Faire affaire avec Uber Eats, «une très mauvaise décision de la SAQ», selon un spécialiste de l’industrie agroalimentaire

La décision de la Société des alcools du Québec (SAQ) de confier la livraison de ses produits au géant américain Uber Eats suscite la confusion chez un spécialiste de l’industrie agroalimentaire.
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«C’est bizarre. On sait que la SAQ n’achète et ne vend plus de produits américains. Or, on a décidé de signer un partenariat avec une compagnie américaine. C’est là qu’on voit que les politiques se contre disent parfois», a déploré Sylvain Charlebois, samedi, à l’antenne du Québec matin.
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Bien qu’il lui semble incohérent, le choix de la société d’État de s’allier avec Uber Eats, et non avec une plateforme québécoise comme Eva, s’explique facilement.
«Le réseau d’Uber Eats est quand même assez efficace, on rejoint beaucoup plus de monde, et c’est là qu’on voit qu’il y a une obsession totale chez la SAQ d’augmenter ses ventes», a-t-il mentionné.
AFP
Un tremplin pour les ventes?
En faisant affaire avec une entreprise sollicitée par une jeune génération, la SAQ tente de regagner du terrain auprès d’une clientèle de moins en moins intéressée par les produits alcoolisés, a estimé M. Charlebois.
Incapable de prédire si cette tentative va s’avérer fructueuse, un constat lui demeure cependant clair: «C’est une très mauvaise décision. C’est le rôle de la SAQ de mettre en valeur les entreprises québécoises comme Eva, mais on a refusé parce qu’on a l’obsession d’offrir des dividendes au gouvernement du Québec».
Voyez l’entrevue complète ci-dessus.



