Coupe du monde 2026. Manzambi, Diomandé, Bouaddi… découvrez notre 11 des révélations lors de ce Mondial

La Coupe du monde 2026 achevée, le moment est venu de se pencher sur ces joueurs – relativement jeunes – qui se sont révélés lors du tournoi. De l’héroïque portier égyptien Mostafa Shobeir à l’éclosion du phénomène Johan Manzambi avec la Suisse, les jeunes ont survolé cette compétition.
Le 11 des révélations du Mondial 2026.
Mostafa Shobeir, dernier rempart égyptien
S’il y a bien un poste qui a permis de révéler des joueurs aux yeux du monde lors de ce Mondial, c’est bien celui de gardien de but. Entre les 15 arrêts de l’héroïque Eloy Room (37 ans) avec Curaçao face à l’Equateur ou les multiples parades du vétéran Vozinha (40 ans) face à l’Espagne et l’Argentine, le jeune gardien égyptien Mostafa Shobeir (26 ans) a, lui aussi, réussi à influer sur le sort de sa sélection.
Le portier d’Al-Ahly, remplaçant lors de la CAN 2025, s’est révélé comme un grand artisan du parcours de l’Égypte, éliminée par l’Argentine en huitième de finale après avoir mené 2-0. Titulaire tout au long de ce Mondial, il n’a d’abord encaissé que quatre buts en autant de rencontres, avant de frustrer Messi sur penalty, puis de sortir l’un des arrêts du tournoi face à Tagliafico. Il n’a, en revanche, pas pu faire grand-chose sur les trois buts argentins inscrits en fin de rencontre.
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Matías Galarza, le ciment du mur paraguayen
Il fera sans doute partie des antagonistes du parcours des Bleus lors de ce Mondial. Matías Galarza, 24 ans, adepte du jeu rugueux et de la provocation, finalement éteint par Kylian Mbappé et ses comparses, est l’un des maillons essentiels de la solidité paraguayenne.
Placé au milieu, puis titularisé au poste de latéral, il est le symbole de cette équipe qui a refroidi les ardeurs allemandes. Il a su flirter avec la limite en défendant, se muer en passeur (de son mauvais pied), puis en buteur, et n’a pas tremblé lorsqu’il a fallu reprendre l’avantage lors de la séance de tirs au but face à la Mannschaft.
Mbekezeli Mbokazi, 20 ans et déjà très solide
Le défenseur central sud-africain a plutôt mal débuté son Mondial, par une défaite 3-0 face au Mexique, dans une défense à cinq malmenée au stade Azteca. Puis, le jeune joueur (20 ans) des Chicago Fire a enchaîné les matches – 90 minutes à chaque fois – et dévoilé l’entièreté de sa palette de défenseur, entre précision sur les passes longues, anticipation, vitesse et solidité, que ce soit au sol ou debout, mais aussi en tant qu’attaquant, comme lors du match face à la Tchéquie (1-1), durant lequel il a tiré trois fois au but.
Du haut de son 1m77, il s’est même permis de réaliser l’un des sauvetages du Mondial face au Canada, en devançant Jonathan David d’un superbe geste acrobatique devant sa ligne de but.
Luc de Fougerolles, quand le football se joue à des détails
Il n’aurait pas dû être titulaire lors de ce Mondial. Pire encore, il aurait pu passer sous les radars de la sélection canadienne. Luc de Fougerolles fait partie de ces joueurs pour qui une succession de petits détails a permis de changer le cours du destin. C’est d’abord son père, né au Canada mais exilé en Angleterre, qui a contacté un membre du staff des Canucks pour les prévenir que son fils était éligible à porter le maillot canadien.
Arrivé en sélection, Luc de Fougerolles a profité de la blessure de Moïse Bombito pour démarrer le Mondial dans la peau d’un titulaire et ne plus lâcher sa place. Cinq matches débutés sur cinq et hormis la déroute face au Maroc (0-3), le défenseur de Fulham a fait preuve d’un comportement de taulier aux côtés de Derek Cornelius, participant en grande partie au parcours historique de sa nation, stoppée en 8es de finale. À 20 ans, il figure à la sixième place des power rankings défensifs de la Fifa lors de ce Mondial – un système de classement des joueurs basé sur des données collectées pendant les matches – avec une note de 7,33/10.
Alex Freeman, vitesse grand V
Fulgurante est son accélération. Foudroyante est sa progression. Sur son côté droit, en phase offensive, le jeune latéral américain (21 ans) a su tout faire : se projeter, être décisif par la passe et marquer. En phase défensive, dans la peau d’un troisième défenseur central, il a tenu bon et permis, parmi d’autres, à sa sélection de se hisser jusqu’en huitièmes de finale.
Celui qui a découvert la Team USA en mai 2025 n’a pas mis bien longtemps à se rendre indispensable aux yeux de Mauricio Pochettino, qui l’a encensé en conférence de presse après le match face à l’Australie : « Il a le potentiel pour devenir l’un des meilleurs au monde à son poste. » Le latéral droit n’a pas mis bien longtemps non plus à se faire remarquer en Europe. Arrivé à Villarreal en janvier 2026, il n’a pas toujours été titulaire avec le Sous-marin jaune, mais une chose est sûre, son statut a pris une autre dimension avec ce Mondial.
Ayyoub Bouaddi, le métronome marocain
Les suiveurs de la Ligue 1 peuvent l’observer depuis fin 2023. Le reste du monde – et les moins avertis – ont appris à connaître Ayyoub Bouaddi lors de ce Mondial. Celui qui a donné sa préférence aux Lions de l’Atlas quelques semaines avant le Mondial, après avoir porté le maillot et le brassard des Bleus dans les catégories de jeunes en équipe de France, a été titularisé d’entrée dans l’entrejeu marocain.
Et malgré ses 17 ans et son manque d’expérience à ce niveau, c’est bien le jeune joueur du LOSC qui a dicté le ton au milieu. Et ce, dès le premier match : « Bien sûr, jouer comme ça contre le Brésil, à un âge aussi jeune et dans un tel contexte, ça peut attirer l’attention, mais il garde la tête sur les épaules, confiait son sélectionneur, Mohamed Ouahbi, après la première rencontre. Avec lui, pas besoin de rabâcher. C’est un garçon très intelligent, qui gardera les pieds sur terre. »
Après une phase de poules où il a rayonné, il est même devenu le deuxième plus jeune joueur à disputer un quart de finale dans l’histoire de la Coupe du monde, après Pelé.
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Christ Inao Oulaï est monté en puissance
Il a débuté son Mondial sur le banc face à l’Équateur, entrant en jeu pour le dernier quart d’heure. Ces 15 petites minutes auront suffi à Christ Inao Oulaï pour montrer ce que vaut celui qui évoluait encore en Ligue 2, à Bastia, un an auparavant.
Titularisé dans l’entrejeu face à l’Allemagne, le milieu de terrain de 20 ans a surnagé. Il a réussi tous ses dribbles (5/5), remporté neuf de ses treize duels et touché le plus de ballon côté Ivoiriens. S’il n’a pas pu empêcher l’élimination des siens en 16e de finale face à la Norvège (0-2), le joueur de Trabzonspor (Turquie) a braqué les projecteurs sur lui, attisant l’intérêt de la Fiorentina, qui l’a recruté dans la foulée contre 26 millions d’euros.
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Nicolas Raskin, l’oublié devenu indispensable
Longtemps considéré comme un talent qui tardait à éclore, il a choisi le plus grand des rendez-vous pour changer les regards. Remplaçant lors du premier match face à l’Égypte, le milieu de terrain belge de 25 ans s’est ensuite imposé comme le véritable moteur de son équipe. Omniprésent dans l’entrejeu, il a impressionné par sa qualité technique, sa vision du jeu vers l’avant et son endurance, avec une prestation de référence contre l’Espagne, championne d’Europe et finaliste du Mondial.
Sous contrat avec les Glasgow Rangers jusqu’en 2028 depuis son arrivée du Standard de Liège en 2023, il était déjà suivi avant le tournoi par Hull City, le Betis et Villarreal, qui l’estimaient à environ 12 millions d’euros. Son Mondial a changé la donne. Après l’élimination des Diables rouges, Rodri, Fabián Ruiz et Dani Olmo sont venus le féliciter, tandis que l’Inter Milan, Aston Villa et Manchester United ont rejoint la liste des prétendants. Une compétition qui pourrait bien lancer définitivement sa carrière.
Yan Diomandé, superstar en devenir ?
Il faisait partie de ces prodiges amenés à être observés lors du Mondial. Yan Diomandé, 19 ans, technique, percutant, dribbleur et très rapide, aura confirmé les espoirs placés en lui, nés d’une première saison ultra réussie à Leipzig (13 buts et neuf passes décisives), lors de laquelle il aura terminé rookie en Bundesliga.
Alors forcément, lorsqu’arrive le premier match de la Côte d’Ivoire, face à l’Équateur, les yeux sont rivés sur le jeune ailier gauche. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il s’est directement mis en évidence : cinq occasions créées (plus que tout autre joueur), onze duels gagnés (plus haut total)… Yan Diomandé a été élu homme du match pour sa première rencontre en Coupe du monde.
Et au sortir de la phase des poules, il est aussi devenu le premier joueur au XXIe siècle à réussir plus de dix dribbles et créer plus de dix occasions lors de ses trois premiers matches en Coupe du monde. Brillant pour un joueur aujourd’hui convoité par le Paris Saint-Germain.
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Johan Manzambi, la pépite au secours de la Suisse
Il aura fallu attendre le deuxième match de la Nati pour voir Johan Manzambi, jeune joueur d’à peine 20 ans, briller avec sa sélection. Alors que la Suisse est tenue en échec par la Bosnie-Herzégovine, le sélectionneur suisse fait entrer le joueur de Fribourg pour les vingt dernières minutes. Le milieu de terrain inscrit deux buts, scelle la victoire (4-1) et s’installe par la même occasion dans le onze de Murat Yakin.
Il récidive face au Canada, en inscrivant un but et en délivrant une passe décisive pour Ruben Vargas. En un peu moins de 90 minutes sur le terrain, le milieu de terrain a, presque à lui tout seul, qualifié sa nation en seizièmes de finale. Blessé au genou à l’entraînement avant le 8e de finale, il n’a pas pu prendre part aux rencontres face à la Colombie et à l’Argentine. Mais ses performances lui ont ouvert les portes des grands clubs européens. Et c’est Aston Villa qui a raflé la mise, pour un peu plus de 60 millions d’euros.
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Ismael Saibari, le serial buteur marocain
Il a commencé son Mondial tambour battant, dans un rôle d’avant-centre tout nouveau pour lui, en inscrivant trois buts lors de ses trois premiers matches face au Brésil, l’Écosse et Haïti. Des performances qui ont permis au Maroc de sortir de sa poule et qui lui ont ouvert les portes du Bayern Munich. Même si le transfert à près de 55 millions d’euros est dû, en grande partie, à sa superbe saison passée avec le PSV Eindhoven (15 buts et huit passes décisives).
Le club bavarois a néanmoins pu observer toutes les qualités du joueur de 21 ans, devenu danger numéro un devant et meilleur joueur de sa sélection, jusqu’à sa blessure en début de rencontre face au Canada (victoire 3-0), qui l’a privé du quart de finale face aux Bleus (défaite 2-0).




