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Un message de prévention routière s’est affiché sur l’Arc de triomphe avant le passage en 2026
A quelques minutes du décompte qui marque le passage à 2026, l’association Antoine Alléno, du chef étoilé Yannick Alléno, a projeté un message de prévention routière sur la façade de l’Arc de triomphe.
Vers 23 h 30, l’Arc de triomphe s’est illuminé tout en bleu, les couleurs de l’association Antoine Alléno, fils du chef cuisinier tué par un chauffard en mai 2022, puis est apparu « 2036 » sur le haut du monument, avant la phrase : « N’attendez pas 10 ans pour fêter votre prochain Nouvel An », en référence à la peine de dix ans maximum encourue depuis la nouvelle appellation d’homicide routier.
Puis se sont succédé deux autres messages : « Ce soir pas d’alcool ou de drogues au volant » et « Prenez soin de vous et des autres », avant les célébrations du passage à la nouvelle année pour lesquelles des centaines de milliers de personnes étaient réunies sur les Champs Elysées.
« On a hacké de façon consentie l’Arc de triomphe ! C’est la première fois dans l’histoire qu’on puisse se permettre de projeter des messages de prévention sur l’Arc de triomphe un soir du 31 », a expliqué Yannick Alléno à l’Agence France-Presse, pour cette opération faite de concert avec la Mairie de Paris.
« Les gens doivent avoir vraiment en tête cette notion d’homicide routier, c’est quelque chose de très sérieux. Dix ans, c’est beaucoup. Il faut arrêter de jouer avec la vie des autres quand on est dans son véhicule », poursuit le chef du pavillon Ledoyen.
L’association Antoine Alléno s’est battue pour que soit adoptée la loi sur l’homicide routier, une notion qui a délogé celle de l’homicide involontaire, jusque-là la norme dans le cas d’accidents de la route provoqués avec circonstances aggravantes.
Depuis le 9 juillet, toute personne ayant provoqué un accident de la route avec une circonstance aggravante est passible de sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, des peines portées à dix ans d’emprisonnement et à 150 000 euros d’amende lorsque l’homicide routier a été commis avec deux circonstances aggravantes ou plus.
Les circonstances aggravantes sont la violation du code de la route, l’état d’ivresse, la consommation de stupéfiants, la consommation de substances psychotropes, l’absence de permis de conduire, un dépassement de la vitesse maximale autorisée de plus de 30 km/h, le délit de fuite, l’usage du téléphone portable, le refus d’obtempérer et les rodéos urbains.
Selon le bilan de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), en 2024, 3 193 personnes sont décédées sur les routes en France métropolitaine. Parmi elles, 529 étaient de jeunes adultes (18-24 ans), soit 30 % des tués, et 140 avaient moins de 18 ans.




