Limp Bizkit provoque le chaos au Bluesfest
De la nostalgie pour les millénariaux qui n’ont pas dit leur dernier mot à une nouvelle génération, Fred Durst s’est délecté avec l’insolence qu’on lui connaît devant un public prêt à recevoir l’imprévisible.
«Ladies and gentlemen»! Les Américains de la Floride n’ont pas perdu de temps en balançant ces premières paroles de Hot Dog avant d’enchaîner avec Break Stuff. Le chaos a été instantané.
Casquette rouge des Yankees, chandail blanc et pantalon large noir, la foule beaucoup plus nombreuse que la veille a enfilé pour l’occasion le look de Fred Durst.
Les membres de Limp Bizkit incarnent à la perfection ces personnages hauts en couleur qui ont fait d’eux des figures incontournables de la culture populaire. Le guitariste Wes Borland, connu pour apparaître maquillé et déguisé sur scène, a revêtu l’une de ses tenues extravagantes comme à l’époque.
Dire que le spectacle de vendredi soir débordait d’énergie serait un euphémisme pour la tête d’affiche considérée comme l’un des groupes phares du genre nu métal. Les morceaux préférés du public ont déferlé sur les plaines LeBreton. Des incontournables de l’album Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavored Water comme My Generation et My Way sans oublier les populaires Nookie de l’album Significant Other et la reprise de George Michael, Faith.
L’acteur, humoriste et animateur de télévision canadien Tom Green est soudainement apparu sur scène. Il a même tenté de chanter avec Fred Durst sur la chanson Rollin’.
Et comme il l’avait fait la veille au Festival d’été de Québec, le chanteur a fait monter deux fans sur la scène pour interpréter Full Nelson.
Sur la scène, les écrans géants affichaient les paroles de chaque chanson, comme si celles-ci n’étaient pas déjà gravées dans l’ADN de pratiquement chaque personne qui constituait le public. Dans ce véritable karaoké géant, le répertoire de Limp Bizkit a entraîné une nouvelle génération dans les moshpits tandis que Behind Blue Eyes a suscité l’un des chants collectifs les plus bruyants et les plus sincères de la soirée.
Cypress Hill, les supertars
Après une solide performance du groupe hard rock d’Ottawa, F!TH, le groupe de hip-hop américain a fait une entrée fracassante sur scène avec How I Could Just Kill a Man. De Insane in the Brain à Hits From The Bong et Tequila Sunrise, le groupe a lui aussi enchaîné les chansons populaires mêlant les rimes à des rythmes hardcores.
«Êtes-vous ici pour cette énergie?, a lancé B-Real. Bienvenue au party!»
Premier groupe latino-américain certifié à multiples reprises disque de platine pour la vente de plus de 31 millions d’albums dans le monde, Cypress Hill fait partie des pionniers et des principaux meneurs de rap et de hip-hop au début des années 1990.
Le groupe a d’ailleurs offert une véritable célébration de la culture hip-hop, vendredi soir comme seules des légendes peuvent le faire. Actif depuis plus de 35 ans, le groupe est particulièrement populaire auprès des jeunes spectateurs qui ont découvert certains titres sur les réseaux sociaux. Sur TikTok, certaines vidéos atteignent des millions de visionnements.
À l’aube du lancement d’un nouvel album, le premier entièrement en espagnol, le spectacle s’est composé principalement de succès emblématiques comme (Rock) Superstar et une reprise de Jump Around.
La 32e édition du Bluesfest se poursuit samedi avec BigXthaPlug et Hardy sur la scène principale. Le public pourra retrouver Patrick Watson sur la scène du Hard Rock Hotel & Casino Ottawa à 21 h 20.




