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Jelly Roll: une fête qui dépasse le country… et un invité surprise

Chapeaux et bottes de cowboy ont rempli les plaines d’Abraham dimanche, lors de l’ultime soirée du Festival d’été de Québec (FEQ). Malgré une température plutôt froide, les amateurs de country étaient au rendez-vous.

Mais fidèle à son identité artistique, ce n’est pas un concert country traditionnel qu’a présenté Jelly Roll, ni une célébration de ses propres succès.

Jason «Jelly Roll» DeFord était plutôt là pour faire «de la vraie musique, pour des vraies personnes, avec des vrais problèmes». Et il a livré la marchandise.

Un «gros spectacle»

Avec quelques minutes d’avance sur l’horaire, le chanteur est arrivé sur scène gonflé à bloc, le sourire immense et le regard pétillant.

«C’est le plus gros spectacle que je n’ai jamais joué au Canada. C’est peut-être un des plus gros spectacles que j’ai faits de ma vie», a-t-il déclaré, estomaqué devant l’accueil des festivaliers.

Lors de Liar, la scène s’est littéralement enflammée avec les premiers effets pyrotechniques de la soirée.

Si la voix de Jelly Roll n’a rien d’exceptionnel, le chanteur se démarque par son charisme et sa connexion réelle avec le public. Pendant qu’il chante, l’artiste regarde les spectateurs dans les yeux, les pointe et leur fait des signes personnalisés.

L’artiste est tout aussi généreux avec ses musiciens: un batteur hors pair, trois choristes enthousiastes, un guitariste et un bassiste qui arborait une casquette des Nordiques.

Un jeune de Québec monte sur scène

Jason Bedford a même partagé son plus grand succès, Save Me, avec un guitariste de Québec nommé Nicolas, à la toute fin du spectacle.

En brandissant une pancarte dans le public, le jeune homme demandait de monter sur scène, ce qui a été accepté avec joie par la vedette. «Je peux jouer de la guitare», a annoncé Nicolas dans le micro, avec confiance.

Vêtu d’un chandail de Bob Marley, souriant et invitant la foule à l’acclamer, le jeune de Québec a passé la dernière chanson du spectacle à s’amuser avec Jelly Roll et ses musiciens.

L’émotion du guitariste était palpable pendant sa performance, qui était aussi attachante qu’imparfaite. Cet imprévu a clôturé de manière mémorable le Festival d’été de Québec.

Du karaoké

Jelly Roll, qui a commencé sa carrière sur la scène hip-hop et qui mélange aujourd’hui plusieurs genres, a multiplié les reprises au cours de la soirée.

Dans un mix en début de spectacle, le chanteur a démontré la variété de ses influences. Il a notamment repris des chansons de Black eyed peas, Creed, TLC, Snoop Dog et Backstreet Boys à l’aide de ses talentueux choristes.

Plus tard, son interprétation de Wake Me Up, de Avicii, et de Good Riddance, de Green Day, ont également été accueillis chaudement, tout comme ses propres succès: Bloodline, Need a Favor et Winning Streak.

Inspirant

Les balades sur la santé mentale et les difficultés personnelles du chanteur ont été particulièrement touchantes dimanche soir.

Le chanteur chrétien a d’ailleurs profité de son spectacle pour prononcer des courts discours – parfois aux allures de sermons – avec les festivaliers.

«Je suis un homme de deuxièmes chances», a déclaré celui qui a été incarcéré pour divers crimes dans le passé. «Je crois que la musique est plus que de la musique. Je crois que la musique, c’est de la thérapie. Que la musique, c’est magique. Je crois que la musique peut guérir les gens dans les moments les plus sombres de leur vie.»

Comme Post Malone l’a fait en 2024, Jelly Roll a réussi à rassembler le public en témoignant avec authenticité sa reconnaissance et en transcendant les genres.

Même si les spectateurs étaient présents en grand nombre, ils n’ont pas rempli les plaines. Le site n’aura donc jamais affiché complet lors de l’édition 2026 du Festival d’été de Québec.

Daughtry détonne

Si Daughtry avait ouvert pour Muse, ou encore Limp Bizkit, il aurait peut-être été mieux accueilli. Le rock mélancolique du groupe, avec quelques pointes de métal, n’était clairement pas dans les cordes de plusieurs spectateurs vêtus de chapeaux de cowboy, dimanche soir.

Pourtant, «l’un des groupes de rock les plus visibles et vendus du 21ᵉ siècle» a offert une prestation solide pour sa première visite à Québec. Malgré quelques problèmes de son, le chanteur Chris Daughtry a réussi à démontrer la prouesse singulière de sa voix.

Les bras complètement tatoués, il a interagi avec la foule à plusieurs reprises. «Je ne sais pas comment vous appelez ce genre de rock ici. Mais aux États-Unis, on appelle ça Rock de papa divorcé. Voulez-vous entendre du classique rock de papa divorcé?» a-t-il demandé, à la blague.

Le public est demeuré relativement de marbre pendant la première partie du spectacle. Mais une partie s’est ralliée lors de la balade Home, téléphones allumés en l’air.

La pièce Pieces a été accompagnée d’un message inspirant. «Cette chanson est à propos de trouver la lumière parce que je vous promets qu’il y a toujours une lumière l’autre côté de la noirceur.»

Malgré l’accueil tiède d’une partie des spectateurs, le chanteur a promis de revenir visiter la capitale.

James Barker Band donne le ton

Le groupe ontarien James Barker Band a donné le ton au début de la soirée en démontrant sa versatilité.

Des accents rock au blue grass, en passant par un new country à la Luke Combs, le quatuor a offert un concert dynamique présentant différentes facettes du country.

Le chanteur James Barker, dont la voix rappelle celle de Keith Urban, a réussi à faire participer un public plus ou moins réchauffé.

Pendant Livin the dream, il se vante de «boire de la bière» et «fumer du pot» en pénétrant la foule pour taper quelques mains. «N’êtes-vous pas divertis?», lance-t-il à la blague, en référence au film Gladiateur.

En plus de sa performance vocale solide, James Barker offre plusieurs solos de guitare impressionnants. Les harmonies de Connor Stephen et l’accompagnement musical de Taylor Abram et Bobby Martin sont tout aussi convaincants.

«Je pense qu’on n’a jamais joué pour autant de personnes auparavant», s’est-il réjoui en fin de concert.

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