Adolescent tué à Shawinigan | Philippe Benoit comparait depuis son lit d’hôpital

C’est de son lit d’hôpital que l’homme de 41 ans, retrouvé mercredi après quatre jours de cavale à Lac-aux-Sables, a comparu moins de 24 h après son arrestation, dans le secteur du Lac Veillette. Philippe Benoit est accusé du meurtre au premier degré de son fils.
Publié à
16 h 48
Mis à jour à
17 h 55
Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, selon la dénonciation, Philippe Benoit aurait causé la mort par un objet contondant alors qu’il aurait séquestré sa victime de 16 ans, Ryan Descheneaux.
À savoir si l’accusé pourrait ultimement faire face à d’autres accusations, le procureur de la Couronne ne s’avance pas. « La dénonciation qui a été déposée par le poursuivant comporte un seul chef et, à ce stade-ci, ce sera la position du poursuivant qui a été prise », souligne Me Julien Beauchamp-Laliberté.
Philippe Benoit était toujours hospitalisé lorsqu’il a comparu devant la juge Catherine-Valérie Levasseur, en visioconférence, jeudi en fin d’après-midi. Il était accompagné de son avocate de l’aide juridique, Me Sandra Bonnano.
Il a été possible de constater que la chambre d’hôpital de l’accusé est bien gardée par des policiers de la Sûreté du Québec, puisque Philippe Benoit n’a pas encore reçu son congé d’hôpital et qu’il doit demeurer détenu.
Sans révéler son état de santé actuel, le procureur de la Couronne a confirmé que Philippe Benoit était « apte à comparaître » autant physiquement que mentalement, après avoir reçu « des soins appropriés ».
Pendant la comparution, l’accusé assis dans son lit d’hôpital semblait dans un bon état et a été en mesure de répondre à une question de la juge. Alors qu’on apprenait jeudi matin avec le déclenchement d’une enquête du BEI qu’il aurait été atteint par au moins un tir policier lors de son arrestation à laquelle il aurait résisté et tenté de fuir, ses blessures semblent être au bas du corps.
Évaluation psychologique ?
Alors que Philippe Benoit serait connu pour souffrir de schizophrénie, à cette étape-ci des procédures judiciaires, aucune demande d’évaluation psychologique, comme c’est souvent le cas dans des dossiers avec des accusés souffrant de problèmes de santé mentale, n’a été déposée.
Questionnée à ce sujet par Le Nouvelliste, l’avocate de Philippe Benoit ne souhaitait pas commenter. « Le dossier a été remis au 2 septembre, si l’accusé, à ce moment-là, juge opportun de faire des demandes au tribunal, ce sera à lui de les faire », souligne le procureur de la Couronne, Me Julien Beauchamp-Laliberté.
Appelé à commenter le dossier, comme il y a présentement une enquête du BEI qui a été ouverte, le ministre de la Sécurité publique s’est limité à souligner le bon travail de recherche des policiers pendant quatre jours qui a mené à l’arrestation du suspect.
« Ça nous a amené ce grand soupir de soulagement », a souligné Ian Lafrenière.




