Jessie, Buzz, Forky, Rex, Hamm, Trixie, le couple Potato Head, Slinky et compagnie. Âgée de 8 ans, la fillette a de la difficulté à se faire des amis. Ses parents décident de lui acheter une tablette intelligente afin qu’elle joue en ligne avec les amies de son cours de danse. L’arrivée de Lilypad bouscule l’harmonie chez les jouets. Jessie s’oppose à l’approche pragmatique de la tablette aux allures de grenouille. La poupée de chiffon tente de faire valoir qu’elle et ses amis connaissent mieux Bonnie, mais en peu de temps l’enfant devient entièrement absorbée par son nouvel appareil.
Ce qu’on en pense
Puisque Pixar aborde sur le tard un phénomène ancré dans la vie des familles depuis déjà longtemps, il devait le faire avec doigté. Le studio californien propose un regard actuel et nuancé sur les écrans qui, en aucun temps, ne démonise la technologie, ce qui aurait pu culpabiliser certains parents. Ce n’est pas pour éviter de prendre position, mais plutôt pour favoriser l’adoption d’une approche propre à chaque famille.
Pascal Leblanc
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Le chant des forêts
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C’est quoi ?
Les trois générations de Munier passent quelques jours en forêt, à l’affût. Ils espèrent notamment apercevoir le grand tétras, un oiseau qui se fait de plus en plus rare dans les Vosges. Mais ils ouvrent également l’œil, et tendent l’oreille, pour observer les autres habitants des forêts, de la toute petite araignée jusqu’au cerf majestueux. Après ces séances sur le terrain, souvent inconfortables, ils se réfugient dans une cabane, à la lumière des bougies, pour raconter leurs souvenirs, leurs impressions. Et ils repartent en forêt, en s’enfonçant parfois dans une neige fondante.
Ce qu’on en pense
Les images du Chant des forêts sont particulièrement splendides, qu’on parle de forêts de conifères qui émergent de la brume, d’un minuscule oiseau qui émet de petits nuages de vapeur lorsqu’il ouvre le bec pour chanter, d’un lynx qui revient vers les restes de la proie qu’il a tuée la veille. Ce sont toutefois les bruits de la forêt qui tiennent la vedette. Parce que si les animaux sont souvent invisibles, ils se font entendre.
Marie Tison
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Leviticus
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C’est quoi ?
Récemment installé dans une petite ville industrielle avec sa mère Arlene, Naim a peu d’amis, mais entame bientôt une liaison avec un camarade de classe, Ryan. Lorsqu’il surprend ce dernier embrassant un autre garçon, Hunter, Naim les dénonce à la communauté dévote. Un prêcheur contraint alors Ryan et Hunter à participer à une cérémonie, semblable à une séance d’exorcisme, à laquelle assistent Naim, sa mère et plusieurs autres membres de la communauté, afin qu’ils expient leurs péchés. Peu après, Naim et Ryan sont traqués par une entité maléfique qui prend l’apparence de l’être aimé, c’est-à-dire l’un l’autre.
Ce qu’on en pense
Tant par ses thèmes que par sa modeste facture visuelle, Leviticus s’inscrit dans la veine du film culte It Follows. Doté d’effets spéciaux minimalistes, mais d’une redoutable efficacité, d’une atmosphère délétère à souhait, ce premier long métrage d’Adrian Chiarella parvient certes à divertir le spectateur et à semer la frousse chez lui. Toutefois, ce n’est pas sa principale qualité. De fait, Leviticus véhicule une percutante condamnation de l’homophobie.
Manon Dumais
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The Death of Robin Hood
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C’est quoi ?
Dans The Death of Robin Hood, Michael Sarnoski revisite la légende du célèbre hors-la-loi qui volait aux riches pour donner aux pauvres. Le réalisateur offre une version plus sombre, et aussi très violente, de Robin des Bois et de ses joyeux compagnons, dont Little John qui devient ici le sanguinaire Edward.
Ce qu’on en pense
Croulant sous la musique pompeuse de Jim Ghedi, ce récit de rédemption bénéficie tout de même d’une esthétique soignée. Survolant les magnifiques paysages brumeux de l’Irlande du Nord, la caméra de Pat Scola suggère une Angleterre hostile et lugubre. Dépouillé de l’humour noir que l’on retrouvait dans Pig et de l’émotion véhiculée par les personnages de A Quiet Place : Day One, The Death of Robin Hood se révèle un fastidieux requiem pour un personnage mythique maladroitement déboulonné.
Manon Dumais
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Victor comme tout le monde
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C’est quoi ?
Alors que sa femme est à Las Vegas pour son travail, Robert Zuchini présente un spectacle consacré à Victor Hugo à Paris. Apprenant le décès de la mère de sa fille Lisbeth, Zuchini part à la recherche de celle qu’il n’a pas vue depuis 20 ans. Ce faisant, Zuchini rencontre trois amies de Lisbeth qui montent un spectacle sur les femmes d’Hugo.
Ce qu’on en pense
Devant le 11e long métrage de ce réalisateur qu’on a connu plus inspiré, force est de se demander si le scénario n’aurait pas dû finir dans un tiroir. Étrange hybride entre un hommage au grand écrivain français et une biographie fictive du grand Luchini, Victor comme tout le monde met en scène le mélancolique et solitaire Robert Zuchini, incarné par un Luchini presque éteint, voire las, de revisiter des sentiers battus.
Manon Dumais
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